La nouvelle « Mission » du P. Aloïs Kituba

Bonjour à tous ceux que j’ai pu rencontrer ainsi que ceux que je n’ai pas rencontrés lors de mon séjour en France. Comment peut-on passer par le Zinswald, cette maison toujours accueillante, sans donner, au passage, quelques nouvelles me concernant, surtout de ma mission au Congo-Kinshasa ?

Au Zinswald

Je suis arrivé au Zinswald depuis le 7 juillet 2010. L’accueil y a été chaleureux comme toujours : le petit bœuf et le petit mouton étaient bien au menu du jour, avec des expressions chères à l’économe de la maison : servez-vous au passage, c’est tout pour nous, il y en a encore. Comment ne pas succomber à la tentation « d’un coup du docteur » quand il y a du bon vin ? Ah oui, si je t’oublie, O Zinswald, que ma langue s’attache à mon palais, dira quiconque est passé par là !

J’ai eu l’occasion de rencontrer le Docteur Gass d’Arzviller, pour un contrôle médical, comme toujours. Grâce à lui, j’ai pu me rendre compte de l’état globalement positif de ma santé après tout ce que j’ai enduré, il y a de cela un an. La vie continue…

Le passage au Zinswald est toujours l’occasion de rencontrer des amis et familles des localités environnantes, par la célébration eucharistique dans des communautés où j’ai donné un coup de main lors de mon séjour en tant qu’étudiant : c’est toujours de fantastiques retrouvailles. Beaucoup d’invitations pour partager un repas avec ces familles qui n’ont cessé de me soutenir même loin dans ma mission au Congo, je ne peux que leur dire un grand merci pour l’accueil et surtout leur générosité.

La mission au Congo-Kinshasa : des raisons pour une espérance nouvelle ?

Cette fois-ci j’ai eu une occasion en or de rencontrer le Père Jean-Marie Guillaume, le nouveau Supérieur Général des Missions Africaines, avec qui j’ai parlé de la mission au Congo-Kinshasa, surtout avec la tournure que celle-ci a prise depuis le dernier Conseil Plénier. De nombreuses assemblées sma de la dernière décennie ont été intitulées « Signes d’espérance, En marche vers l’espérance ». Faut-il garder la même espérance en parlant de la mission sma au Congo-Kinshasa qui, en 2012, aura totalisé 60 ans de présence ? Ou bien faut-il se laisser aller à la déception d’avoir perdu le titre de « Région » pour une relégation au rang de « Communauté sma » ?

Les réactions sont multiples de la part des confrères Congolais mais j’espère qu’il y a lieu de faire confiance en Dieu, le maître de la mission, et dire « Seigneur, sur ton ordre je jetterai le filet » à l’instar de Saint Pierre et ses compagnons qui ont peiné toute la nuit durant sans prendre aucun poisson, car ils ne comptaient que sur leur propre effort et leur intelligence.

Congo-Kinshasa : est-ce une mission impossible pour la SMA ?

La mission est difficile au Congo-Kinshasa, mais pas impossible. Il est maintenant question « de repenser la mission sma au Congo, de revisiter nos priorités » en tenant compte de la réalité présente de la mission au Congo. Peut-être que la nouvelle structure nous aidera à mieux nous concentrer sur l’essentiel sans nous plonger dans des projets évasifs en voulant faire comme les autres tout en ne réalisant rien du tout.

Après cet entretien avec le Supérieur Général, la proposition m’a été faite d’assurer la gestion de la nouvelle structure en tant que « Supérieur de la Communauté sma du Congo » à partir du 1er octobre 2010. Animé par une espérance qui ne trompe jamais, j’ai accepté de prendre le risque de m’engager dans une aventure dont seule la grâce du Christ m’aidera de relever le défi. 

La gestion de la nouvelle structure ne m’empêchera pas de continuer à assumer la charge de curé de la paroisse Saint Barthélémy à Kinshasa, car j’y ai commencé le travail d’agrandissement de l’église ainsi que la recherche des fonds pour achever la construction d’une salle polyvalente pour les réunions et la lecture pour les jeunes étudiants. A ceux qui pourront nous jeter des miettes afin de réaliser notre mission, nous prions de penser à nous. Merci de nous accompagner de vos prières et de votre soutien sous toutes ses formes.

Publié le 17 février 2011 par Aloïs Kituba