Diocésain et proche de la SMA

Se former à la Mission

A la suite de ma mission à Baudonne [1], j’ai pris le chemin de l’Université, en septembre 2007, en accord avec mon Evêque de Cotonou, Mgr Marcel Agboton. Il m’avait alors conseillé la missiologie à la Catho de Paris. Pour des raisons personnelles, je lui avais plutôt proposé d’aller à l’Est, la seule région que je ne connaissais pas en France.

La Faculté de Théologie Catholique de Strasbourg m’avait accueilli en Master pour l’année académique 2007-2008. En octobre 2008, je commençai ma thèse de doctorat en Théologie Pratique [2]. Dans mes travaux de Master, je me suis appliqué à montrer comment la Bonne Nouvelle est « arrivée » au sud-Bénin, en prenant le cas de Cotonou, le premier diocèse érigé, le 14 septembre 1955 [3]. L’Eglise du Bénin est récente et les statistiques montrent que la population de notre pays est très jeune : plus de la moitié a moins de 20 ans. Cela m’a motivé pour ce travail de recherche sur les jeunes, qui apportent, à leur manière, la vitalité à leur société et à l’Eglise. Ces dernières, chacune pour leur part, doivent les former au sens des responsabilités personnelles et collectives, en prenant en compte l’évolution du monde et de ses nouvelles questions.

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Félix Zannou Houessou.
Photo Marc Heilig

Les jeunes sont nombreux dans nos églises et cherchent à donner sens à leur vie. Ils attendent beaucoup de l’Eglise. Dans ma présente recherche doctorale, je m’intéresse à leurs questions, afin de proposer à l’Eglise locale de Cotonou des éléments pour sa pastorale auprès d’eux. Je recherche aussi dans mes enquêtes ce que l’Eglise Catholique attend de la jeunesse de Cotonou et des environs. Je suis bien conscient qu’elle forme un terrain en perpétuelle évolution, en constante mouvance, difficile à saisir parfois ou même à analyser. C’est de l’ordre de l’évolution et du progrès social. L’Eglise du Bénin et ses pasteurs y veillent. Cette recherche structurée, selon la démarche scientifique de la Théologie Pratique, me demande de vérifier quelques hypothèses sur la société béninoise, les jeunes et leurs questions, la religion traditionnelle et l’Eglise Catholique au Bénin, à partir d’enquêtes sur le terrain.

Ces années d’études à Strasbourg se passent dans des conditions appréciables dont je ne cesse de me réjouir et de bénir le Seigneur pour tous ceux qui m’entourent de leur attention. Depuis octobre 2007 je suis vicaire dominical dans la Communauté des Paroisses de Kembs-Loechlé [4]. C’est à 133 km du Foyer des Missions Africaines de Strasbourg, où je reste en semaine pour mes études. L’ambiance y est fraternelle, pleine de gaîté, d’entraide et de compréhension.

[1] Commune de Tarnos, dans les Landes. Je suis resté à la maison SMA de 2003 à 2007. Je m’occupais de l’animation des jeunes.

[2] Sujet de recherche : L’Eglise Catholique au Bénin, de 1960 à 2010. Approche historique et socioculturelle de la jeunesse dans l’Archidiocèse de Cotonou. Ce travail fait suite à mon Master sur L’évangélisation hier et aujourd’hui au sud-Bénin : cas de l’Archidiocèse de Cotonou, soutenu en septembre 2008.

[3] Le Bénin compte aujourd’hui 10 diocèses dont le dernier, N’Dali, au nord, a été créé le 22 décembre 1999.

[4] Depuis le 14 octobre 2012, date de sa reconnaissance, elle porte le nom « Des Sources du Muehlgraben aux Rives du Rhin ».

Publié le 26 août 2013 par Félix Zannou Houessou