Les 60 ans de sacerdoce du P. Louis Kuntz

Le Père Louis Kuntz a fête ses 60 ans de sacerdoce le 13 mars 2016 en l’église le Bilwisheim, où il a exercé ces 20 dernières années.

Ce fut l’occasion de revenir sur le fil de sa vie. Louis Kuntz est né en janvier 1930 à Sélestat. Orphelin de père à l’âge de trois ans, il a grandi avec ses deux frères. À sept ans, il chantait dans la chorale des Franciscains. Sa vocation de prêtre missionnaire s’est révélée à cette époque. Quand la guerre éclata en 1939, il échappa à la « jeunesse hitlérienne » en fréquentant l’école communale.

Il aimait les sciences, et particulièrement les mathématiques, mais, à 15 ans, il était loin de posséder le niveau pour entrer dans les classes correspondantes. Mgr Durheimer le fit entrer en seconde et sa scolarité fut couronnée par le bac. En même temps, sa vocation s’affirmait, de sorte qu’après un noviciat à Chanly, en Belgique, il entra au grand séminaire en 1952 à Lyon. Il a été ordonné prêtre en 1956 par le cardinal Gerlier et fut aussitôt engagé comme professeur de dogme au grand séminaire. En 1963, il a été nommé professeur au collège Saint-Joseph à Lomé (Togo). Deux ans plus tard, il est revenu en Alsace comme supérieur du Collège des Missions Africaines de 2e cycle au Zinswald. En 1968, il a été élu pour aller à Rome comme « conseiller général de la province de Strasbourg ». Il a voyagé dans de nombreux pays, jusqu’au Canada. En 1980, il a été nommé supérieur du foyer des Missions Africaines à la Robertsau. À partir de là, il a rendu des services dans les paroisses de la région, notamment à Reischstett. En 1996, il a été nommé curé de Bilwisheim, où il a fêté son Jubilé sacerdotal, entouré par le Père Jean-Marie Guillaume, supérieur du District des Missions Africaines de Strasbourg, et le chanoine Jean-Luc Lienard, vicaire général.

Tous les prêtres et diacres de la communauté de paroisses et ses amis étaient là. À la tribune, les chorales réunies ont solennisé l’office en formant un dialogue musical remarquable avec lui, qui a toujours une bonne oreille et une belle voix de ténor. Le maire de Bilwisheim, Patrick Denni, lui a rendu un vibrant hommage et le Père Louis a été applaudi par toute la nef.

[A.S. dans les DNA du 25 mars 2016

L’homélie de circonstance du Père Louis

Aujourd’hui, cinquième dimanche du Carême de l’année C, l’Église nous invite, comme chaque dimanche, à nous arrêter et à réfléchir à trois textes de la Bible fort intéressants. C’est donc ce que je vais faire, mais évidemment à ma manière. De même qu’un chacun écoutera à sa manière à lui. Nous n’avons tous qu’un seul Dieu, mais nous ne le « voyons » évidemment pas tous de la même façon. De l’eau, c’est toujours de l’eau, mais il en existe de fort différentes et certaines sont polluées. Et ainsi de l’image qu’on peut se faire de Dieu et de la religion.

Dans la première lecture, un passage du prophète Isaïe [1], le Seigneur lui a dit : « Ne faites plus mémoire des événements passés, ne songez plus aux choses d’autrefois... [2] » ! Voilà qui commence bien, alors que nous, nous nous sommes mis en tête de fêter un jubilé ! Le souvenir dont il est question ici, dans Isaïe, ne concerne évidemment pas mon jubilé. Il s’agit du souvenir de l’exode, celui de la sortie d’Égypte, un événement autrement plus important qu’une ordination sacerdotale. Mais la leçon reste cependant toujours valable. Dieu nous invite toujours à regarder en avant, jamais en arrière ! Or, vous savez que ce n’est pas tellement dans nos habitudes de faire. Quand je suis arrivé ici, à Bilwisheim, pour la première fois, on m’a dit : a so eschs gewann, un a so blibst ! Autrement dit, ici c’est le passé et la tradition qui font la Loi et non pas l’avenir ! Je ne m’attendais évidemment pas à cela et me suis demandé où j’avais mis les pieds...

Or, qu’on le veuille ou pas, et malgré les slogans aujourd’hui fort à la mode, rien n’est « durable ». D’ailleurs, personnellement je préfère, et de loin, le constat des Bouddhistes qui parlent de l’« impermanence » de toute chose. C’est bien plus intelligent et réaliste que l’affirmation du « durable »... Aujourd’hui, la « durabilité » me fait penser à celle de la Centrale de Fessenheim qu’on veut voir disparaître ! Et évidemment aussi à la mienne (plus vieille que Fessenheim) qui a envie de rester et de durer encore longtemps ici...

Pour remédier à l’usure du temps, le Deutéronome a rappelé les hauts faits de Dieu afin de rafraîchir la mémoire et replacer le peuple dans l’état d’esprit qui était autrefois le sien. Et pour réussir la chose, il a même institué [3] une obligatoire relecture de la loi tous les sept ans. Celle-ci devait se faire, à l’occasion de la « fête des Tentes » (après la rentrée des récoltes), en public, devant tout le peuple, jeunes et vieux, hommes et femmes, enfants et étrangers, dans le but de maintenir vivante la « crainte » de Dieu »... Cette « crainte » n’était normalement pas synonyme de peur, d’effroi ou de terreur, mais signifiait respect et enthousiasme face aux merveilles de Dieu.

Or, comme le temps ne cesse de s’écouler comme l’eau des rivières, il y avait un régulier glissement des hommes vers l’oubli. Et c’était donc, chaque fois, un peuple oublieux ou « nouveau » qui écoutait la relecture septennale... Pour être complet, je dois même ajouter que, pour bien gouverner son pays, le roi devait, non pas copier, mais réécrire personnellement, de sa main, ce texte de la loi, sous la dictée d’un prêtre, avec l’obligation de le relire tous les jours, afin qu’il évite l’orgueil et ne s’écarte ni à droite ni à gauche de ce que Dieu demande [4]. Comme quoi, à l’époque, il y avait déjà en politique la droite et la gauche… Tiens, ce serait bien drôle si nos politiciens étaient simplement obligés de relire tous les jours leurs promesses électorales !

Mais malgré toutes ces mesures, la situation politique d’Israël ne cessait de dégénérer. Les nouvelles générations s’émancipaient de plus en plus. Les autorités avaient beau faire, il était impossible de restaurer la fidélité d’autrefois. Une rivière ne remonte pas vers sa source. Et il en va encore aujourd’hui ainsi, même pour l’Église ! L’authenticité semble être derrière elle. Dans une fidélité au texte, la répétition du même… C’est tout au moins ce que pensent les intégristes. J’ai parfois l’impression que l’Église ressemble à une vieille bouteille de bon vin dont tout l’esprit et l’arôme se sont évaporés... Bref, comme disait le prophète Isaïe tout à l’heure, les chacals et les autruches sont plus fidèles à Dieu que les hommes...

La deuxième lecture du jour est l’extrait d’une lettre que saint Paul a adressée aux Philippiens, dans laquelle il distingue la Loi de Moïse et la foi qui l’unit au Christ. Une distinction qui me pousse à traduire la chose en une parabole, suite à une expérience dont j’ai été le témoin. Quand j’étais à Rome, un ami et collègue américain qui circulait en voiture en ville a eu un accident. Passant au feu vert, il a embouti la voiture d’un Italien qui était passé au feu rouge. Expliquant à un policier qui est intervenu comment la chose s’était passée, ce dernier lui a répondu : « Monsieur, ce n’est pas parce que vous passez au feu vert que vous avez le droit d’emboutir une voiture qui passe au feu rouge. » Et pan ! Il ne s’attendait pas à cela... Autrement dit, il y a la loi et l’observation de la loi, ce qui n’est pas forcément la même chose. Il faut absolument savoir distinguer, discerner, ne pas confondre la « lettre » de la loi avec l’« « esprit » de la loi. Et ici, aujourd’hui, pour nous, en ce qui nous concerne, distinguer la loi de Moïse d’avec la loi du Christ.

Dans toute loi il y a, d’un côté, la lettre, et de l’autre l’esprit. Et, comme dit, les deux ne s’accordent pas forcément... Plus la lettre compte, plus on a affaire à des gens profondément bêtes, qu’il s’agisse de l’autorité qui promulgue les lois ou de ceux qui sont d’accord avec la lettre de la loi parce qu’ils pensent y trouver la sécurité dont ils rêvent. Il faut des lois, c’est évident, mais la lettre de la loi ne peut avoir le dernier mot... En France, un pays qui se veut intelligent, nous passons souvent, malheureusement, pour des champions de la lettre...

A l’opposé, le Christ a tenu compte de l’« esprit » de la loi, pas de la « lettre ». Il a dit que le sabbat était fait pour l’homme et non pas l’homme pour le sabbat [5]. Et il a prouvé la chose à maintes reprises. C’est ainsi qu’un jour il a ordonné à un malade qu’il avait guéri de prendre son brancard et de rentrer chez lui, alors que c’était un jour de sabbat et que, de ce fait, il n’avait pas le droit de travailler et donc de porter une charge (son grabat) pour rentrer chez lui !

En fait, pour résumer la situation, Jésus passait pour être l’ami des pécheurs et des publicains, ce qui était largement suffisant pour scandaliser tous les bien-pensants, toutes les personnes qui se prenaient ou croyaient meilleures que les autres... L’Évangile du jour illustre d’ailleurs parfaitement la chose. Si la loi de Moise exige la lapidation de la femme prise en flagrant délit d’adultère, lui, le Christ n’est pas du tout de cet avis et le fait savoir.

Bref, il ne faut pas s’étonner si les juifs - tout au moins les plus fidèles à la lettre de la Loi - ont exigé la mort du Christ... Autrement dit, il est mort sur la croix par fidélité à l’Esprit de Dieu, par amour pour tous les hommes sans aucune exception. Oui, la différence entre la lettre et l’esprit est même une chose tellement évidente, pour tout le monde et pas seulement pour les chrétiens, qu’on en trouve une expression dans le dicton italien « Vietato, ma possibile » qui affirme qu’une lettre peut toujours être dépassée ou que ce qui est interdit peut être possible. Adage ou proverbe que je me suis empressé d’inscrire, en exergue, dans mon livre de Droit Canon... Reste évidemment à découvrir et à comprendre l’« esprit » d’un texte ou d’une lettre, ce qui est un tout autre problème.

De la troisième lecture du jour, celle de l’évangile selon saint Jean [6], j’ai déjà dit un mot. Et là, à ce sujet, je voudrais vous renvoyer à un petit livre intitulé Jésus et Mahomet qui a été écrit par un auteur musulman, Mark Gabriel, un ancien professeur d’histoire de l’islam à l’Université AI-Azhar, au Caire, la plus prestigieuse université du monde arabe, « la plus haute autorité de l’islam sunnite ». A 12 ans, l’auteur en question connaissait déjà tout le Coran par cœur. Mais plus tard, jeune adulte à l’université, il a été choqué par un de ses professeurs qui demandait à ses élèves d’écouter, d’obéir et de ne surtout pas poser de questions ! L’auteur n’a pas supporté la chose. Que vaut, en effet, un enseignement dans ces conditions-là ? Et cela compte évidemment aussi pour nous, à l’église où les fidèles devraient toujours pouvoir poser des questions au prédicateur, serait-ce par écrit pour ne pas perturber l’auditoire. Ce différend l’a finalement poussé à quitter l’islam et à se convertir au christianisme... Je passe sur les circonstances rocambolesques qui lui ont permis d’échapper à la mort et de quitter l’Égypte... Dans le livre en question, l’auteur, entre autres faits, compare les façons de faire de Jésus et celles de Mahomet, avec, justement, le « jugement de la femme adultère », le texte de l’évangile d’aujourd’hui. La mise en parallèle des deux récits, de l’évangile du jour avec une histoire couramment citée dans l’enseignement islamique, veut montrer la différence qui existe entre la miséricorde dont a fait preuve Mahomet et celle qu’a montrée le Christ. Voici ce texte.

Une femme vint dire à Mahomet : « J’ai commis l’adultère, purifie-moi ». (En fait elle voulait que Mahomet la punisse afin qu’Allah lui pardonne son péché et la laisse entrer en paradis.) Mahomet lui répondit : « Va-t’en jusqu’à la naissance de l’enfant ». Après avoir mis l’enfant au monde, elle revint avec l’enfant et dit : « Voici l’enfant que j’ai mis au monde ».Mahomet répondit : « Va-t’en et allaite-le jusqu’à ce qu’il soit sevré ».
Une fois sevré, elle vint vers Mahomet avec l’enfant qui tenait un morceau de pain dans sa main. (L’enfant devait avoir deux ans, selon la durée prescrite par le Coran pour l’allaitement.) La femme dit : « Messager d’Allah, le voici, je l’ai sevré et il mange de la nourriture solide ». Mahomet donna l’enfant à un musulman, et prononça ensuite la sentence. La femme fut enterrée dans un fossé jusqu’à la poitrine et lapidée [7]... (C’était évidemment pour son bien, pour son salut, pour qu’Allah lui pardonne et qu’elle puisse entrer en paradis !)

Je n’ai pas besoin de vous faire un grand dessin pour vous démontrer la différence qui existe entre la notion de « miséricorde » telle qu’elle est comprise et pratiquée par le Christ et celle telle qu’elle est vue et comprise par Mahomet... Et encore, je m’excuse, il faut dépasser la lettre et les faits et voir comment la chose est comprise, de part et d’autre, par les musulmans et par les chrétiens... A titre de comparaison, quand je suis arrivé dans l’actuel regroupement des paroisses, les fidèles m’ont demandé si j’acceptais de faire une cérémonie pénitentielle, avec absolution collective, ce qu’alors on avait le droit de faire mais que mon prédécesseur n’avait jamais fait. J’ai répondu que oui, bien sûr, si tel était leur désir. Et le jour de la célébration du sacrement de réconciliation - était-ce la nouveauté de la chose qui attirait ? - l’église de Mittelschaeffolsheim était pleine à craquer...
Par la suite, cela a été refusé et des fidèles, étonnés, m’ont demandé si l’absolution que j’avais alors donnée et qu’ils ont reçue était valable ou pas ! Si elle l’était, pourquoi ne pas continuer. Si, par contre, elle ne l’était pas, il doit y avoir un problème quelque part. Ce qui m’a fait penser à la différence d’agir du Christ et de Mahomet. Le Christ a pardonné sans problème, mais Mahomet pensait que Dieu ne pardonnerait pas à la femme pécheresse s’il ne la punissait pas auparavant. L’indulgence de Dieu, ça se paye. Or, combien de chrétiens n’en sont-ils pas restés à ce stade-là ?

Le problème de l’« indulgence » dont Dieu fait preuve, voila un épineux sujet qui a fort secoué les Églises ! Concrètement, que faut-il faire ? On l’achète, on la mérite ? Commet la gagne-t-on ? Peut-être qu’au lieu de se faire lapider, la femme en question aurait pu se proposer pour coucher avec Mahomet ! Faisant exception à la règle qui veut qu’un musulman n’ait pas plus de quatre femmes à la fois, Mahomet avait le droit d’en avoir autant qu’il en voulait. A sa mort il a laissé neuf veuves auxquelles il avait d’ailleurs interdit de se remarier [8].

L’Église célèbre actuellement l’année de la miséricorde de Dieu. Je préfère parler de la « miséricorde » de Dieu que de son « indulgence ». Reste cependant à s’entendre sur le sens exact de ce mot puisque, comme nous venons de le voir, cette « miséricorde » ne s’exerce pas de la même façon dans tous les monothéismes. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, dans l’islam et le Coran, il est souvent question de la « miséricorde » de Dieu. Dès le premier verset du Coran, il est affirmé que Dieu est miséricordieux. L’adjectif « miséricordieux », « rahman rahim », est même répété 113 fois dans le Coran !

Nous, aujourd’hui, en cette « année de la Miséricorde », nous nous plaisons à répéter que le mot « miséricorde » vient de « misère » et de « cœur », mais ce mot dit bien plus que cela. L’étymologie du mot « miséricorde » provient, aussi bien pour les hébreux que pour les arabes, d’un mot qui signifie l’« utérus » ou les « entrailles maternelles » de Dieu qui, de ce fait, devient, d’une certaine façon, féminin… En fait, Dieu n’est pas plus masculin que féminin. Parler des entrailles de Dieu qui s’émeuvent pour les hommes qu’il comble de ses tendresses n’est pas absurde.
Quitte à analyser le sens exact des mots dont le sens évolue avec le temps, on peut rappeler, qu’hier, au Moyen Âge, on appelait « miséricorde » un poignard qui menaçait et forçait un ennemi à « demander grâce », et que recevoir un coup de poignard, un « coup de grâce », c’était pouvoir mourir et ne plus souffrir. Autrement dit, voilà de bizarres interprétations de la « miséricorde » qu’à l’aide des hommes Dieu peut leur manifester !
Pour revenir au début, initialement, la « miséricorde » est l’image maternelle de la tendresse de Dieu. Isaïe nous dit de la part de Dieu : « Une femme oublie-t-elle son nourrisson, cesse-t-elle de chérir le fruit de ses entrailles ? Même s’il s’en trouvait une pour l’oublier, moi (dit le Seigneur), je ne t’oublierai jamais [9] ». Voilà ce qu’il nous faut retenir. Et on peut se demander si l’islam ne s’est pas, paradoxalement, d’autant plus inspiré de cette image maternelle de Dieu provenant de l’Ancien Testament, que, parmi les 99 noms de Dieu dans le Coran, on ne trouve pas celui du « Père « ...

Mais il faut que je m’arrête. On pourrait continuer encore longtemps à parler de ce sujet. Les mêmes mots, les mêmes « lettres » ou textes ne font pas nécessairement référence à la même inspiration, au même esprit. Comme on vient de le voir, même le mot « miséricorde » et sa référence maternelle ne font pas forcément référence à la même réalité. Et c’est bien là, à mon avis, la cause des divisions qui séparent les croyants et les religions entre elles ! C’est celle de la dislocation grandissante de nos sociétés. « Traduttore, traditore », disent les Italiens : tout traducteur est finalement, qu’il le veuille ou non, un traître ! Ce n’est pas pour rien qu’hier il était interdit de traduire la Bible ou le Cora, et qu’à partit des traductions, des questions se sont posées et que l’unité initiale s’est effritée…

Hier on parlait latin et les gens qui n’avaient pas fait beaucoup d’études suivaient. Aujourd’hui, on parle français mais c’est trop souvent devenu pour les gens du chinois. Ce qu’on dit est important, mais ceux à qui on le dit est encore plus important... Comme dit, le Christ ne s’est pas incarné pour parler aux chacals et aux autruches ! Arrivé en Afrique, il fallait commencer par apprendre la langue du pays... C’est seulement après que l’Église a pu trouver des vocations qui ont accepté de servir leurs frères, jusqu’à venir ici en France...

Saint Pierre et l’Église ont reçu le pouvoir des clés [10], mais ce pouvoir n’existe plus si les serrures ont été changées et que, de part et d’autre, on reste sourd à l’Esprit de Dieu. Dieu respecte la liberté des hommes, il ne force pas les portes, il n’entre pas chez nous par effraction et n’utilise pas de passe-partout...

[1] Is 43, 16-21.

[2] Is 43, 18.

[3] Dt 31, 9-13.

[4] Dt 17, 20.

[5] Mc 2, 27.

[6] Jn 8, 1-11.

[7] TL 3227-040.

[8] C. 33, 6 et 52.

[9] Is 49, 15.

[10] Cf. Mt 16, 19 // 18, 18 et Jn 20, 23.

Publié le 23 août 2016 par Louis Kuntz