La mission encore aujourd’hui

L’Évangile est arrivé à Bossangoa, en Centrafrique, en 1928 par des missionnaires spiritains français qui ont peu après passé la main aux capucins venus de France et d’Italie en 1939. Les œuvres pastorales et la ferveur des fidèles témoignent encore aujourd’hui de la réussite de cette grande mission. En vue d’assurer l’enracinement de cette œuvre missionnaire, une politique d’éveil à la vocation sacerdotale et religieuse a été lancée. De jeunes hommes et femmes ont été accompagnés et suivis dans leur désir de se consacrer au service de l’Église. Certains sont devenus missionnaires dans des congrégations religieuses. D’autres ont intégré le clergé diocésain.

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Mgr Nestor Désiré Nongo Aziagbia, Évêque de Bossangoa (Centafrique)
Photo famillechretienne.fr

Le Diocèse de Bossangoa et ses perspectives

Depuis la dernière crise militaro-politique dont les conséquences continuent à se faire durement sentir, le diocèse de Bossangoa est un véritable chantier où tout revêt un caractère prioritaire. Une priorisation s’impose pourtant. Au-delà des divers projets de développement, je sollicite l’assistance financière nécessaire à la réhabilitation du couvent de Taley et la prise en charge des séminaristes.

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Le petit séminaire de Bossangoa
Photo N. Nongo Aziagbia

Dans cette perspective, le retour des religieuses à la paroisse Saint Charles Lwanga de Taley garantit un meilleur suivi de la politique diocésaine dans les domaines de la santé et de l’éducation. Aussi la réhabilitation du couvent permettra au diocèse d’offrir aux religieuses un cadre adéquat en vue de leur nouvelle mission au profit de la population. Au terme de plusieurs requêtes, j’ai enfin obtenu la disponibilité des Missionnaires de la Miséricorde et de la Charité du Nigéria dont les religieuses sont prêtes à relever ce défi d’évangélisation en contexte post-conflit. La réhabilitation du couvent reste l’unique obstacle qui se dresse contre ce projet. Toutefois, avec votre aide et votre générosité, nous pouvons donner de l’espoir aux enfants de Taley et à toutes les personnes qui se sentent oubliées par les structures de l’État à court de moyen.

La formation des futurs prêtres

L’avenir du diocèse repose sur des hommes et des femmes au nombre desquels les prêtres jouent le rôle de catalyseurs. En vue de mieux réussir cette mission qui leur incombe, il convient aujourd’hui de leur assurer une formation intégrale et leur transmettre des valeurs inspirées par l’Évangile dans le respect de l’homme et la protection de sa dignité humaine. Le Petit Séminaire Saint Jean Apôtre a été ouvert en 1964 à Bossangoa. Ce creuset prépare des jeunes de la sixième à la troisième en vue de leur orientation au Moyen Séminaire interdiocésain (de la seconde à la terminale) à Bangui. Après le bac, les candidats au Grand Séminaire suivent une période de discernement au Séminaire propédeutique de Bangui-Bimbo.

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Le petit séminaire de Bossangoa
Photo N. Nongo Aziagbia

Au regard de l’étendue du Diocèse de Bossangoa, qui est de 62 420 km², et des besoins pastoraux, il importe d’investir dans la formation d’un saint clergé, spirituellement et intellectuellement équilibré, qui prenne à cœur son ministère de rendre présent le Christ dans les défis d’aujourd’hui. C’est ainsi que le Diocèse, en dépit de la crise militaro-politique qui a affecté le pays, a rouvert en octobre 2015 le Petit Séminaire Saint Jean qui accueillit dans ses locaux, au pire des conflits, plus de cinq mille déplacés.

Cette exigence de formation s’accompagne de la nécessité de créer un cadre approprié au plan spirituel, pastoral, intellectuel et humain. Il convient d’inculquer dès maintenant aux jeunes en recherche le goût de Dieu. Dans cet environnement spirituel, ils apprennent à développer une foi solide et à approfondir le sens de l’Église. Comme le rappelait saint Jean-Paul II, « la formation spirituelle constitue l’élément le plus important de la formation sacerdotale ». Ainsi, le candidat modèle sa personnalité de façon à en faire un pont et non un obstacle pour les autres dans la rencontre avec Jésus Christ. Tendre vers le Seigneur, le connaitre et l’aimer de tout son cœur, tel est l’horizon de la vocation du candidat.

Pour cette année académique, le Diocèse de Bossangoa peut se réjouir de la générosité de près de cent jeunes qui se préparent au ministère sacerdotal. En effet, il en compte 67 au Petit Séminaire Saint Jean, 10 au Séminaire interdiocésain de Bangui, 2 au Séminaire propédeutique, 6 en philosophie au Grand Séminaire Saint Marc de Bangui-Bimbo, 4 en théologie dans la même institution et 2 en dernière année de théologie au Séminaire provincial Paul VI à Douala, au Cameroun.

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Le petit séminaire de Bossangoa
Photo N. Nongo Aziagbia

La formation globale des séminaristes est un investissement qui pèse sur le budget du diocèse. En effet, la prise en charge annuelle d’un séminariste varie entre 700 € au petit séminaire et 1 400 € dans les autres cycles de formation. En ce qui concerne l’amélioration du cadre de vie, le Petit Séminaire Saint Jean, 52 ans après sa fondation, nécessite certains travaux de rénovation car il a connu d’importantes dégradations liées à son âge et à l’occupation des déplacés qui fuyaient la guerre civile. Le diocèse a déjà mobilisé 25 000 € pour la réhabilitation du bâtiment principal. Par ailleurs nous sommes encore à la recherche de 15 000 € pour finaliser les travaux des annexes qui abritent la bibliothèque, la cuisine et un atelier.

Nous avons besoin de votre aide.

Aussi je lance cet appel à ceux qui souhaitent contribuer à la formation des futurs prêtres dans le diocèse de Bossangoa. Tout geste en faveur de la prise en charge des séminaristes participe à l’engagement missionnaire des donateurs en vue de pourvoir une jeune Église des pasteurs dont elle a besoin. Afin de mettre en œuvre de ces deux projets, je sollicite la somme de 36 200 € pour la réhabilitation du couvent et 690 € pour la prise en charge annuelle d’un séminariste. Ce montant est à multiplier par le nombre des 90 séminaristes du Diocèse de Bossangoa.

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Couvent dans le diocèse de Bossangoa
Photo N. Nongo Aziagbia

Vous pouvez envoyer vos dons aux
MISSIONS AFRICAINES
4 rue Le Nôtre
67000 STRASBOURG
Un reçu de déduction fiscale vous sera établi à votre demande.

Par la grâce de Dieu, je vous exprime d’ores et déjà toute ma gratitude pour votre générosité.

Mgr Nestor Désiré NONGO AZIAGBIA sma est Évêque de Bossangoa

Publié le 29 mars 2017 par Nestor Nongo Aziagbia