Notre-Dame de Bonne-Fontaine

La surprise était totale en ce 15 août 2011 à Notre-Dame de Bonne-Fontaine lorsque les pèlerins ont vu la fontaine entourée de barrières et la pancarte eau non potable. Que s’est-il passé ?

Dans le cadre de la surveillance des lieux publics, la mairie de Danne-et-Quatre-Vents fait analyser régulièrement l’eau de cette source réputée miraculeuse, en réalité surtout connue pour sa bonne qualité minérale, au point que beaucoup de personnes remplissent des réservoirs pour leur propre consommation. Or un prélèvement opéré début août a révélé lors de son analyse une contamination bactériologique, plusieurs paramètres étant supérieurs à la normale.

Une nouvelle analyse le 22 août a confirmé des anomalies dans le taux des coliformes totaux et des litérocoques. L’origine de la pollution demeure mystérieuse, mais aucun élément ne permet d’établir un lien entre les travaux du chantier LTG, à 250 mètres en amont de Bonne-Fontaine et la contamination de l’eau. Parmi les causes sont aussi citées les abondantes périodes de pluie.

Nous connaissons tous ce petit pèlerinage, situé à quelques kilomètres du col de Saverne. L’origine, dit l’histoire locale, serait liée à des guérisons inexpliquées lors d’une épidémie de dysenterie bacillaire en 1714. Des soldats malades auraient bu de l’eau de la source et leur état de santé serait rapidement redevenu normal. Comme ils avaient trouvé une statuette de la Vierge, un oratoire avait été érigé près de la source.

En 1741, une chapelle le remplace, dédiée à Notre Dame de la Nativité. Des ermites, puis des prêtres diocésains, animent les lieux, avant que l’Evêque de Metz, Mgr Bentler, ne confie, en 1908, le sanctuaire aux Franciscains. Ils sont toujours présents mais leur nombre est réduit au minimum. Il en reste deux. Mais, grâce à des prêtres de passage ou en vacances, les cérémonies sont toujours très belles en ce lieu de prière et de recueillement. La foule est nombreuse lors des fêtes mariales.

dans L’Unioniste n° 4 – 2011

Publié le 3 février 2012 par A. Heller