La participation à l’aide au développement de l’Afrique Noire

Introduction
Nous nous proposons d’aborder dans cette réflexion la question de la participation dans les démarches de développement dans les pays du Sud. Cette question est vraiment capitale car elle met en adéquation les besoins des populations ciblées, les acteurs et les différents projets de développement. La participation est vraiment un concept clé, car personne ne peut développer un milieu donné mieux que les populations concernées. C’est une approche alternative de la culture qui fait appel à la collaboration, à l’estime, à l’appropriation et à la confiance. Notons aussi que le manque de participation a été à la base des échecs dans beaucoup de projets de développement imaginés en haut lieu, c’est-à-dire par les experts qui ne se donnent pas la peine de prendre en compte les contingences du terrain.

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Transport en Centrafrique.
Photo Paul Cyriaque Semaporo

Les questions qui nous préoccupent sont de savoir comment mettre en évidence, à tous les niveaux, le degré de participation entre les différents acteurs depuis la conception jusqu’à la réalisation et l’évaluation d’un projet de développement. Qui sont les acteurs qui entrent en jeux dans une telle chaîne ? Nous ressentons le besoin de tracer un petit cadre historique afin de faire ressortir quelques mots clés et situer notre travail.

Nous sommes à la fin des années 1990. Dans les pays du sud, la pression de la société civile fait accepter les normes humanitaires [1]. La famine, les maladies, la perte des vies humaines, la pauvreté extrême, c’est la bataille en face de nous et l’histoire [2]. Pendant cette décennie, de nombreux combats et luttes pour la justice sociale laissent la place à une politique sociale que les états doivent mener, celle qui s’occupe des besoins des populations surtout les plus défavorisées.

[1] Mary Kaldor, Global Civil Society, 2003, p. 132.

[2] Cf. la préface de Bono du livre de Sachs, The end of Poverty, 2004.

[3] Organisations Non Gouvernementales.

[4] Korten 1997.

[5] Jean-Pierre Olivier de SARDAN, op. cit., p731.

[6] Marilou MATHIEU, op. cit., p.344.

[7] Stéphane de TAPIA, op. cit., p.96.

[8] Jean-Pierre Olivier de SARDAN, op.cit., p. 738.

[9] Jean-Pierre Olivier de SARDAN, op.cit., p. 740.

[10] Méthode Accélérée de Recherche Participative.

[11] Maya LEROY, op. cit..

[12] Cf. Progress in Development studies, 2001, 1, p. 221.

[13] Sylvie BRUNEL, op. cit., p.183.

[14] Jean-Pierre Olivier de SARDAN, op. cit., p. 742.

[15] Olivier de SARTAN, op. cit..

[16] Programme des Nations Unies pour le développement.

[17] Cf. www.undp.org/2011-human-development..., 2 Novembre 2011 – Copenhague.

[18] Sylvie BRUNEL, op.cit., p143.

Publié le 4 mars 2013 par Alain Florent Bikini Musini