Liens de solidarité entre le Zinswald et Tankessé

L’association « Avenir du pays Bona » a organisé sa cinquième fête du sanglier au Zinswald, chez les Pères missionnaires. Les bénéfices collectés permettront d’offrir des soins à la population de Tankessé, en Côte d’Ivoire.

Les membres de l’association « Avenir du pays Bona » ont une fois de plus fait preuve de solidarité. Dans les locaux du Zinswald occupés par les Pères missionnaires sous la responsabilité du Père Lucien Derr, 245 personnes ont pris place. Elles ont ainsi répondu à l’appel de l’association présidée par Joseph Eschlimann et son frère, le Père Jean-Paul Eschlimann, président d’honneur. Toutes les personnes présentes s’étaient déplacées dans un but d’entraide et de générosité en faveur de la population de Tankessé, en Côte d’ivoire. La mobilisation est en hausse d’année en année, ce qui est représentatif de l’implication des participants. C’est aussi extrêmement encourageant pour les organisateurs qui ne ménagent ni leur temps, ni leurs efforts.

En matinée, dans la petite chapelle, de très nombreux fidèles ont assisté à une messe célébrée par le Père Jean-Paul Eschlimann, assisté des Pères missionnaires et de Jean-Paul Fischer, diacre. Lors de son homélie, le Père Eschlimann a mis l’accent sur la nécessité de partager. « Partager, donner, dit-il, provoque infiniment plus de plaisir et de bonheur que recevoir ». Lui, mieux que quiconque, est au courant de la situation. Il a vécu de nombreuses années au service des Ivoiriens, principalement auprès de la population de Tankessé, enseignant la foi et partageant leur vie.

Des sangliers rôtis à la broche par des experts, ainsi qu’une parfaite organisation de bénévoles, ont contribué à satisfaire les convives qui ont pris place à l’intérieur des locaux et sous tente chauffée par ce temps pluvieux et maussade. Dominique Mutz, pour le côté ludique, a fait deviner le nombre de boutons enfouis dans un bocal de conserve. Les estimations se rapprochant le plus de la réalité permettaient de gagner des paniers garnis ainsi que des tableaux.

Bilan de l’hôpital de Tankessé, Côte d’Ivoire
Des retours positifs sont parvenus aux deux principaux responsables. La qualité des soins s’est nettement améliorée, l’hôpital est bien tenu, la gestion est assurée par une personne de confiance. Les habitants de Tankessé et des petits villages alentours peuvent à présent se faire soigner au plus près de leur lieu de vie. Ce petit hôpital rural totalise 6000 consultations par an, 5000 soins annuels, (paludisme, insuffisance respiratoire, maladies tropicales), 2000 analyses y sont pratiquées. Grâce à la participation financière de l’association, l’hôpital a pu se munir d’un analyseur d’hématologie. Un véhicule ambulance leur a été livré à partir de la France et le carrelage a été refait.

Les Ivoiriens à l’honneur
Cette année, des personnes originaires de Tankesse et résidant en France, ont fait le déplacement jusqu’au Zinswald. Martin Koffi Yao et son épouse Nadya, résidant à Evry, Jacqueline Abran et son époux Gilbert, demeurant à Hellering-les-Fénétrange, le docteur Séverin Koffi, gériatre à Nancy, Timothée Kouassi, consul de Côte d’Ivoire à Paris, Ghislaine Gicquiaud, secrétaire médicale à Nantes, ont été heureux de participer aux festivités.
Vraisemblablement, le bénéfice obtenu permettra de subvenir aux objectifs que l’association s’est fixés : venir en aide aux Ivoiriens afin qu’ils puissent refaire la toiture du petit hôpital situé à Tankessé, mais aussi procéder au remplacement des portes attaquées par les termites. Au fil des ans, et grâce à la contribution des généreux donateurs, l’hôpital dispose à présent d’une structure permettant aux habitants de Tankessé ou vivant à proximité de bénéficier des soins les plus courants.

Républicain Lorrain du 3 mai 2015

Publié le 9 novembre 2015 par Fernande Gérard