Le Père René Soussia se souvient.

Au début de sa vie en Afrique, Jean a eu des problèmes de santé avec l’eau, jusqu’au jour où il décida de ne boire que de la bière.

Il fut un grand constructeur. Entre Pagala et Sotuboua, on peut voir de nombreuses chapelles construites par lui pour des stations de brousse, bâtiments simples, mais de bon goût. Il participait lui-même à la construction, par exemple en pliant les fers à béton. Il a été apprécié de la population pour toutes ces constructions, particulièrement pour l’édification d’un pont sur l’Anié, pont qui a désenclavé la région occidentale.

Ce souci des intérêts de la population l’amenèrent un jour à prévenir le Président Eyadema de la présence d’un éléphant solitaire dans un bosquet proche de Blitta. Il savait que le président aimait chasser. Il lui demanda donc de venir lui-même abattre l’animal. Ce qui fut fait. « Et j’ai mangé de cet éléphant », aimait dire le Père Jean.

Il avait aussi le souci de la formation culturelle de la population. Il construisit des foyers culturels pour des conférences et projections de films. Je dois dire pourtant qu’il n’avait pas le sens de l’inculturation, comme le montrent ses majorettes et ses fanfares.

Publié le 14 février 2017 par René Soussia