En hommage à Gilbert JUNG, membre honoraire des Missions Africaines.

Gilbert et son épouse sont devenus membres honoraires de la Société des Missions Africaines en 2005, « en reconnaissance des nombreux services rendus à la SMA et de leur fidèle amitié ». Gilbert nous a quittés le 13 février, quelques jours avant ses 65 ans.

La célébration de son adieu à la terre venait confirmer que Gilbert « a passé en faisant le bien [1] ». L’église St Gall de Weitbruch avait de la peine à contenir tout ce monde qui a accouru lui faire la révérence en signe d’amitié et de respect. Gilbert avait tout naturellement épousé la cause des Missions Africaines. Il y a trouvé une famille spirituelle où il s’est senti chez lui. Il a laissé son empreinte dans toutes les maisons de notre district. Il a rafraîchi la chapelle de St Pierre, jusque sous la toiture. Il a donné de la couleur à la maison du Zinswald. Il a créé de l’espace à la rue Le Nôtre, à Strasbourg. Pour tous ces chantiers, il savait fédérer pour composer une équipe prête à retrousser les manches. Gilbert a été le facilitateur de toutes les opérations de remise en état.

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Gilbert et Marie-Reine avec leur petite fille Marie.
Photo M. Schneider

Il a fait la promotion de l’esprit d’altruisme, de l’esprit du « bénévolat ». Dans ce don de soi, il nous a donné la preuve de sa bienveillance et de sa bonne volonté, sans succomber à la tentation de l’argent. En retour, la famille spirituelle lui a ouvert un espace de vie, où sa parole était accueillie fraternellement. Gilbert a gagné l’estime de tous parce qu’il savait se faire proche d’un chacun. Entre lui et le Frère Pierre s’est nouée une complicité que l’amitié a réussi à souder. De l’amitié en action.

Comment expliquer que Gilbert ait craqué pour les Missions Africaines ? Son adolescence l’avait mis en contact avec cette famille missionnaire. Quand la Fraternelle de Batzendorf accueillit avec ses cyclistes Mgr Emile Durrheimer dans son village natal, Gilbert était là. Alors quand il pouvait lui servir la messe, l’honneur était à son comble. La croix pectorale et l’anneau épiscopal lui dilataient les yeux et la joie brillait dans son regard. Le virus missionnaire lui avait été transmis. En devenant mon beau-frère, Gilbert est entré dans les coulisses de cette Société. Il m’a accompagné dans mes nombreuses sorties pastorales, éducatives et sportives. Une présence précieuse ! Son souci du détail, de l’horaire, me facilitait la tâche et me déchargeait des soucis organisationnels. Ce fut une joie de l’avoir à mes côtés.

Il a rejoint l’autre rive. Il a pris ses distances avec la maladie, avec la souffrance, nous laissant orphelins. Gilbert, nous voulons te dire du fond du cœur « Merci ». Tu nous as permis de grandir. Tu as fait honneur à la condition humaine en nous montrant le chemin du service et du don de soi. Les Missions Africaines te sont reconnaissants et tu resteras vivant dans leur mémoire et dans leur cœur. Nous te disons « MERCI ». Tu nous laisses le souvenir de Celui qui s’est battu jusqu’au bout.

Marcel Schneider, ton beau-frère

Terre d’Afrique Messager septembre 2009

[1] Ac 10.38.

Publié le 6 octobre 2009 par Marcel Schneider