La bonté humaine

Non, je ne plaisante pas. C’est le titre du livre de Jacques Lecomte, très intéressant, même à prendre au sérieux [1]. L’auteur, interviewé par la revue Inexplore [2] précise : « Le problème, c’est que nous sommes formatés à la compétition… Plus on laisse de liberté aux gens, plus ils sont impliqués et motivés (à l’exception de 1 % des cas antisociaux) ». Et il cite un fait qui illustre bien sa pensée.

En Australie, face à la fraude fiscale, plusieurs méthodes ont été testées. Dans l’une, les administrés ont reçu une lettre disant en substance : « Nous avons vu qu’il y avait des fraudeurs, nous allons augmenter les contrôles et les sanctions ». Dans une autre, il était écrit : « Nous avons vu que la plupart des citoyens sont des citoyens honnêtes, respectueux du bien commun, et donc il y aura moins de contrôle ». Devinez où l’on a le plus de rentrées d’impôt ? Dans le deuxième cas !

N’oublions pas une forte vérité éprouvée de longue date : la méfiance nourrit la méfiance et la défiance, la haine. La confiance, la gentillesse envers autrui, nourrissent la confiance et la bonté.

Et vous, quelles « valeurs » nourrissez-vous quotidiennement ?

[1] Jacques LECOMPTE, La bonté humaine, Ed. Odile Jacob.

[2] Inexplore, n°20.

Publié le 16 avril 2014 par Fernand Kochert