Brésillac, « propagateur de lumière ».

Brésillac a reçu comme cadeau de baptême le nom de Melchior. Ses parents l’ont inscrit dans la lignée des Mages. Un formatage qui va orienter sa destinée. A sa façon, il va fouiller l’obscurité à la recherche de la lumière.

Comme la vocation missionnaire sort de l’ordinaire, ce serait téméraire de s’y engager les yeux fermés, à l’aveuglette. Pour avoir le cœur net il met son projet missionnaire entre les mains des Jésuites qui, d’entrée, ne valident pas son choix. Mais Brésillac ne perd pas de vue les missions. Il se relance et se soumet à un nouveau test, il accepte l’arbitrage des Jésuites. Une retraite pour le discernement ! Ils lui donnent le feu vert.

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A Pondichéry.
Photo M. Schneider

Son choix se porte sur les Missions Etrangères de Paris, qui vont former l’ouvrier apostolique. Un titre qui fait son orgueil et sa raison de vivre. Il a hâte de rejoindre le terrain de la Mission. Ce sera l’Inde !

Il définit sa mission comme celle d’un “propagateur de lumière”. Il ne devait pas ignorer la prière des Hindous… « Conduis-moi des ténèbres à la lumière ; conduis-moi de l‘erreur à la vérité [1] ». L’ignorance les plongeait ou les retenait dans les ténèbres. En propageant la lumière de la connaissance, il offrait une porte de sortie, il ouvrait un chemin de délivrance et de libération.

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Collège de Pondichéry.
Photo M. Schneider

Melchior, le Mage, va proposer “un autre chemin”. Nommé Principal du collège de Pondichéry, il se fixe comme projet éducatif « la droiture du cœur et la droiture de l’esprit ». Un nouveau chemin de salut ! Croiser les intelligences, celle du cœur et celle de l’esprit. C’est sa façon à lui d’ « éclairer le monde » pour penser droit, pour agir droit, pour vivre droit.

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Nouvelle aile du collège de Pondichéry.
Photo M. Schneider

Cette promotion de la rectitude, Brésillac la résume dans sa devise épiscopale Lumen rectis [2]. Une combinaison de la lumière et de la droiture. Sur cette voie de salut, il veut offrir la lumière aux cœurs droits, à tous les hommes et femmes de bonne volonté.

in Terre d’Afrique, mars 2009.

[1] Upanishad.

[2] « Exortum est in tenebris lumen rectis : misericors, et miserator, et justus ». (Ps 111.)

Publié le 15 mars 2009 par Marcel Schneider