Ma rencontre de Taizé à Strasbourg

Thomas Maltey a logé à la maison sma de Strasbourg du 26 décembre 2013 au 1er janvier 2014 à l’occasion des journées européennes de Taizé et a remis ce témoignage quelques minutes avant de quitter la maison.

Cette introduction pourrait sembler un peu abrupte, mais je repars pour Paris dans moins d’une heure, je n’ai pas vraiment le temps de réfléchir à un plan structuré. La meilleure approche me semble donc être celle qui suit un ordre chronologique et je vais tâcher de ne pas oublier des étapes importantes, rédigeant de mémoire quelques lignes.

Pourquoi suis-je allé à Strasbourg ?
C’est l’une des questions à laquelle nous avons eu l’occasion de réfléchir au cours de cette semaine passée à Strasbourg. À dire vrai, je n’en avais pas la moindre idée lorsque je me suis inscrit en temps que volontaire sur le site internet de Taizé. Pour découvrir une autre façon de prier ? Pour rencontrer d’autres pèlerins ? Ou, de manière plus pragmatique, pour faire une pause dans ma vie avant de reprendre la rentrée ? Peut-être un peu tout cela à la fois. Il est vrai que cette rencontre a été réellement l’occasion d’expérimenter tout ceci. Mais la rencontre européenne de Taizé, c’est, de mon point de vue actuel, après l’avoir vécue, bien plus que cela.

Communion
Être volontaire à cette rencontre de Taizé fut ma première expérience de ce genre. Aussi n’ai-je pas encore réellement eu l’occasion d’en faire le bilan, et mes sentiments, mon ressenti, sont encore assez flous. Mais si un mot doit rester de cette rencontre, c’est vraiment le mot « communion ». La première étape en ce sens est, selon moi, être en paix avec soi-même (comment pouvoir être en paix avec les autres autrement ?). C’est la première difficulté que j’ai rencontrée (ne pas se laisser diriger par son ego, ses désirs, etc.) et ce fut également l’un de mes principaux sujets de prière. La seconde étape, après avoir plus ou moins réussi la première (ce n’est jamais parfait, n’est-ce pas ?), fut alors de vivre dans le moment présent. Je ne peux pas être réellement attentif si mon esprit est sans cesse en train de ressasser le passé ou d’imaginer l’avenir. Et là encore, franchir cette étape est extrêmement difficile (mais la voie de la facilité n’a que peu d’intérêt). Bon, toujours est-il que la dernière étape qui, actuellement, me semble importante (tout ceci est naturellement amené à évoluer) est de vivre avec les autres.
Frère Aloïs, dans sa prière du 31 décembre, nous encourageait à vivre pour les autres. Pour ma part, je vais commencer par essayer de vivre avec, on verra ensuite, c’est déjà difficile. Vivre avec ? C’est pour moi et pour l’instant vivre en communion, à savoir non pas seulement être poli, respectueux, mais être attentif à ce qu’ils sont, les accepter comme s’accepter, et imaginer n’appartenir qu’à un seul corps. Cela suppose bien-sûr sans cesse essayer de vivre en meilleure harmonie, et être attentif aux autres.

J’aurais volontiers développé cette réflexion, mais là il est vraiment temps que je parte. Du coup, je veux réfléchir de mon côté, et si cela t’a intéressé, ami lecteur, je t’invite à y réfléchir du tien. Sur ce, bonne année, bonne santé et bon courage !

Publié le 3 avril 2014 par Thomas Maltey