Décès du Père Gérard Bretillot

Nous avons la douleur de vous faire part du décès du Père Bretillot.

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Le Père Gérard Bretillot
Photo sma Strasbourg
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Gérard, il n’était pas comme les autres.

Marguerite a été au service des prêtres et de la paroisse Saint Louis à Montrapon pendant plus de trente ans ; Gérard a servi dans cette paroisse de 1973 à 1975.

« J’en ai vu passer des prêtres durant ces nombreuses années, mais j’ai vu tout de suite que celui-ci n’était pas comme les autres. Il ne s’imposait pas et ne s’appropriait pas tel aspect de la pastorale, il était calme et doux, bienveillant. Parmi les malades à visiter il y avait un « parpaillot » qui insultait Dieu, se révoltait et ne trouvait pas la paix. J’ai demandé à Gérard d’aller le visiter. Il est allé sans problème, il y est resté assez longtemps, je ne sais pas ce qu’il à dit au malade, je ne sais pas ce qui s’est passé… mais le malade était apaisé et plus jamais il s’est mis à se révolter contre Dieu. C’est seulement au bout d’un certain temps que j’ai appris que Gérard était missionnaire et j’ai toujours gardé avec lui des liens très forts. Je pleure un frère, mais je me réjouis de la façon dont il est parti… Il a pris le taxi direct pour aller à Dieu et Dieu l’a accueilli ».

[1] Son testament, le 21 juin 2011.

[2] C’est la parole que Gaston de Marion Brésillac, père de Melchior de Marion Brésillac, fondateur de la Société des Missions Africaines, avait adressée à son fils quand, après une résistance effrénée, il a accepté de le laisser partir en mission.

[3] En ce temps-là, Marie partit en hâte pour se rendre dans le haut pays, dans une ville de Juda. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, lorsqu’Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant bondit dans son sein et Élisabeth fut remplie du Saint Esprit. Elle poussa un grand cri et dit : « Tu es bénie plus que toutes les femmes, béni aussi est le fruit de ton sein ! Comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? Car lorsque ta salutation a retenti à mes oreilles, voici que l’enfant a bondi d’allégresse en mon sein. Bienheureuse celle qui a cru : ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s’accomplira ! » Alors Marie dit :
« Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit s’est rempli d’allégresse à cause de Dieu, mon Sauveur, parce qu’il a porté son regard sur son humble servante.
Oui, désormais, toutes les générations me diront bienheureuse, parce que le Tout Puissant a fait pour moi de grandes choses : saint est son Nom.
Sa bonté s’étend de génération en génération sur ceux qui le craignent.
Il est intervenu de toute la force de son bras ;
il a dispersé les hommes à la pensée orgueilleuse,
il a jeté les puissants à bas de leurs trônes et il a élevé les humbles ;
les affamés, il les a comblés de biens et les riches, il les a renvoyés les mains vides.
Il est venu en aide à Israël son serviteur en souvenir de sa bonté, comme il l’avait dit à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa descendance pour toujours. » Lc 1, 39-55.

[4] Nous savons d’autre part que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu, qui sont appelés selon son dessein. Ceux que d’avance il a connus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, afin que celui-ci soit le premier-né d’une multitude de frères ; ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
Que dire de plus ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous, comment, avec son Fils, ne nous donnerait-il pas tout ? Qui accusera les élus de Dieu ? Dieu justifie ! Qui condamnera ? Jésus Christ est mort, bien plus il est ressuscité, lui qui est à la droite de Dieu et qui intercède pour nous ! Qui nous séparera de l’amour du Christ ? La détresse, l’angoisse, la persécution, la faim, le dénuement, le danger, le glaive ? selon qu’il est écrit : A cause de toi nous sommes mis à mort tout le long du jour, nous avons été considérés comme des bêtes de boucherie. Mais en tout cela, nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés. Oui, j’en ai l’assurance : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances, ni les forces des hauteurs ni celles des profondeurs, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ, notre Seigneur. Rm 8, 28-39.

Publié le 6 octobre 2014