La « fête » du siècle… le 2 juillet 2011 à Sotouboua (Togo)

Aujourd’hui plus rien n’est simple comme dans le temps : pour aller à Lomé il te faut cinq papiers et même un code secret… Là-bas, tu tombes en pleine saison des pluies et les routes sont en réfection – made in China - pour devenir de grands boulevards à trois voies en autoroutes… mais en attendant, au milieu de requins qui te cernent de partout, tu fais du « surfing » dans la gadoue rouquine et visqueuse !

Comme toujours l’accueil fut parfait et la nuit climatisée, au risque de tousser un peu le lendemain. A Lomé, nous avons maintenant trois maisons SMA : Bè, Klikamé et Ago-dékè. Cela sonne bien et elles valent le coup d’être visitées. Comme la fiancée du Cantiques des cantiques, chacune a ses charmes particuliers. Mais, à mon âge, on n’escalade plus les murs, on rentre par le portail sur un coup de klaxon. Les désirs ne sont plus ce qu’ils étaient…

En fait, j’étais venu pour la « fête » du siècle – 60 ans de présence du plus complet des missionnaires – sauf la béatification, sans doute à venir ! Il faut dire que les éloges prodigués au vaillant jubilaire médaillé de la Légion d’Honneur par la foule en liesse valaient un « santo subito ».

Je vous invite simplement à lire avec attention et recueillement le discours que Jean Perrin a donné à la fin de la messe. C’est un CV et un témoignage, tout en finesse et plein d’humour, d’une vie de foi, de service et d’épreuves. Sa confiance en Notre Dame de la Merci est aussi inébranlable que le rocher de Mériba… C’est à elle qu’il a dédié la belle église du futur pèlerinage, avec une imposante mosaïque de Marie sous la croix, réalisée à Kpalimè.

Sa devise ? Elle est simple et radicale ! ME VOICI... Et il est bien là, croyez-moi ! Et il nous attend dans cinq ans de pied ferme.

Publié le 28 septembre 2011 par Jean-Pierre Frey