Le 1er mai : sangliers à la broche au Zinswald

Plus de 300 personnes se sont retrouvées au Zinswald pour la fête du sanglier. L’association « Avenir du pays Bona », présidée par Joseph Eschlimann et dont le président d’honneur est le Père Jean-Paul Eschlimann, est connue dans la région et au-delà. Il est à noter que cette association fait preuve de solidarité : de nombreux bénévoles sont mobilisés et militent pour une clinique située en pleine brousse. Située à Tankesse en Côte d’ivoire, à une distance de près de 300 kilomètres d’Abidjan, cette clinique est en cours de restauration grâce à la générosité de multiples donateurs.
Une extension, comprenant une maternité et un service de pédiatrie, est actuellement en construction. Un cofinancement entre l’ambassade du Japon en Côte d’Ivoire, l’association de gestion de la clinique et Avenir du pays Bona, permettra l’achèvement des travaux. Les responsables de la clinique et les malades sont reconnaissants envers les personnes qui témoignent de cette solidarité spontanée à leur égard.

Partage et solidarité
Une messe festive et très vivante a donné le coup d’envoi de la journée. La messe a été célébrée par le Père Jean-Paul Eschlimann, concélébrée par le Père Lucien Derr, responsable des lieux, ainsi que tous les pères missionnaires résidant au Zinswald et ailleurs. Ont pris part à cette fête, l’archiprêtre de Sarrebourg Paul Baillot, l’abbé Joseph Schlosser, ainsi que de nombreux prêtres et le diacre Jean-Paul Fischer. Le Père Jean-Paul Eschlimann, lors de son homélie a mis l’accent sur le partage et la solidarité entre humains. « Mettre l’humanité malade debout, la libérer de ses blessures, ne pas se dérober, être solidaires » a été son message.

Ukulélé et guitares, chants de l’association Matagi Ofa et les chants africains de la part des Ivoiriens ont contribué à la beauté de ce magnifique office sortant de l’ordinaire. Cela s’est déroulé dans la petite chapelle du Zinswald, bondée de fidèles. Ayant passé une partie de sa vie à Tankesse en tant que missionnaire, le Père Jean-Paul Eschlimann est et restera l’ami des Ivoiriens. Il a conclu l’office par cette belle phrase : « L’amour qui engendre la fraternité crée des chaînes ». Martin, un Ivoirien demeurant à Paris avec sa famille, a pris la parole en soulignant l’importance de ce que les Missions Africaines et les associations font en faveur du peuple ivoirien pour sortir de la précarité, en venant en aide aux plus démunis.

Un succès pour les gourmands
Ce moment a été l’occasion de réunir toute l’assistance et de lui faire déguster du sanglier préparé par des spécialistes, le tout dans une atmosphère joyeuse où chants, danses wallisiennes et africaines se sont relayés. Les pâtisseries préparées par des bénévoles et des bienfaiteurs ont été proposées aux personnes présentes. Les bénéfices ont été réalisés en faveur des Missions Africaines du Zinswald et la clinique de Tankesse.

Avec un succès et une solidarité sans équivoque, le renouvellement de la Fête du sanglier sera, sans aucun doute, maintenu au programme l’an prochain.

Républicain Lorrain du 6 mai 2017

Publié le 22 juin 2017 par Fernande Gérard