En Côte d’Ivoire aussi, des Prêtres chantent !

Sur le modèle du groupe français lancé par Mgr di Falco Léandri, cinq prêtres ivoiriens chantent au bénéfice des enfants malades.

« Servi Dei », c’est cinq prêtres et une cause. Après un premier album, Des ténèbres à la lumière, les cinq prêtres ivoiriens viennent de sortir leur deuxième album, Misericordia. Les bénéfices serviront intégralement aux soins d’enfants atteints de maladies incurables.

La création d’un chœur de prêtres en Côte d’Ivoire est longtemps restée à l’état de projet. C’est en 2013, stimulé par le succès du groupe Les Prêtres, en France, que le P. Norbert Éric Abékan contacte l’un de ses confrères, connu pour ses qualités vocales : le P. Roland Eluh. Ce dernier se charge de consulter trois autres prêtres dont il admirait la voix : le P. Pierre Richard Atchedan, le P. Philippe Koidou et le P. Clément Elabo. Quelques mois avant la venue en Côte d’Ivoire des Prêtres français en 2015, le chœur Servi Dei - « Serviteurs de Dieu » - voit officiellement le jour.

Aîné du groupe, le P. Abékan en est sans doute le plus célèbre. Il est exorciste, pionnier du Renouveau charismatique, homme de médias. « Quand le P. Abékan te dit bonjour, tu sais déjà que c’est une voix de basse », commente le P. Eluh qui, lui, est soprano. Avant d’être ordonné en 2012, il a eu une longue carrière musicale à son actif.

« Je chante depuis toujours ! », explique pour sa part le P. Koidou, étudiant en philosophie, et dont les deux parents étaient choristes. Seconde voix basse du groupe, le P. Atchedan s’est toujours nourri de chants. Dernier membre du groupe : le P. Clément Elabo, discret prêtre de la communauté de l’Emmanuel à la voix douce.

« Nous comptons faire de « Servi Dei » une tradition qui se perpétue longtemps encore après nous », explique le P. Abékan. Des concerts pour aider à soutenir financièrement les œuvres des Filles de la charité et les enfants malades du CHU d’Abidjan sont déjà en projet.

(Urbi & Orbi Africa) dans la Croix du 27.12.2016

Publié le 21 mars 2017 par Lucie Sarr