Le parcours missionnaire de Jacques

Le Père Jacques Varoqui est né le 15 mai 1948 au foyer d’Anne-Marie et Aloyse Varoqui à Briançon. Il est l’aîné d’une fratrie de trois : Jacques, Martine et Jean-Michel. Le papa étant militaire, la famille voyagera beaucoup. Jacques fera ses premiers pas sur la terre africaine au Sénégal. Peut-être a-t-il trouvé là sa vocation missionnaire ?

Ses études secondaires se feront au sein des Missions Africaines, mais il dut faire deux années de mise à niveau au grand séminaire de Faverney, en Haute Saône, qui était séminaire de Philosophie pour le Diocèse de Besançon et comprenait une section « Vocations d’Aînés ». Ce fut le tremplin vers le doctorat ! L’année scolaire 1967-1968 a été consacrée au Noviciat : année de formation à la spiritualité SMA.

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Le Père Jaques Varoqui à sa table de dessin.
Photo sma strasbourg

J’ai connu Jacques lorsqu’il commençait ses études de philosophie à Strasbourg, alors que je terminais la théologie. Nous logions à la rue Le Nôtre en attente de l’ouverture du Foyer des étudiants du Doernelbruck, qu’il fréquenta jusqu’en 1975. Il fut ordonné prêtre le 7 septembre 1974 à L’Hôpital.

De 1975 à 1978, il était à Sinématiali, diocèse de Korhogo, au nord de la Côte d’Ivoire. Avec le Père Jean Greter, il lança l’idée d’une nouvelle église, l’ancienne étant trop petite. Lui-même en fit les plans et lança les fondations. En mars ou avril 1978, il rentra pour son congé normal. Je l’ai remplacé à Sinématiali où je suis resté 7 ans.
Ce sont les Frères Jean-Paul Baumann et Léon Widloecher qui ont mené le chantier de main de maître. C’est une église spacieuse de 1000 places, lumineuse et priante, sous le patronage de Sainte Odile. On y compte pas moins de 140 sculptures et bas-reliefs réalisés par un artiste sénoufo musulman du nom de Kolo. Pour l’inauguration en 1981, Jacques avait peint un magnifique triptyque qui orne le chœur : le baptême de Jésus, sa transfiguration et les disciples d’Emmaüs. Il a laissé sa griffe dans bien d’autres églises ou chapelles, comme celles du Centre Wolff à Ferké ou de la Maison Régionale à Offiakaha. Il retournera en pays sénoufo, dans le nord de la Côte d’Ivoire, à Komborodougou, de 1987 à 1990.

Tout en reprenant des études en vue du doctorat, qu’il obtiendra avec l’habilitation dont il était fier, il sera successivement curé de la paroisse du Christ-Roi de Bischheim, responsable de la chapelle des Missions Africaines à Haguenau et prêtre coopérateur pour la communauté de paroisses de Schweighouse-sur-Moder.

Jacques était un artiste au sens propre et figuré du mot. Son look en était la preuve. Il avait suivi des cours aux Arts-Déco. Peintre et dessinateur de grand talent, il aimait l’architecture et l’archéologie : il a visité toute l’Europe, et même au delà. Il emmenait souvent ses parents avec lui. Il ne dédaignait pas de gratter la guitare et de chanter du Brassens, et bien d’autres. Parmi ses plus belles réalisations, nous lui devons « l’Espace Africain », à Haguenau, avec des objets de grande valeur.

Publié le 26 août 2013 par Jacques Noirot