La S. M. A. et l’avenir de la planète

En novembre 1999 (oui, déjà !) notre Société S. M. A. a publié un document très complet et détaillé. C’est le bulletin n° 106, intitulé « Manuel pour Promoteurs de justice et paix » (que nous sommes censés être tous). Il anticipe, dans son ensemble et dans bien des détails, la belle encyclique « Laudato si » que nous venons de recevoir du Pape François et qui pourra être une mine appréciable pour notre pastorale.

Je peux résumer ce long et beau document en disant qu’en face du désastre qui menace notre planète, le Pape François nous désigne l’ennemi à combattre. Il se nomme : « le consumérisme ». L’évangile nous a toujours indiqué cet adversaire. Notre malheur est que nous vivons dans des société de consommation et nous oublions que l’excédent de richesses matérielles à notre portée nous est fourni par un défaut des même richesses dans d’autres continents, pour des populations beaucoup plus nombreuses. La menace des attaques terroristes n’est-elle pas un grand moyen par lequel la Providence nous offre de retrouver « la joie de l’Évangile » par le culte de la décroissance ?

Puis que l’on parle de « consommation », il est bon de réfléchir sur notre régime alimentaire. J’ai quelque scrupule à aborder ce sujet. Car je sais que dans les cultures d’Alsace et de Lorraine, la viande et la charcuterie ont une place importante. Sans doute. Mais il s’agit de savoir où est la priorité. Il y a des choix à faire.

Les raisons de supprimer ou de diminuer notre consommation de viande sont nombreuses. Certaines d’entre elles sont indiquées dan le Bulletin n° 106 de la SMA, de novembre 1999. Les voici. L’élevage des bovins est une catastrophe écologique. Car il nécessite une consommation excessive de terrain, d’eau et d’énergie. De plus, il est la cause d’une production importante de méthane, qui contribue à « l’effet de serre ». J’ajoute que, lorsque cet élevage, comme d’ailleurs celui des volailles ou autres animaux, est réalisé de façon industrielle (cf. la ferme des « mille vaches »), il faut s’attendre à des conséquences néfastes pour la santé de ces animaux… L’encyclique nous fait comprendre qu’il ne s’agit pas, pour l’Humanité, de dominer la Nature, mais de vivre en elle, comme compagne des autres animaux et végétaux.

Le document SMA que j’ai cité parle aussi d’autres moyens de protéger la nature : lutte contre le gaspillage, recyclage, plantation d’arbres, covoiturage etc… Cela vaut la peine d’y réfléchir, individuellement et en communauté !

Publié le 5 février 2016 par René Soussia