La force de la croyance

Dans son livre Croyances, J.-Cl. Carrière « démolit » toute idée de croyance. De son côté, Bernard Sigg en fait autant avec Croire n’est pas penser qui, malgré quelques idées saines et utiles, laisse néanmoins une impression de fort scepticisme et d’inconsistance.

Se pose alors la question : à quoi puis-je légitimement croire ?

Notre réponse partira d’une donnée brute, concrète et bien établie, un fait signalé par le Dr. Fr. Saldmann, à savoir que près de 40% des patients ne prenant que des placebos guérissent. Ce qui s’explique, le praticien le précise, par l’analyse sanguine de ces patients au vu des amphétamines produites spontanément par leur organisme sous l’action de leur croyance au placebo. Le Docteur dit textuellement : par la force de la croyance.

Car le patient sous placebo croit à l’efficacité du produit qu’il prend et, de ce fait, met en œuvre un processus d’auto-guérison. Ce pouvoir latent en nous est dit salutogénèse et peut être activé à volonté selon diverses méthodes [1].

Un exemple notoire d’auto-guérison : le cas du moine tibétain Phakyab Rinpoché. Dans son livre La Méditation m’a sauvé [2], il expose en détail comment il a obtenu la guérison par la méditation. Atteint de gangrène profonde à la jambe, il refuse l’opération, recommandée par les médecins américains comme seule solution possible, pour suivre le conseil du Dalaï-Lama : Tu sais méditer, fais-le. Et il obtint au bout de trois ans la guérison complète, long parcours dont le suivi médical figure à la fin de l’ouvrage.

Contrairement au scepticisme démotivant, une attitude de confiance en nous et dans les forces invisibles est toujours bénéfique.

[1] Cf. Dr. J. Dispenza, L’aventurier de l’auto-guérison, dans Inexploré n°27, et le livre Le placebo, c’est vous aux éditions Ariane.

[2] Éditions du Cherche midi.

Publié le 23 février 2016 par Fernand Kochert