Le règne de fraternité

L’appel de Jean-Baptiste et de Jésus se fit retentissant : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle [1] » Par cette invitation, ils exhortaient leurs coreligionnaires à une adéquation de vie entre les convictions qui les animaient et l’expérience qu’ils vivaient au quotidien.

A quoi devaient-ils se convertir ? Jean-Baptiste en donna quelques indications précieuses dans les injonctions qu’il adressa aux foules, aux publicains, aux soldats, en un mot à tous ceux qui attendaient de lui une parole forte en vue d’amender leur vie. La conversion est un chemin de dépouillement, d’abandon, de descente vers le cœur profond. Elle comprend aussi bien une dimension éthique que spirituelle. Elle apprend à l’homme la mesure de son être et favorise son épanouissement individuel.

Voilà l’effort auquel tout homme est convié en ce temps de carême : se laisser interpeller par la Parole de Dieu et entreprendre les démarches nécessaires pour toute sa croissance. Ce processus aboutit au renforcement des liens fraternels qui unissent les hommes les uns aux autres. C’est l’établissement du Règne de Fraternité dans lequel nous nous reconnaissons tous frères et sœurs en Jésus Christ. La fraternité tisse, en effet, des liens et « remet la personne dans un réseau de relations qui la protège et la fait responsable ». La vraie conversion consiste à vivre en frères et sœurs dans le respect de nos différences et des convictions propres à chacun.

[1] Mc 1, 15.

Publié le 25 février 2009 par Nestor Nongo Aziagbia