La formation d’un SMA de l’Inde

Se former à la Mission

A l’approche de mes 20 ans de sacerdoce, je revois ma formation comme celle d’un des pionniers de la SMA en Inde.

J’ai d’abord étudié pour le diocèse d’Ootacamund, jusqu’à la Philosophie. Mon ardent désir de rejoindre la SMA vint des contacts avec le P. James Melvettam, mon curé en Inde, le Père MEP Christian Renard et les Pères SMA Jean Marie Guillaume et Bob Hales. J’ai donc eu pour formateurs à la fois des prêtres SMA et diocésains. Mes parents et les enseignants qui m’ont suivi m’ont aidé à entrer dans la vie et à témoigner des valeurs de l’Évangile. Tous restent dans mes pensées et mes prières.

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Francis Kalan Madhan
Photo Prakash Mylvaganam

Étudiant, j’étais très occupé. Dans les années 90, la SMA n’en était qu’à ses débuts en Inde et s’installait à Chennai [1], au Tamil Nadu. On construisait la maison, ce qui causait bien des désagréments. Nous étions quatre à suivre la formation, deux pour la SMA et deux pour la congrégation du Sacré-Cœur de Jésus. L’intendance et l’entretien nous prenaient beaucoup de temps. Sans oublier que j’accompagnais les SMA irlandais et hollandais, ainsi que le P. Guillaume, lorsqu’ils venaient en Inde rencontrer des évêques ou visiter les endroits où Mgr de Brésillac avait vécu.

La SMA restait entièrement inconnue dans bien des régions. Avec mon camarade Lourdusamy, nous présentions notre société et sa mission en Afrique dans les diocèses et les paroisses afin de susciter des vocations. Pendant les vacances, nous allions dans les écoles et les collèges, nous organisions des camps de vocation, nous visitions les familles et les curés des candidats. Nous menions une vie très simple ; ce n’était pas facile car, en plus de ces voyages fastidieux, nous devions poursuivre nos études de théologie. Mais le Seigneur des Missions a béni ce travail acharné : cela met de la joie au cœur de voir que certains de ceux que nous avons choisis sont devenus d’excellents prêtres.

Mon expérience au Togo et au Bénin en tant que stagiaire m’a aidé à refléter mon amour pour l’Afrique dans les articles que je publiais à la maison de formation. Puis je fus envoyé en mission en Tanzanie, où je restai 9 ans. Par la suite, je devins à mon tour formateur en Inde et, juste retour des choses, j’accompagnai les jeunes dans leur cursus. Aujourd’hui, je suis en service auprès de la communauté SMA de Strasbourg et je suis aumônier des communautés tamoules de Strasbourg, Colmar et Mulhouse.

[1] Chennai est le nouveau nom de Madras.

Publié le 26 août 2013 par Francis Kalan Madhan