Nouvelles de famille

Père Gérard Bretillot à Adamavo (Togo)
L’année 2011 nous a réservé de nombreuses surprises. A Lomé, le paysage a changé. Les jardins et les manguiers ont été remplacés par des bâtiments imposants qui abriteront le philosophât SMA pour le District du Golf de Guinée. Ce dernier comprend le Libéria, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Burkina Fasso et le Togo. Ils sont actuellement 25 étudiants avec 2 prêtres accompagnateurs.
Vu que la paroisse Sainte Thérèse est en pleine expansion, nous sommes actuellement 4 prêtres permanents et 4 autres viennent donner un coup de main le dimanche. L’équipe est très variée. Il y a un prêtre kényan, 2 prêtres congolais, 1 prêtre togolais, 1 prêtre ghanéen et 1 prêtre burkinabè, sans compter le Père Georges Klein d’Alsace et moi-même. Ce qui est très important, c’est le vivre ensemble, et jusqu’à présent tout se passe bien.

Cette année nous avons 194 catéchistes pour 2370 catéchumènes. Ils sont très motivés : dimanche dernier c’était la remise de la Bible aux catéchumènes de la troisième année et le père économe a dépensé un million trois cent mille francs CFA pour acheter les Bibles !
En ce qui concerne la pastorale des couples, nous constatons que les formateurs font un travail magnifique. Parmi 97 couples qui ont suivi la formation, 35 couples ont célébré leur mariage et beaucoup de jeunes parmi eux. Nous avons aussi le souci des malades. Dans 3 communautés ça marche bien : 5 à 8 bénévoles se chargent de repérer les malades et les cas sociaux et leur viennent en aide avec les moyens du bord. Pour les cas difficiles, ils font appel à nous. Un des responsables de la paroisse est spécialement chargé des sidéens. Il vient de suivre une formation de conseillers psychosociaux et spirituels. Il y a actuellement 108 personnes qui ont besoin d’une attention particulière.
Comme nous n’avons pas encore de presbytère, chaque communauté a décidé de préparer à tour de rôle le repas du dimanche et les responsables viennent le partager avec nous. C’est un temps d’échange très enrichissant qui nous aide à mieux connaître les vrais besoins pastoraux de la paroisse.

Le volet des constructions nous sollicite beaucoup. Le toit de l’église d’Agodékè est terminé. Elle comprend plus de mille places. Maintenant que la toiture est posée, nous laissons les chrétiens poursuivre les travaux. L’église Notre Dame de la Trinité d’Afanoukopé avance très bien et j’espère que nous pourrons poser la toiture au début de l’année prochaine. Quand la communauté voit les travaux avancer, elle se mobilise davantage.
En ce qui concerne les écoles nous sommes en train de faire fabriquer environ 300 bancs pour les 5 groupes scolaires de la paroisse. Ce projet a été pris en charge par le Rotary Club de Pontarlier dans le Haut Doubs qui m’a remis un chèque de 6000 Euros lors de mes congés.

Que tous nos amis et bienfaiteurs soient assurés notre amitié et de nos prières. Que le Seigneur le leur rende au centuple et les garde en bonne santé pour construire un monde plus juste et plus fraternel !

Père Georges Klein à Adamavo (Togo)
C’est le moment de remercier Dieu et les hommes pour tous les bienfaits reçus et donnés tout au long de cette année qui arrive à sa fin. La grande joie a été le séjour en famille lors du congé. Nous nous sommes retrouvés les 9 frères et sœurs ainsi que la grande famille à plusieurs reprises avec grande cordialité. Cela a été le cas surtout lors des noces d’or de ma grande sœur Marthe. Que de bons moments passés ensemble ! J’ai aussi revu mon frère Jean, revenu définitivement du Togo depuis deux ans. Nous avons parlé ensemble de notre travail d’ici.
C’est pendant ce congé que, avec les conseils de mes supérieurs et de ma famille, il a été décidé que pour moi aussi arrivait le temps de quitter définitivement ce pays de mission, le Togo. Dans un mois je vais commencer mon dernier semestre à la paroisse d’Adamavo. Durant ce congé, il m’a été donné de vivre une expérience un peu spéciale : je voulais marcher en montagne avec des gens de la famille, mon corps a refusé ; la respiration ne suivait pas.

Après le congé, l’équipe sacerdotale a commencé l’année pastorale à quatre seulement : plus de stagiaire, un prêtre en moins. Oui, bien sûr, il y a quatre autres prêtres qui nous aident : les deux de la maison régionale ainsi que les deux formateurs du foyer du philosophât.
Ce dernier est en construction dans le prolongement de notre maison et, en attendant la fin des travaux, vers le début de l’année prochaine, ils ont occupé la maison régionale. Mais tous ces quatre ont un travail important en-dehors de la paroisse : la maison régionale, les vocations, le philosophât. … La refonte de l’équipe sacerdotale se fera l’année prochaine, après mon départ.

C’est toujours une joie de retrouver nos six communautés chrétiennes en pleine expansion. En effet, surtout dans notre secteur de la banlieue est de la capitale Lomé, il se trouve encore des terrains à bâtir. Alors les jeunes couples avec enfants forment la grande partie des paroissiens, et ils sont dynamiques. Il faut dire que nos deux jeunes prêtres, curé et premier vicaire, s’en occupent vraiment bien.
Nous avons eu aussi la joie, peut-être la fierté, d’avancer dans la construction des églises. Celle de Agodeke est en finition de couverture ; Adamavo possède son tabernacle ; Afanoukope voit s’élever ses piliers. Grand merci à tous les amis et bienfaiteurs pour leur contribution tant matérielle que spirituelle à la marche en avant de la paroisse !

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La marche des Rois Mages. Art chrétien senoufo.
Dessin Jacques Varoqui

Père Jean Perrin à Sotouboua (Togo)
On aura tout dit : fête ouverte, fête du siècle... de fait c’était grandiose et je m’en réjouis, non pas tant à cause de mon jubilé sacerdotal (c’est le premier fêté) mais à cause de la finition du sanctuaire de Notre-Dame de la Merci, qui a été béni le 2 juillet 2011. Fête grandiose rehaussée par la présence de l’évêque, qui a béni le sanctuaire, et aussi du Supérieur Général de la Société SMA qui a assuré l’homélie. Qu’il me soit donné ici de vous remercier bien sincèrement pour toute l’aide apportée ! Les petits ruisseaux font les grandes rivières, mais il y en a aussi eu de grands !

Le sanctuaire est donc terminé, il y manque encore la sonorisation et l’adduction d’eau. Un forage a pu être réalisé, il faudra un château d’eau. Les gens viennent en pèlerinage individuellement ou en groupes. Nous avons fixé la fête patronale au 8 décembre. De plus grands pèlerinages sont prévus en janvier et février. Et si l’envie vous prend, n’hésitez pas à venir, vous pourrez signer le « Livre d’Or ».
Un jardin d’enfants a ouvert ses portes sur le site dans un local provisoire ; les enfants sont au nombre de 24. Dès à présent, il faut prévoir leur passage à la grande école. Mon objectif est donc de construire un bâtiment à trois classes pour que tout soit prêt à la rentrée prochaine. La maison de l’aumônier, qui sera en même temps maison d’accueil pour prêtres et religieuses, est encore en projet, ainsi qu’un centre médico-social.
Je dis la messe chaque dimanche au sanctuaire pour les riverains, une centaine, avec deux chorales dont une de jeunes. Les petites majorettes animent, avec leurs pompons, les processions de l’évangéliaire et des oblats. Elles se produisent aussi au moment de l’élévation. Ici nos messes sont festives. Des catéchistes bénévoles s’occupent d’une quarantaine de catéchumènes d’enfants et de jeunes. Pour le moment, les quêtes suffisent pour le fonctionnement et les frais d’électricité. Nous avons un embryon d’association : « Les Amis du Sanctuaire ».

Si Dieu me donne un brin de santé, c’est pour que je puisse encore œuvrer tant soit peu. Mon problème, c’est la calcification des artères, ce qui m’oblige à prendre du « sintron » et à me rendre à Lomé (300 km) pour le contrôle. Comme la médication est stable, je ne m’y rends que tous les trois mois.

Père Alphonse Kuntz à Saoudé (Togo)
Ce que Saint Paul écrivait aux chrétiens de Corinthe m’inspire : « Nous sommes dans des impasses et nous arrivons à passer ». Le Père Lucas rejoint la paroisse qu’il fonde, tout en gardant un pied à terre régulier à Saoudé. Même en son absence, nous restons cinq à table : trois missionnaires laïques polonaises (Barbara, Marguerite et Madeleine), Judicaël, le séminariste en stage, et moi-même. Jusqu’à présent le pain de chaque jour n’a jamais fait défaut. Malheureusement, comme les disciples qui avaient oublié de prendre du pain dans la barque, je m’inquiète et quelque fois une peur irraisonnée de « manquer » s’empare de moi. Pourtant ce qui devait être fait est fait, même s’il resterait beaucoup à faire.
Très peu de gens, surtout de malades, sont repartis sans secours. Chaque semaine de nouveau cas se présentent et nous faisons le peu que nous pouvons. … Merci de nous aider à écrire jusqu’au bout cette page de l’histoire des ouvriers qui ont peiné dans la vigne du Seigneur avant nous.

Père Ernest Klur à Tiémé (Côte d’Ivoire)
Après ma circulaire 2010 : « Nouveau style de vie au presbytère », notre vie de famille se poursuit. 2011 aura été une année bien féconde en expérience et travaux. Toujours fidèle aux appels de l’Esprit. Il nous guide et nous éclaire pour vivre l’Evangile et le témoignage au milieu de cette portion d’Eglise qui nous a été confiée avec une poignée de chrétiens et les quelques priants fidèles au rendez-vous du Dieu de Jésus-Christ dans l’Eucharistie.

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Photo Ernest Klur

Avec l’option de notre nouvel Evêque, Mgr Koné Antoine, Devenir autosuffisant financièrement et ce mot d’ordre Tous au travail !, nous avons poursuivi notre effort d’agrandissement de nos superficies agricoles au-delà de l’hectare de terre qui a été attribuée à la Mission où se trouvent l’église et le presbytère. Un grand champ de manioc, une centaine de buttes d’ignames, du gombo et de la pistache. Dans ce qui restait de terrain nous avons semé du maïs, qui est la nourriture principale des habitants et sert aussi à nourrir nos volailles. Afin de pouvoir stocker ces denrées, nous avons construit un petit magasin, puis une chambre d’accueil avec lavabo pour les employés ou les visiteurs de passage et, attenant, une douche et un WC externe. Venez et voyez : vous êtes invités !

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Photo Ernest Klur

Outre ces cultures nous avons fait deux hectares et demi de riz pluvial et un hectare d’arachides. Nous sommes en pleine récolte et nous ne cessons de remercier le Seigneur, d’autant plus que nous n’avions guère d’expérience dans ces domaines. Nos voisins agriculteurs de naissance, le peuple Senoufo, nous ont prodigué bien des conseils. Nous aurions pu être plus performants si nous avions eu une paire de bœufs pour la culture attelée ou un autre moyen de traction. Car tout se fait à la main !
Les locations d’attelage ne sont disponibles que lorsque les villageois ont achevé leurs travaux, ce qui nous met en retard au moment de la saison des pluies. Mais c’est à travers cette collaboration et ces relations d’entraide et de service fraternels que nous nous efforçons de dire et révéler le Dieu d’amour. C’est ainsi que deux vaillants garçons, Alexandre et Billy, nous ont prêté main forte cette année – nourris, logés, blanchis, soignés et habillés parfois – tout en les aidant à gérer leur vie humaine et pécuniaire pour financer leur projet d’avenir. Et deux jeunes filles, Eliane et Cynthia. Cette dernière, orpheline de père et de mère, est de la parenté de Sœur Monique.

Sœur Monique… Auxiliaire paroissiale, maîtresse de maison, traductrice parlant le dioula, animatrice des femmes, organisatrice des fêtes et gestionnaire d’un petit maquis [1] pour les étrangers qui trouvent difficilement une nourriture saine et variée sur place. Avec l’arrivée de la gendarmerie (une vingtaine d’hommes), nous sommes en train d’installer dans un lieu plus propice et plus fonctionnel un maquis, Le manguier, pour y accueillir ces étrangers à la recherche d’une nourriture plus appropriée à leur goût.
Son expérience antérieure dans ce domaine et ces trois années passées à me faire de bons plats ont ouvert à Sœur Monique des horizons nouveaux. Elle est aussi gardienne des lieux en mon absence. Ses deux filles, Julia à l’université (option allemand) et Liliane en 1ère, sont venues nous aider durant les vacances scolaires qui se prolongent suite aux évènements de reconstruction et de réorganisation des établissements, après cette guerre qui a enfin trouvé une issue. Après deux années perdues, la télé vient d’apprendre à Julia que la rentrée scolaire universitaire est reportée en octobre 2012 ! Quelle déception !... Nous sommes en train de voir si elle peut trouver une association « fille au paire » en Allemagne pour lui donner une chance de se perfectionner en attendant de pouvoir reprendre l’université en Côte d’Ivoire.

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Photo Ernest Klur

Bien des séquelles, des cassures, sont apparues dans le pays. Ainsi nous avons accueilli une petite fille, Stéphanie, à l’âge de 5 mois, abandonnée par sa mère. Elle vient d’avoir un an et son père, cousin de Sœur Monique, nous l’avait confiée. Ne pouvant s’occuper de la petite depuis la disparition de sa femme, le papa nous aide financièrement. Ainsi je suis devenu baby sitter à certaines heures. Mais quel travail ! J’ai pensé à ma maman qui a élevé 7 garçons et 2 filles et dont je suis le 4ème enfant ! Elle a bien mérité le Prix Nestlé qu’on lui avait remis.

Qui finance ces actions ? C’est la générosité de vos dons, ma pension retraite et vieillesse et le partage du fruit du travail de nous tous.

Enfin le catéchiste promis, Christophe Konaté, car il faut parler la langue pour atteindre les cœurs en connaisseur des coutumes et traditions, s’apprête à nous rejoindre. Nous sommes en train de poser les fondations de deux modestes chambres [2] avec une véranda [3]. Marié, il lui faut un peu d’espace. Les fondations seront en ciment, le reste de la construction en briques de terre séchée. A mon retour de congés, je pourrai m’occuper de la charpente et de la toiture, puis faire le crépissage interne et externe avec le cimentage du sol.
Son travail de catéchèse consistera à faire les traductions en langue, visiter les communautés villageoises, animer la chorale accompagnée du balafon – instrument de musique traditionnel qui fait vibrer l’âme de tout Senoufo. Avec ses nombreux frères et sœurs Sénoufo du secteur, l’évangélisation prendra une autre allure. Il sera nécessaire de lui trouver une mobylette. Il s’occupera aussi, durant ses temps libres, d’une porcherie – à construire. Cette viande nous manque (la région est fortement islamisée), à nos frères Sénoufo et à nous-mêmes. L’alimentation des porcs se trouve sur place et l’eau ne nous manque pas, avec nos deux puits. Nous pourrons construire une porcherie moderne : elle est programmée, mais à faire une fois que le catéchiste sera sur place. Du travail en perspective à mon retour !

Pour le dimanche du Christ-Roi, clôture de l’année liturgique, nous avons célébré une belle fête des moissons. Nous avons béni les semences au début de la saison, maintenant il nous faut remercier Dieu de tant de bienfaits. Ce fut l’occasion de faire une belle procession des offrandes, de payer le denier du culte pour ceux qui l’avaient oublié durant l’année en cours.
Ce fut aussi le moment, avec l’accord du papa, de célébrer le baptême de la petite Fanny, comme nous l’appelons familièrement. Baptisée Ange-Stéphanie, elle sait chanter et danser le chant de l’alléluia sur une de ces nombreuses mélodies et chants que je lui chante et danse d’autant plus qu’elle fait ses premiers pas depuis un mois.

Maintenant, je peux partir en congés, après deux ans bien remplis. Ma santé est bonne, prête à repartir pour une nouvelle période d’évangélisation. Après une glycémie instable j’ai pu faire une révision générale de cinq jours en clinique : Vous avez un cœur qui bat lentement, me dit le médecin. Et de lui répondre : Les moteurs qui tournent à bas régime durent longtemps !
- Et des veines de jeune… Vous faites du sport ?
- Non, mais je travaille beaucoup : c’est là mon sport !
Ainsi je suis sorti de clinique (un repos/séjour bienvenu) avec une garantie de 100 ans !

Même si le succès et les catéchumènes ne se pressent pas au portillon, il faut le temps de l’apprivoisement, le temps de Dieu, et à nous le temps de la prière et de l’intercession permanente. Puisse l’Esprit du Seigneur continuer à nous accompagner et à nous guider pour continuer d’annoncer le Dieu de Jésus-Christ !
Une autre ouverture pour pouvoir entrer en contact avec la jeunesse, c’est la possibilité qui m’a été donnée d’aller enseigner la musique, le chant et l’histoire des religions au collège. Je viens de rencontrer le directeur de l’école coranique : là, c’est pour donner des cours de français en approfondissant les textes du coran et parler aussi de l’histoire des religions. Les journées seront donc bien remplies.

Père Robert Wolff à Mwanza (Tanzanie)
Comme toutes les grandes villes, Mwanza a son lot d’enfants de la rue. L’agglomération compte dans les deux millions d’habitants, couvre deux wilaya (sous-préfecture) et treize paroisses catholiques. Beaucoup d’ONG s’occupent de ces enfants, dont certains ont à peine huit ans ! Une ONG est dirigée par une Hollandaise missionnaire laïque SMA. Les nouveaux venus dans la rue sont contactés. On leur propose de quoi manger, s’ils le désirent, même où dormir (20 lits) au centre d’hébergement provisoire (environ trois mois). Pendant ce temps, on contacte leur famille. Après plusieurs rencontres, on raccompagne ceux qui seront accueillis. D’aucuns préfèrent retourner à la rue, trouvant plus d’argent en mendiant (touristes, personnes apitoyées).
Ainsi, en une année, sur 170 garçons qui ont passé par ce centre, 80 ont pu être ramenés dans leur familles. Il y a plus de garçons à dormir dans la rue, les filles trouvant plus facilement un « bienfaiteur »… Ceux pour qui l’ambiance familiale est exécrable sont accueillis dans le Malimbe Family Center, où 50 garçons de 8 à 18 ans sont hébergés et peuvent fréquenter les écoles à l’extérieur, en espérant qu’ils arrivent à se prendre en mains et qu’ils ne seront plus d’éternels mendiants.

Quand on est bien malade, on est prêt à tout pour trouver un médicament efficace. Un pasteur retraité a annoncé que Dieu lui a montré quelles plantes cueillir. Des malades y sont allés, ont bu un unique gobelet de ce breuvage et ont été guéris… Par la suite, des centaines s’y sont précipités, des dizaines de véhicules sur un chemin étroit. Une camionnette est tombée en panne, impossible de faire demi-tour, des malades sont morts en route, attendant plusieurs jours pour être évacués.
Nous avons eu à déplorer la mort d’un confrère philippin de 37 ans, emporté rapidement par un cancer.

[1] Expression ivoirienne pour un petit restaurant.

[2] 5m sur 3,50 chacune.

[3] 4 m sur 3,50.

Publié le 22 mars 2012