Le Musée Africain de Lyon. D’hier à aujourd’hui

Le musée du 150 cours Gambetta à Lyon constitue une partie importante du patrimoine africain de cette ville, et cela depuis sa naissance. En effet, c’est à Sainte-Foy-lès-Lyon, puis au quartier de la Guillotière, que s’implantait le tout jeune institut missionnaire fondé en 1856 par un évêque des missions étrangères de Paris, Mgr de Marion Brésillac, et son premier compagnon prêtre, Augustin Planque. L’histoire du musée renvoie à l’histoire d’hommes convaincus qui se sont engagés à leur suite en terre africaine et au regard qu’ils ont porté sur ce continent. Ont-ils eu un regard original ? Ont-ils regardé cette partie du continent africain où ils débarquaient - le Golfe de Guinée, appelé parfois Golfe du Bénin ou encore Côte des Esclaves - autrement que les autres Européens ? Leur histoire nous renseigne, mais nous parlent aussi les objets eux-mêmes qu’ils ont rapportés et qui constituent les collections du musée actuel…

Un projet visionnaire qui prend corps en 1861.

Lorsqu’il fonde à Lyon son institut missionnaire pour l’Afrique, Monseigneur de Marion Brésillac a déjà une grande expérience de la mission. Il vient de vivre douze années en Inde [1]. Sa rencontre avec la société des castes est un riche enseignement qu’il sait mettre à profit pour la mise en route de son nouvel institut. Il conseille à ses prêtres de ne plus être ni Français, ni Italien ou Espagnol, mais de vivre une sortie, de s’ouvrir à la culture des peuples qu’ils approchent.

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Mgr de Marion Brésillac.
Photo sma

Le fondateur meurt de maladie quelques semaines après son arrivée en Sierra Leone ; il n’a pas le temps matériel d’initier une rencontre originale avec l’Afrique. Le jeune Père Planque - il a 33 ans -, est préparé à prendre la relève. Confiant en ses compétences, Mgr de Brésillac lui avait écrit en 1859 : « Si la mer et ses écueils voulaient que cette année fût la dernière, vous seriez là pour que l’œuvre ne fît pas naufrage [2].

À partir de Lyon [3], Planque continue donc à appeler et à former à la vie missionnaire. Il collecte de l’argent pour envoyer et soutenir ceux qui rejoignent l’Afrique. Il assure par courrier le suivi de ses missionnaires ; ces lettres sont une mine pour saisir, et le vécu, et ce qui se construit lentement dans la rencontre à la fois des cultures et des religions. Certains de nos contemporains soulignent volontiers le « choc des cultures » [4] - et non sans raison - mais les lettres de l’époque témoignent aussi de la qualité des rencontres entre les missionnaires et les Africains.

Les relations épistolaires revêtent une grande importance pour Augustin Planque. Il a le souci de savoir, de connaître, pour pouvoir dire et montrer l’Afrique aux Lyonnais, aux Occidentaux ; il désire les inviter tous à aller plus loin que la simple curiosité ! Dans une lettre du 20 février 1861, il recommande à ses missionnaires « de nous envoyer toute espèce de choses du Dahomey : rien ne sera inutile, c’est avec les objets les plus simples qu’on se fait des amis. […] Accompagnez chaque chose de quelques mots de notice ». C’est moi qui souligne pour montrer déjà le sérieux avec lequel A. Planque organise le Musée naissant : cette lettre me semble, en effet, être le texte fondateur du Musée Africain.
Le 19-25 mai de la même année, il insiste à nouveau : « N’oubliez pas de nous envoyer, par la première occasion, une collection de choses de votre nouvelle patrie. Nous voulons avoir dans notre musée [5] tous vos dieux d’abord, des armes, des outils, des ustensiles de ménage ; en un mot rien ne doit y manquer. »

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Le P. Augustin Planque

Ainsi est bien précisée l’orientation qu’il entend donner : il insiste sur le contexte culturel requérant à la fois des informations sur le quotidien, la vie de famille, les activités agricoles, la chasse, et aussi les liens avec l’invisible. Cette lettre sera suivie de deux autres, parlant de la fondation du Musée avant la fin de la même année [6]. Le Musée voulu par Augustin Planque propose, pour note spécifique, l’ouverture exclusive à l’Afrique.

Aujourd’hui, le Musée Africain de Lyon peut se glorifier de répondre au souhait d’Augustin Planque : répartis sur trois étages, 2126 objets en exposition permanente occupent 140 vitrines [7]. Une exposition recouvrant 750 m² propose au visiteur une progression « à travers diverses facettes de la culture de l’Afrique occidentale subsaharienne : vie quotidienne, vie sociale et vie religieuse… Les objets ne sont pas regardés pour eux-mêmes, pour le simple plaisir des yeux. Ils sont avant tout des témoins chargés de sens. Je parle ici de la dimension culturelle, qui est tout autant du domaine cultuel, mais il n’est absolument pas question de référence à l’ésotérisme. Ces objets nous invitent à porter le regard et la réflexion plus loin, vers les hommes qui les produisent et les utilisent [8] ».

Les collections du musée : pillage ou histoire d’une rencontre ?

a - La provenance des objets
Désirer connaître la provenance des objets qui constituent ces collections est tout à fait légitime. On peut parfois regretter certains amalgames ; en effet, il arrive que des visiteurs du Musée Africain condamnent, à son propos, « le pillage du tiers-monde » sans connaître la provenance réelle des collections. Fidèles au vœu d’Augustin Planque, les Pères ont rapporté, ou envoyé, ce que leur offraient les Africains, ou ce qu’eux-mêmes achetaient. Francis Aupiais, pour sa part, a commandé de nombreux objets pour les expositions et les tournées qu’il a effectuées en France au début du XXe siècle ; aujourd’hui, bien placés parmi les joyaux du musée, ils illustrent les années vingt.

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Masque Korobla. Senufo. Côte d’Ivoire.
Photo Musée Africain de Lyon.

b - Des écrits des missionnaires aux objets présentés
Plus que des notices scientifiques, les écrits des missionnaires sont les récits de leur vie quotidienne. En fait, si beaucoup ont écrit, très peu ont publié, sinon à une époque assez récente, mais la plupart ont noté les faits marquants de la vie quotidienne, jour après jour. Quel bonheur de pouvoir se pencher sur l’un ou l’autre de ces « journaliers » au hasard de passages dans les missions les plus anciennes. Ces petits cahiers d’écoliers sont de véritables archives pour un historien ; la relation des us et coutumes est écrite à la manière des ethnographes. Cette somme de documentation favorise le travail de la mission et est éditée dès janvier 1902 sous la forme d’un bulletin, L’Écho des Missions Africaines de Lyon [9].

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Poids à peser l’or. Akan. Ghana et Côte d’Ivoire.
Photo Musée Africain de Lyon.

Le récit de tous ces contacts permet aujourd’hui aux jeunes chercheurs d’informer scientifiquement les objets. Ce fut le cas pour l’exposition, maintenant itinérante, sur les poids akan [10]. C’est actuellement la quête de Marie Perrier qui a préparé la présentation de l’histoire des collections intitulée En terre inconnue, regards de missionnaires, Lyon 1800-1914 [11]. Cette exposition s’est tenue d’avril à juillet 2007. Un autre travail de grande envergure est entrepris actuellement par Christelle Mazière pour présenter au dernier trimestre 2008 une série d’objets parlant des « Peuples Lagunaires » de Côte d’Ivoire [12]. La parole donnée aux Africains contemporains procure l’honneur de présenter au second trimestre 2008 le sculpteur-forgeron Bomavé Konaté, de Boromo, à l’ouest du Burkina Faso.

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Masque chanteur We-Wobe. Côte d’Ivoire.
Photo Musée Africain de Lyon.

À propos de ce que représentent les objets présentés au musée, les remarques de Noël Baudin sma (1844 – 1887) sont précieuses. Il écrit à Augustin Planque : « Dans les premières années de mon séjour à la côte des Esclaves, le grand féticheur étant mort, on avait mis hors de sa case tous ses fétiches […] je demandais aux Noirs pourquoi ils traitaient ainsi leurs dieux, ils m’affirmèrent que les dieux n’y étaient plus, alors toutes les statues et autres symboles des dieux, désormais inutiles, avaient été jetés hors de la case [13]. »

Sur ce thème permettez-moi une anecdote tout à fait personnelle. J’effectuais mes premiers pas au Borgou, province nord-est du Dahomey, en septembre 1965. C’est en 1972 que se pérennisait une relation amicale avec un féticheur. Une nuit, ce monsieur m’invite à le rejoindre dans son arrière-chambre ; il soulève sa paillasse, roule sa natte, déplace une trappe. De la cavité ainsi ouverte il extirpe des objets, supports de sa pratique. Sur le sol battu, il les dépose sans précaution aucune. Imaginez l’effroi de son épouse ! En effet, intriguée par le bruit inhabituel, elle accourt et ne peut s’empêcher de s’écrier : « Arrête, que fais-tu ? Sabi est un homme de Dieu ! » Et le mari de rétorquer : « Ne crains pas, ces objets n’ont plus de force, Jésus les a vus ! » Ce monsieur venait de décider de ne plus vivre de son métier de féticheur.
Un fait de ce type ne confirme-t-il pas l’appréciation de Noël Baudin ? Les objets, sortis de leur contexte, social, culturel, cultuel, sont totalement inefficaces. Pour répondre à la « hantise » de certains de nos contemporains, ils ne sont pas de ces « entités pleines de charges fastes ou néfastes » dont nous aurions à nous protéger. En créant ce musée, Augustin Planque voulait faire comprendre les peuples africains, dans le contexte et la mentalité de son époque, ce que nous continuons aujourd’hui avec d’autres instruments de compréhension et une autre mentalité.

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Masque Kru-Grebo. Côte d’Ivoire.
Photo Musée Africain de Lyon.

c - La condition de la femme
Nombreux sont les objets qui, en exposition permanente au musée, disent la place de la femme dans la société africaine [14]. Certains sont très évocateurs du respect conféré à la maternité. Fécondité et puissance participent, de pair, à la transmission et à la croissance de la vie dans l’équilibre harmonieux demandé par les ancêtres. Ils témoignent du grand intérêt accordé par les pionniers de la SMA à la situation de la femme africaine. Pour s’occuper des femmes et des jeunes filles, écrivent ces hommes de terrain, il faut des religieuses. Augustin Planque va déployer toute son énergie pour répondre à leur attente [15]. C’est le 28 janvier 1868 que s’embarquent les trois premières religieuses qui rejoignent la mission du Père Philibert Courdioux (1838 – 1898). Leur congrégation est basée à Lyon, ce sont les franciscaines de Couzon [16].

d- L’esclavage
Au musée, une vitrine, volontairement sobre, évoque le caractère odieux de la réalité historique de l’esclavage. Les missionnaires s’y sont attaqués, déployant une énergie inimaginable ; les écrits de l’un ou de l’autre relatent comment il s’embusquait pour détourner les colonnes d’esclaves qui étaient amenées vers les bateaux. Pourtant l’abolition de l’esclavage avait, enfin, été décrétée en 1848…

e - Les ancêtres, les sacrifices humains
En Afrique, un élément vital est le lien permanent avec les ancêtres ; il est mis en évidence grâce aux « autels des ancêtres » ou asen, toujours en pays Fon. L’influence incontournable reconnue aux jumeaux dans les sociétés africaines, bénéficie aussi de belles illustrations empruntées aux peuples du sud du Bénin. Plusieurs vitrines, au troisième étage, introduisent à une conception traditionnelle, celle du Fa, au pays Fon du sud du Bénin. Il s’agit de la divination.
Rapportée au Musée par Francis Aupiais, autre géant de la mission [17], une statuette de terre cuite représente un ministre du Vodû tenant entre les mains une tête humaine. Bien des missionnaires se sont heurtés à la réalité des sacrifices humains lors des « coutumes ». Leur manière de voir, appuyée sur la morale chrétienne, les a amenés à lutter efficacement contre ce genre de coutumes. Depuis le sacrifice d’Isaac, Juifs, Chrétiens et Musulmans savent que le sang humain ne doit pas couler, même comme offrande à l’Être Suprême [18]. Qui oserait le déplorer ?

Mais par bien des côtés, les traditions des peuples africains transmettent des us et coutumes qui peuvent en remontrer par leur sagesse. C’est ainsi que, toujours au Musée Africain, peut être admiré un trône royal dont les quatre pieds sculptés représentent deux couples symbolisant la transmission de la vie : le roi veille ainsi à ce que fécondité et puissance soient en harmonie avec la vie que les ancêtres lèguent aux vivants [19].

f - Quelques « fondateurs » du musée de Lyon.
Le 17 octobre 1861, le Père Planque s’adresse au Père Lafitte, qui vient d’arriver au Dahomey. Ce Père Lafitte a montré, pendant son séjour au grand séminaire de Lyon, beaucoup d’intérêt pour ce qu’on appellera plus tard les sciences humaines [20]. Le Père Planque lui écrit donc : « Je vous rappelle toutes vos promesses de détails nombreux sur le Dahomey et sur l’envoi de curiosités du pays ; vous savez que toute chose, même la plus commune, provenant du Dahomey, est une curiosité pour nos musées [21]. » Le Père Planque a eu la satisfaction de repérer parmi les aspirants missionnaires, des personnes sachant apprécier la culture africaine et comprenant la nécessité de communiquer [22].

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Le P. Francis Aupiais.
Photo sma

C’est avec un autre personnage hors pair, Francis Aupiais, que nous visitons le Dahomey. Inlassable sur les routes d’Afrique pour collectionner les objets et analyser les cultures, F. Aupiais fut tout aussi énergique sur les routes d’Europe pour dire l’Afrique avec compétence et amour.
Le musée est riche des œuvres commandées par Aupiais aux Africains, qui eurent un réel succès aux différentes expositions qu’il organisa pour « la réhabilitation dans l’opinion des sociétés noires » [23]. Une première présentation en 1927 à Paris qui devient itinérante ; puis, en juin 1931, il participe à l’organisation de l’Exposition coloniale internationale. L’œuvre de Francis Aupiais eut un tel rayonnement en France qu’il s’attacha la sympathie d’un mécène de renom, Albert Kahn, dont le musée parisien garde des liens privilégiés avec les Missions Africaines.

Pour clore ce tour d’horizon du partage fraternel, mentionnons la documentation photographique léguée au Musée Africain par le Père Jacques Bertho sma (1903 – 1990). Ses superbes prises de vue, en noir et blanc, mettent en évidence le message des vitrines. Et, puisque nous en sommes à la scénographie, admirons la mise en action suscitée par les petits laitons qui, jouxtant les objets exposés, permet l’économie de biens des commentaires techniques [24].

Une ambition pour aujourd’hui : dire l’Afrique autrement.

La SMA se sait investie de la mission de partager ce patrimoine africain et lyonnais. Pour beaucoup d’occidentaux, l’histoire de l’art est la lucarne la plus accessible. Ce qu’ils entrevoient peut - pour qui le désire - amener à la rencontre de cultures et de cultes porteurs de valeurs, et de contre-valeurs. Les accueillir objectivement, sans préjugé aucun, en brisant les clichés, ne serait-ce pas une occasion d’enrichissement ? La fréquentation des expositions organisées par le musée ne pourrait-elle pas susciter une rencontre bilatérale, une prise de conscience de ce que notre histoire commune avec le continent africain nous invite à construire maintenant ?

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Singe protecteur. Baoulé. Côte d’Ivoire.
Photo Musée Africain de Lyon.

Afin de répondre au mieux à toutes ces questions, la Société des Missions Africaines a mis en place, en 1990, une association loi de 1901 pour gérer le musée. « Cette association a pour but le soutien de l’action du musée africain de Lyon pour la promotion de l’art et de la culture des peuples de l’Afrique Noire, et toute action se rapportant à cet objet, notamment sa gestion permanente [25]. » À ce jour, ce sont près de cinquante adhérents qui participent, chacun à sa manière et selon ses compétences, à la vie du musée, apportant sa quote-part à l’activité d’une des quatre commissions : communication, pédagogie, événements, conservation. Un comité scientifique reste vigilant pour l’ensemble des activités.

Les visiteurs peuvent bénéficier de visites guidées sur rendez-vous. Environ 10 000 passages annuels se répartissent entre enfants en découverte scolaire, jeunes (surtout avec un projet thématique ou en histoire de l’art) et adultes, seuls ou en groupes guidés. Il faut aussi mentionner les événements « portes ouvertes » qui attirent le tiers de nos visiteurs par leur gratuité : pour les Journées d’Amitiés de la SMA, les Journées du Patrimoine, la Nuit des Musées.

Le contact avec les universitaires et les grandes écoles est l’occasion, pour le directeur, de donner des causeries dans le domaine de l’anthropologie africaine, ce qui entraîne la participation de nombreux jeunes à des stages au sein du musée. Si ces étudiants amènent aussi de nombreux visiteurs parmi leurs amis, certains fidélisent leur participation à la vie du musée en devenant membres de l’Association de gestion ; c’est une arrivée de nouvelles et jeunes compétences dont on ne peut que se réjouir. Pour conclure, signalons la possibilité donnée aux chercheurs et lecteurs d’utiliser le fonds de bibliothèque spécialisé sur l’Afrique.

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Instituteur colonial. Yoruba. Bénin.
Photo Musée Africain de Lyon.

Coordonnées du Musée Africain :
150 cours Gambetta
69361 LYON CEDEX 07

Bus : lignes 9 – 23 – 36. arrêt : Manufacture des tabacs.
Métro : ligne D station Garibaldi

Tel : 04 78 61 60 98
Fax : 04 78 61 71 97

Musée Africain

Ouvert du mercredi au dimanche de 14 à 18 h. Groupes et guidages sur rendez-vous.

[1] Sur Marion Brésillac : Pierre TRICHET, Bibliographie de la Société des Missions Africaine. Pour sa rencontre avec l’Inde en particulier : Melchoir de MARION BRÉSILLAC, Souvenirs de douze ans de mission, Paris, Médiaspaul, 1987 (2 tomes).

[2] Cité par Claude-Marie ÉCHALLIER, L’audace et la foi d’un apôtre, Augustin Planque (1826-1907) Missionnaire pour l’Afrique, Paris, Karthala, 1995, p. 58, note 6 : « Mon œuvre survivra tant qu’il y aura une volonté pour la maintenir et vous serez cette volonté-là. »

[3] Pour comprendre le contexte lyonnais et la dimension missionnaire de la ville : Yannick ESSERTEL, L’aventure missionnaire lyonnaise 1815 – 1962, Paris, Cerf/Histoire Terres de mission, 2001 ; Jean ETEVENAUX, Histoire des missions chrétiennes, Saint-Maurice, Éditions Saint-Augustin, 2004 ; La SMA est citée page 143 n° 20 et 25 et pages 146 – 148.

[4] Christiane ROUSSE-GROSSEAU, Mission catholique et choc des modèles culturels en Afrique, Paris, L’Harmattan Racines du présent, 1992.

[5] À nouveau je souligne le terme employé qui est « musée ».

[6] Il paraît intéressant de noter que cette démarche s’inscrit tout à fait dans la dynamique française de l’époque. Voici déjà soixante ans que Napoléon créait la première administration des Musées ; en 1815, le décret portait pour fruits l’existence de trente musées municipaux. Cf. Alain REY (dir.), Dictionnaire historique de la langue française, Paris, Le Robert, 1992. article Musée, t. II, col. 1294.

[7] Nous devons la présentation actuelle au projet de Françoise et Jean Ledru. La rénovation a été réalisée entre le 17 mai 2000 et le 26 janvier 2001.

[8] Voir le catalogue du musée : Alain DERBIER sma, Le Musée Africain, Art et Culture de l’Afrique, Réédition augmentée 2003, p. 3.

[9] Recueil, périodique des lettres des missionnaires de la Société des Missions Africaines de Lyon. N° 1, janvier – février 1902, Papeterie générale, Imp. Eug. Mercier, rue Hôtel-de-Ville, 94, Lyon. Aujourd’hui, la parution trimestrielle porte le nom de L’Appel de l’Afrique (réalisation technique : Service Édition Centre-Alpes).

[10] Michel BONNEMAISON (dir.), Les poids à peser la poudre d’or de l’aire culturelle Akan, Collection fonds Alexis Chermette, Lyon/Le Musée Africain, Éditions La Licorne.

[11] Cf. Alain DERBIER sma, op. cit., p. 3.

[12] Pierre Méraud, né à Limoges le 22 mai 1872, passera toute sa vie de mission en Côte d’Ivoire et y mourra le 20 octobre 1958. Par le don qu’il fit à Augustin Planque, à la fin du XIXe siècle, pour le Musée Africain, il nous vaut le bonheur de pouvoir présenter deux « Colonnes de Temple Ebrié » à l’exposition Lyon 1800 - 1914.

[13] Noël BAUDIN, Féticheurs ou ministres religieux des Nègres de la Guinée, Les Missions catholiques, N° 788, 11 juillet 1884, p. 331. Cité aussi dans : Jacques KERCHACHE, Jean-Louis PAUDRAT, Lucien STEPHAN, L’Art africain, Paris, Mazenod, 1988, p. 493.

[14] Michel BONNEMAISON, La femme en Afrique, L’appel de l’Afrique, mars 2008.

[15] Claude-Marie ÉCHALLIER, L’audace et la foi d’un apôtre, Augustin Planque 1826-1907, Missionnaire pour l’Afrique, Paris, Karthala, 1995, p.163 ss.
Bernadette TRUCHET, De la difficulté de partir en mission : les Franciscaines de la Propagation de la Foi : 1840-1875, dans Femmes en mission, sous la direction de Marie-Thérèse de MALEISSYE, fmm. Actes de la XIe session du CREDIC à Saint-Flour (août 1990). Lyon, Université Jean Moulin, 1991, p. 99-104.

[16] Patrick GANTLY sma, Mission en Afrique de l’Ouest. L’histoire de la Société des Missions Africaines (sma), 1856 – 1907, Rome, SMA 2006, Tome I, p. 84.

[17] Voir la contribution de Martine BALARD sur le Père Aupiais.

[18] Livre de la Genèse, chapitre22.

[19] Michel BONNEMAISON sma, Dossier Justice et paix, L’appel de l’Afrique, n° 225, juin 2006, p. 23.

[20] Il rédige deux ouvrages : Le Dahomé. Souvenirs de voyage et de mission, Tours, Mame, 4e édition 1876 ; Le pays des Nègres et de la Côte des Esclaves, Tours, Mame, 1881.

[21] Archives de la SMA, Rome.

[22] Citation tirée d’un inédit de Pierre Trichet, 2006. Je suis redevable à l’archiviste de la maison généralice, le Père Pierre Trichet, de la SMA, pour les références qu’il m’a procurées.

[23] Voir : Pour la reconnaissance africaine. Dahomey 1930. Des images au service d’une idée : Albert Kahn (1860-1940) et le père Aupiais (1877-1945), Boulogne-Billancourt, Musée Albert-Kahn, 1996.

[24] On se doit enfin de mentionner le Père Jean-Marie Chabert (1874 – 1933) ; c’est lui qui, en 1923, pendant son mandat de supérieur général, a conçu l’espace du Musée dans le bâtiment actuel. Ensuite, c’est à l’interpellation du Père René Faurite (1941 – 2002) que nous devons l’effort de modernisation qui a abouti à la muséographie qui nous est offerte. J’espère, moi-même, au Musée Africain, rester dans la dynamique de mes prédécesseurs, ces géants de la rencontre avec l’Afrique.

[25] Article 2 : objet.

Publié le 26 février 2009 par Michel Bonnemaison