Grande fête au Zinswald le 1er mai

Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin, ce dicton a pris tout son sens lors de la 6e fête du sanglier organisée par l’association Avenir du pays Bona. Trois cents personnes ont fait preuve de solidarité.

Solidarité, générosité, ferveur, convivialité et animations ont fait bon ménage dans les locaux du Zinswald. Locaux littéralement envahis, du rez-de-chaussée, à l’étage. Toutes les pièces disponibles ont été réquisitionnées, une tente extérieure chauffée en sus. Trois cents personnes ont de ce fait pu participer aux festivités. Une mobilisation exemplaire, le nombre de visiteurs augmentant d’année en année. L’association présidée par Joseph Eschlimann, assurant son titre à la perfection, était aux petits soins pour les dizaines de bénévoles ainsi que pour les sympathisants.

Le Père Jean-Paul Eschlimann, président d’honneur et à l’origine de l’association humanitaire, a célébré la messe dans la chapelle du Zinswald, De nombreux fidèles y ont pris part. Un office merveilleux, animé par les Wallisiens de Matagi Ofa, groupe connu et apprécié pour ses magnifiques prestations. Simultanément, six sonneurs de trompes de chasse ont pris le relais. Le tout combiné a tout simplement été superbe. L’émotion était palpable, la générosité et le partage permettront au peuple de Côte d’Ivoire, notamment à Tankesse, de rajouter une maternité à leur hôpital de brousse financé en partie par l’association.

Le Père Jean-Paul Eschlimann connaît bien les besoins des Ivoiriens défavorisés puisqu’il a vécu à leurs côtés de nombreuses années. Il a évoqué une citation d’un prêtre suisse, Maurice Zundel : « « Ce dont le pauvre souffre le plus, c’est que personne n’éprouve le besoin de son amitié ». Cette petite phrase en dit long.

Une maternité à financer en Côte d’Ivoire
Christine Thiele, qui a fait partie d’un groupe de bénévoles qui revient d’un voyage à Tankesse en Côte d’Ivoire, a témoigné lors de l’office : « Nous étions très émus par la reconnaissance qu’ils nous ont manifestée. L’accueil était superbe, nous nous sentions humbles avec nos petits soucis face aux problèmes que ces gens vivent au quotidien ».
Nadya et son époux Martin, Ivoirien originaire de Tankesse, tous deux établis à Paris, ont également témoigné l’un et l’autre. Martin pour son vécu dans son pays natal, Nadya de l’émotion lors de sa visite en Côte d’Ivoire. « Ce sont des gens merveilleux, dit-elle. Nous avons été reçus royalement. Chez eux, le mot fraternité prend tout son sens. »

Le repas de sanglier a été possible grâce à des personnes généreuses, aux Pères missionnaires du Zinswald, et surtout aux nombreux bénévoles. Une dizaine d’Ivoiriens vivant en France ont fait le déplacement pour s’associer à la fête. Une belle tombola, comportant trois tableaux, des paniers garnis, organisée par Dominique Mutz, a fait des heureux. Le rayon pâtisserie, largement garni grâce aux pâtissières bénévoles et aussi à la générosité d’un hypermarché de la ville, a été littéralement dévalisé. En cuisine, 70 kg de frites sont passés entre les mains des chefs. Une éclaircie en fin de journée a été propice aux Wallisiens ; ils ont ainsi pu exécuter des danses traditionnelles à l’extérieur.

Rendez-vous est pris dans un an.

Publié dans le Républicain Lorrain du 5 mai 2016

Publié le 23 août 2016 par Fernande Gérard