Vivre de l’espérance

Dans le cadre de nos projets de cette année, nous en présentons deux en République Centrafricaine dans les domaines de la santé et de l’éducation.

L’Association « Mama Theresa »
L’initiative de cette association de bienfaisance vient d’un prêtre des Missions Africaines, originaire de la Zambie. Le Père Gustave Chisenga Mukosha desservait une grande paroisse à la sortie nord de Bangui. Lors des différents troubles socio-politiques qui ont affecté le pays, il eut l’idée, grâce au financement de quelques organismes onusiens et européens, de mettre en place cette association qu’il a baptisée d’après la bienheureuse Mère Teresa de Calcutta.

Cette association se consacre aux femmes qui vivent avec le VIH/SIDA et prend en charge des orphelins. Le SIDA n’est pas une fatalité, mais une maladie comme toute autre. Aussi l’association s’investit-elle auprès des femmes pour qu’elles gardent leur dignité. Elles retrouvent cette fierté dans des activités génératrices de revenus qu’elles font à leur profit. Il s’agit de la production du riz, du maïs, du jardinage et de l’élevage de porcins. Le suivi médical consiste à la sensibilisation aux risques de la maladie, au dépistage et au don des antis-rétroviraux (ARV).

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Enfants de l’orphelinat Mbi ng zo.
Photo Nestor Nongo Aziagbia

L’orphelinat « Mbi nga zo »
La transformation de la société centrafricaine, surtout dans des grands centres urbains tels que Bangui, ne respecte pas toujours les valeurs traditionnelles et ancestrales. Il arrive ainsi de plus en plus que des filles-mères abandonnent leur enfant. Ce nouveau développement a interpellé une communauté de Sœurs autochtones. En dépit des moyens limités dont elles disposent, les Sœurs Oblates Apostoliques de Notre Dame de Lourdes accueillent ces enfants. C’est l’origine de l’orphelinat « Mbi nga zo », qui traduit littéralement en langue sango de Centrafrique « Je suis aussi une personne ». L’accent est inéluctablement mis sur la dignité inhérente à la personne.

Les enfants sont âgés de deux ou trois semaines à 16 ans. Les Sœurs se sont engagées dans une triple action : la recherche des parents biologiques et la mise en lien avec la parenté, une démarche administrative et juridique en vue de l’adoption de ceux qui sont rejetés par la famille, et le suivi médical et éducatif des enfants. Elles leur offrent un cadre et un conditionnement pour réussir leur vie. Tout en comptant sur la Providence et la générosité de certains bienfaiteurs, elles vivent essentiellement d’un petit élevage de chèvres et de la vente de beignets et de yaourt.

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Leur sourire fait plaisir à voir !
Photo Nestor Nongo Aziagbia

Votre générosité permettra certainement à ces femmes et à ces enfants de retrouver le sourire face à la vie et un avenir incertain.

Publié le 17 février 2011 par Nestor Nongo Aziagbia