Au Zinswald

Le combat quotidien du P. Kunegel

A l’occasion de son retour en Côte d’Ivoire, le P. Pierre Kunegel a réuni des amis au Zinswald pour un échange très riche sur son travail missionnaire.

Fait assez rare, à 74 ans, le prêtre retourne dans ce pays où il a déjà œuvré pendant plus de trente ans. Il a entretenu son auditoire sur la vitalité d’une communauté chrétienne en plein essor. Des villages entiers, des chefs, font appel à lui et désirent l’implantation d’une chapelle.

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Le Père P. Kunegel expose ses projets.
Photo A. Thomas

Le conférencier a insisté sur le fait que la mission dépasse largement le côté chapelle et culte. Diaporama à l’appui, il a présenté l’aspect du développement rural, social, éducatif et sanitaire de l’activité des chrétiens. Des productions potagères à la prise en charge des handicapés, des soins des sourds-muets et des malades mentaux à la promotion de l’enseignement et la restauration des écoles, l’engagement des chrétiens est réel et exemplaire. C’est l’image d’une Afrique discrète qui se bat au quotidien pour son bien-être, sa survie, et ne cède pas à la fatalité de la pauvreté et du malheur.

Les amis présents à cette soirée encouragèrent le P. Kunegel à poursuivre un travail si bien commencé et ont adhéré à l’œuvre missionnaire pour promouvoir le développement intégral de l’homme.

La fête des peuples abolit les différences

Le dimanche 18 octobre, jour de clôture de la semaine missionnaire, la maison SMA du Zinswald avait ouvert ces portes à un rassemblement fraternel et à une fête innovante.

Le supérieur du district SMA et ses adjoints ont voulu donner un sceau particulier à la semaine missionnaire universelle. Rassembler pour donner corps à sa vie de foi n’est point facile par les temps qui courent. Le rassemblement au Zinswald fit salle comble, avec près de 150 participants. Thème de la journée : la « fête des peuples », rassemblement pacifique de frères, symbole de l’humanité plurielle, qui nous offre l’occasion de nous ouvrir au vécu des autres. Le Père Eschlimann a eu la satisfaction d’accueillir « les autres », venus nombreux de la région, voire de plus loin. La fête réunit aussi des prêtres, des hommes et des femmes originaires de terres lointaines et de différents peuples d’Afrique unis dans un même bonheur.

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La fête des peuples.
Photo A. Thomas

Ce sont ces derniers qui animèrent la journée de la fête. Une journée inaugurée par la messe présidée par le Père Nestor Aziagbia, d’origine centrafricaine, supérieur de la maison SMA de Haguenau. Plusieurs prêtres africains concélébraient avec lui. Puis ce fut la chorale ghanéenne de Strasbourg, en costume traditionnel, qui anima la journée par ses chants et danses exprimant la joie de vivre de toute l’Afrique et créant une ambiance fraternelle. Présence africaine, aussi, dans la cuisine… la cuisinière centrafricaine surprit les convives. Évidemment, la feuille de manioc à la viande de bœuf accompagnée de banane n’avait rien à voir avec la choucroute alsacienne, pas plus que le koko au poisson séché avec la quiche lorraine… mais tout fut apprécié.

Terre d’Afrique Messager 2009-4

Publié le 2 février 2010 par Antoine Thomas