Main dans la main vers demain. Enfants, Espoir du Monde

EEDM [1] est une association humanitaire, implantée en Alsace depuis 33 ans. Son objectif est d’accompagner des enfants et des jeunes, à travers la scolarisation et la formation professionnelle, vers un avenir autonome où l’espoir est permis. Avec ses groupes locaux de bénévoles très actifs, avec son réseau de parrains proches de leurs 500 « filleuls », avec le soutien de 2000 donateurs, en partenariat avec des collectivités, l’association est aux côtés de plusieurs milliers d’enfants qui se battent pour leur réussite.

Les membres et sympathisants s’engagent, toujours bénévolement, dans le but de promouvoir et renforcer la chaîne de solidarité entre ici et là-bas… Informer dans les écoles, organiser une manifestation artistique ou culturelle, vendre de l’artisanat, trouver un nouveau parrain… voilà qui tisse les liens de la solidarité, ici, dans la proximité et la fidélité.

La solidarité là-bas, c’est aux côtés d’enfants en Haïti, Inde, Madagascar, Bangladesh, Cameroun, Togo, Equateur… Ces enfants vont peu ou pas du tout à l’école, parce que la famille n’en a pas les moyens ou préfère les retenir à la maison pour des tâches familiales. D’autres sont sans famille proche, orphelins ou enfants des rues. Les ramener vers l’école, si nécessaire les accueillir dans la structure adaptée, les accompagner au bout de leur réussite scolaire et l’aboutissement de leur projet, voilà ce qui motive EEDM depuis toutes ces années.

Cette solidarité porte ses fruits

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Les abords du slum de Sayeedabad.
Photo EEDM

L’école Bina Sangstha dans le slum de Sayeedabad à Dhaka, au Bangladesh, accueille et scolarise 200 enfants du bidonville. Les conditions de vie sont difficiles : problèmes d’hygiène, d’eau potable et d’évacuation. Les pères travaillent comme conducteurs de rickshaw, journaliers, collecteurs de vieux papiers, marchands ambulants ; les mères sont parfois employées de maison, certaines mendient avec un enfant dans les bras. Ces enfants sont ravis d’aller à l’école et réussissent ; ils sont la fierté de leurs parents et l’espoir pour toutes ces familles.

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L’école de Sayeedabad.
Photo EEDM
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Ruelle du slum de Sayeedabad.
Photo EEDM

La Fondation Petit Dan et Sarah, près de Yaoundé au Cameroun, accueille 60 enfants et jeunes issus de l’extrême pauvreté : enfants de la rue, handicapés, réfugiés... Dans un cadre familial, chacun d’eux peut suivre une scolarisation, des études ou une formation professionnelle. Les ateliers sont conçus pour jouer le triple rôle de production, de formation et d’insertion socio-professionnelle. La Fondation se bat pour s’autofinancer en partie, mais sa fierté vient aussi des excellentes réussites scolaires et professionnelles des enfants et des jeunes.

A EFAMED, « école de fabrication métallique » à Jérémie, en Haïti, 50 jeunes non scolarisés, désœuvrés, souvent issus de la rue, retrouvent des repères et profitent d’une formation dans la soudure et le travail des métaux. EEDM aide à l’équipement et au fonctionnement, le centre essayant de s’autofinancer avec la vente de ses fabrications. Certains jeunes, après formation et débuts professionnels, reviennent pour des coups de main à la production destinée à la vente. Les demandes d’inscription pour la prochaine rentrée affluent. Il n’y a pas assez de places !

L’urgence : Haïti après le séisme

Déjà en 2004, après le tsunami en Inde, EEDM a dû faire face à l’urgence dans notre centre de Keezputhupatu. Le 12 janvier 2010, à Port-au-Prince, les 100 enfants parrainés dans la capitale ont miraculeusement survécu mais beaucoup ont tout perdu.

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Sur les hauteurs de Port au Prince, séisme et glissements de terrain ont fait des ravages.
Photo EEDM

Dès le mois de février, à la suite d’un appel spécial à la solidarité, EEDM a permis la distribution de produits de première nécessité à plusieurs centaines de familles réfugiées. En même temps, l’association participait au redémarrage des écoles dans des locaux provisoires, avec l’indispensable cantine pour les enfants : plus de 2000 ont ainsi pu revenir en cours et/ou à la cantine. Après le séisme, les familles des 150 enfants parrainés dans les 14 centres EEDM d’Haïti avaient besoin de soutien financier : alors que les prix avaient beaucoup augmenté, il fallait racheter l’équipement scolaire, régler les frais médicaux des blessés, subvenir au quotidien lorsque le père avait perdu son emploi…

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Sur l’emplacement du Collège St François d’Assise effondré, des hangars en tôle et panneaux pour salles de classe.
Photo EEDM

Henri Petit et moi-même, qui avons séjourné sur place en juin dernier, ne trouvons pas exagéré de dire que les responsables ont fait des prouesses dans les écoles afin que les élèves puissent y revenir et que les cantines, à midi, délivrent à des enfants qui ont marché plus d’une heure le matin pour arriver ce qui est souvent leur premier repas.

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Un immeuble de Port au Prince de plusieurs niveaux, en béton, réduit à l’état de millefeuille.
Photo EEDM

De la part des Etats et des organisations internationales qui auront à prendre en charge l’énorme chantier de la démolition-reconstruction, les populations entendent des promesses. Elles trouvent les pouvoirs publics « très discrets », mais apprécient la présence des organisations internationales et de la Minustha [2]. Le « provisoire » et la précarité dureront encore longtemps et EEDM devra, pour de longs mois encore, intervenir « au-delà » de la scolarisation des enfants. Votre soutien nous toucherait énormément.

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A Béraud, peu touchée, au sud de l’île, les 700 enfants ont repris l’école avec, à leurs côtés, de nombreux enfants réfugiés de Port au Prince.
Photo EEDM

[1] Davantage d’infos sur Enfants, Espoir du Monde

Si vous souhaitez nous contacter : EEDM
20 rue de Salm
67200 STRASBOURG

E-mail
Tél. : 03 88 29 46 85.

[2] Minustha : mission de l’ONU en Haïti.

Publié le 8 octobre 2010 par Francis Wolff