Rassemblés au nom du Christ !

A partir des textes du deuxième dimanche de Pâques de l’année B, 19 avril 2009 :
1e lecture : Ac 4, 32-35.
2e lecture : 1 Jn 5, 1-6.
Evangile : Jn 20, 19-31.

Ce jour est particulier pour notre paroisse. En effet quatre de nos jeunes vont solennellement professer leur foi. Ils entérinent par leur choix personnel l’engagement qui a été pris depuis des années par leurs parents, parrains et marraines. Pendant des années, ils pouvaient compter sur le soutien et l’accompagnement de toute la communauté chrétienne. Ils manifestent aujourd’hui qu’ils sont adultes dans la foi. Ils veulent désormais prendre la place qui est la leur au sein de notre famille chrétienne. La communauté chrétienne de Weitbruch peut compter sur eux.

Cet engagement ne se prend pas à la légère. Ces jeunes s’y sont longuement préparés. La retraite spirituelle au Zinswald a été l’aboutissement de cette démarche de foi. Au cours de ce week-end d’intenses activités, de méditation, de recueillement et de décision, ils ont fait le pas de s’engager davantage à la suite du Christ. Ils ont vaincu leur peur en vue de répondre entièrement à l’appel du Christ.

Cet engagement paraît être un défi personnel dans le contexte actuel. Nombreux sont les jeunes qui n’osent pas affirmer leur foi. Ils craignent le regard des autres et la raillerie de leurs amis. L’influence des pairs est telle que beaucoup préfèrent étouffer leurs convictions et faire comme les autres pour être bien vus.

La peur du qu’en-dira-t-on et de l’opinion des autres est tellement handicapante qu’elle enferme les hommes et les empêche de grandir. Telle fut l’expérience des apôtres. La peur qu’inspirait les Juifs était telle qu’ils se sont enfermés : « Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs [1] ». Cette peur s’exprime par l’incrédulité qu’ils manifestaient à l’annonce de la résurrection. Thomas en est un bel exemple. Il voulait faire l’expérience sensorielle du Ressuscité avant de croire : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas [2] ». Il voulait se convaincre de la réalité physique de Jésus en le touchant.

Mais Jésus les libère de leur peur, les invite à avoir confiance en eux-mêmes et les remet debout. Il fait d’eux les témoins de la Bonne Nouvelle : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie [3] ». En quoi consiste donc la paix que leur apporte le Christ ?

La paix de Dieu est une promesse et un chemin de vie. Au-delà des doutes qui nous assaillent et des certitudes que nous formulons, cette paix nous fait vivre dès à présent les réalités du Royaume dans la concorde et le partage. C’est l’idéal d’une vie en Dieu. Pour sortir de nos peurs, pour vivre et nous épanouir en Dieu, le Seigneur nous établit aujourd’hui témoins de sa Bonne Nouvelle au milieu de nos frères et sœurs.

[1] Jn 20, 19.

[2] Jn 20, 25b.

[3] Jn 20, 21.

Publié le 20 avril 2009 par Nestor Nongo Aziagbia