La foi en Jésus Christ !

L’héritage que le christianisme lègue à la société occidentale est considérable. Il imprègne tous les aspects de la vie en société. Nombre de traditions culturelles sont étroitement associées à ce passé florissant. C’est ainsi que la galette des rois se rapporte à l’Épiphanie, le carnaval au mardi gras, les œufs et le lapin à Pâques, la couronne, la bûche, le sapin et la crèche à Noël, la crêpe de la chandeleur à la présentation de Jésus au Temple et la visite des cimetières à la Toussaint. La liste n’est certes pas exhaustive. L’année civile est ainsi marquée de célébrations dont l’origine chrétienne est incontestable.

Toutefois ces traditions sont de plus en plus déconnectées de leur contexte religieux et historique. Désormais, elles sont davantage perçues comme un événement à sensation. Elles tendent maintenant à créer uniquement une ambiance de fête en impulsant un dynamisme de réjouissance. Ce qui compte, c’est leur capacité à mobiliser du monde. Dans un tel contexte, c’est le fait culturel qui est mis en avant.

Le fait religieux qui nous intéresse n’est pas un fait culturel parmi tant d’autres. Il est plutôt l’expression de foi d’hommes et de femmes qui se reconnaissent en Jésus Christ. En effet, les œufs et les lapins de Pâques, par exemple, ne consistent pas d’abord à écouler sur les marchés une plus grande quantité de chocolat en forme d’œuf ou de lapin. De manière ludique et agréable, les croyants y associent la puissance de la résurrection dans sa capacité à régénérer la vie et à en être la source. Un tel acte de foi se célèbre et se confesse. Aussi, pour les croyants, les traditions sont-elles un rappel à vivre dans l’aujourd’hui leur foi en Jésus Christ. Osons confesser avec ferveur notre foi et qu’elle nous transforme en témoins de la Bonne Nouvelle.

Comment répondre à cette mission dans un contexte de plus en plus difficile, voire indifférent aux valeurs que promeut l’Evangile ? Tel est le grand défi auquel font aujourd’hui face beaucoup de croyants. Car, il convient de le reconnaître, le regard des autres peut parfois constituer un handicap à notre engagement à la suite de Jésus et au vécu de notre foi. Et pourtant l’appel du Christ se fait insistant et incisif. Il exhorte les croyants à surmonter tous ces obstacles et à lui manifester de manière indéfectible leur attachement.

Conformément à la mission que le Christ a confiée à ses disciples, toute personne qui s’engage à sa suite est appelée à devenir témoin de la Bonne Nouvelle. La Société des Missions Africaines, en chacun de ses membres, s’inscrit dans cette dynamique. Mgr Melchior de Marion Brésillac ne promettait-il pas d’être missionnaire du fond de son cœur ? C’est d’ailleurs notre vocation. Nous nous efforçons de témoigner, en paroles et par nos vies, de l’Evangile de Jésus-Christ dans sa totalité. Partout où nous travaillons, nous sommes au service du Royaume de Dieu, de la construction de l’Eglise et du salut du monde [1]. Nous entretenons alors la conviction d’être engagés entièrement au service de l’Evangile.

Dans la constance à l’Evangile et au-delà des obstacles de toute sorte, le missionnaire demeure le signe de la fidélité que Dieu manifeste aux hommes.

[1] Société des Missions Africaines, Constitutions et Lois révisées, Article 4, « LEBERIT s.r.l. », Roma, 2004, p. 20.

Publié le 18 septembre 2012 par Nestor Nongo Aziagbia