Nouvelles de famille

A Tioroniaradougou, Côte d’Ivoire
Depuis quelques jours je suis au pays. La traversée de la Côte d’Ivoire de Korhogo à Abidjan, s’est faite sans trop de problème. Les vols vers l’Europe ayant repris, j’ai pu prendre l’avion pour Lyon via Bruxelles. J’ai retrouvé les parents et la famille avec joie. Nous avons passé une année relativement agitée et beaucoup, dans le Sud, ont vécu des événements tragiques. Dans notre région, qui est sous le contrôle des rebelles depuis bientôt 9 ans, il n’y a pas eu trop de tensions.

Depuis le mois d’octobre 2010, il n’y avait plus de courrier. Impossible d’expédier une lettre, bien que la poste soit ouverte. On a connu de nombreuses coupures de courant, de trois à cinq jours, des opérations « ville-morte » durant lesquelles tout était bloqué et, pour finir, il y a eu la fermeture des banques et l’interruption des liaisons entre Korhogo et Abidjan. C’est alors que j’ai envisagé de rejoindre la France en passant par le Burkina-Faso ou le Mali. Heureusement, au début du mois de mai, il était de nouveau possible de voyager sur Abidjan.

Grâce à Dieu, à Tioro, diocèse de Korhogo, on a pu travailler presque normalement. Les visites des villages ont repris avec deux mois de retard quelques semaines avant Noël car, pendant la campagne électorale et les jours qui ont suivi les résultats des élections, il n’était pas prudent de faire des réunions dans les villages. Dès qu’on a pu circuler plus librement, on a mis le « turbo ». Et comme, cette année, Pâques se célébrait tardivement, les candidats au baptême ont eu le temps de se préparer et, la nuit de Pâques, 60 adultes ont pu recevoir les trois sacrements de l’Initiation Chrétienne.

A la fin de la saison des pluies, je retournerai en Côte d’Ivoire, toujours à Tioroniaradougou, si Dieu le veut. J’espère que d’ici là, ça ira un peu mieux. Pour le moment je profite du bon air du pays.

Publié le 25 août 2011 par Bernard Rauch