La bonté humaine
Article mis en ligne le 16 avril 2014
dernière modification le 26 juillet 2020

par Fernand Kochert

Non, je ne plaisante pas. C’est le titre du livre de Jacques Lecomte, très intéressant, même à prendre au sérieux [1]. L’auteur, interviewé par la revue Inexplore [2] précise : « Le problème, c’est que nous sommes formatés à la compétition… Plus on laisse de liberté aux gens, plus ils sont impliqués et motivés (à l’exception de 1 % des cas antisociaux) ». Et il cite un fait qui illustre bien sa pensée.

En Australie, face à la fraude fiscale, plusieurs méthodes ont été testées. Dans l’une, les administrés ont reçu une lettre disant en substance : « Nous avons vu qu’il y avait des fraudeurs, nous allons augmenter les contrôles et les sanctions ». Dans une autre, il était écrit : « Nous avons vu que la plupart des citoyens sont des citoyens honnêtes, respectueux du bien commun, et donc il y aura moins de contrôle ». Devinez où l’on a le plus de rentrées d’impôt ? Dans le deuxième cas !

N’oublions pas une forte vérité éprouvée de longue date : la méfiance nourrit la méfiance et la défiance, la haine. La confiance, la gentillesse envers autrui, nourrissent la confiance et la bonté.

Et vous, quelles « valeurs » nourrissez-vous quotidiennement ?