Ma formation

Lorsque j’étais au collège, je voulais devenir sage-femme. Pour optimiser mes chances de réussir dans cette voie, je suis entré au lycée Fabert, à Metz, qui était réputé être le meilleur de ma ville pour la filière scientifique.

Après une année en seconde assez difficile, je me rendis compte que les mathématiques, les sciences naturelles et la physique-chimie n’étaient pas mes matières de prédilection. Je m’orientai ainsi vers la filière littéraire, où je me suis finalement réellement épanouie : j’ai eu la chance d’avoir des professeurs impliqués et intéressés à transmettre leur savoir. Je me souviens notamment de ma professeur de français, qui m’a fait découvrir de nombreux auteurs et m’a appris à analyser les œuvres littéraires sous différents angles. Je me souviens également de mon professeur d’anglais, qui m’a fait apprécier cette langue et m’a fait progresser.

Après ces études littéraires, et ne sachant vers quoi m’orienter, je décidai d’intégrer au lycée Georges de La Tour de Metz une classe préparatoire aux grandes écoles, option économie. C’est la voie qui, je le pensais, m’offrirait le plus de débouchés futurs. En fréquentant ce type de structure d’enseignement supérieur, je compris la réelle définition du mot travail : en trois années de lycée réunies je n’avais jamais autant travaillé qu’en classe préparatoire. Cette formation préalable fut difficile, teintée parfois de découragements et de doutes, mais je n’ai pas de regret. Ce fut une période très formatrice : j’ai appris à travailler vite et efficacement. Je ne pensais pas qu’on puisse travailler autant dans une journée. Le rythme soutenu et exigeant propre aux classes préparatoires me permit également de passer d’un niveau d’allemand relativement bas à un niveau quasi bilingue. Il m’arrivait même de penser en allemand alors que je n’étais pas en cours... !

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Le lycée Georges de La Tour à Metz.
Photo Marc Heilig

J’ai ensuite passé les concours aux écoles de commerce et j’ai rejoint la capitale pour continuer mes études supérieures dans l’assurance. Cet enseignement sur Paris m’intéressa mais la différence de rythme me laissait quelquefois un peu perplexe : d’une période où j’avais eu très peu de temps pour moi je passai à un temps où je me retrouvais un peu désœuvrée sans avoir de travail à faire. Heureusement, mon école à Paris donnait la possibilité d’effectuer des stages durant l’été, ainsi qu’un stage de fin d’études finalisant le parcours étudiant. J’ai travaillé d’abord chez AXA, puis chez Aviva. Je suis maintenant en stage de fin d’études dans une grande banque française où j’occupe le poste d’assistante chef de produits.

La vie étudiante n’est plus… Me voilà dans le monde de l’entreprise, avec ses codes, ses usages et son langage. Si la transition n’est pas toujours aisée, je mets enfin mon savoir en pratique. J’espère trouver à l’issue de mon stage un CDI, bien que les postes dans le secteur du marketing et de l’assurance soient rares. Mais je ne désespère pas. De toute façon, si je ne trouve rien, je pourrai toujours me reconvertir. Lorsque je pense au chemin que j’ai parcouru, je suis plutôt contente : j’aurais sans doute pu faire mieux, mais peut-être moins bien. L’important pour moi, aujourd’hui, est de continuer à progresser professionnellement, et aussi de bâtir une vie stable et heureuse.

Publié le 12 novembre 2012 par Claire Germain