Nouvelles de famille

Ernest KLUR
paroisse Sainte Rita B.P. 454 Daloa
Tel. : 00 225 05 04 73 76

Je suis heureux de vous savoir logés au Zinswald dans un site « hébergement insolite » et je pourrais presque en dire autant dans ma nouvelle paroisse en création !
La première des grosses tornades au sommet de cette colline a causé des dégâts sur le solaire mais petit à petit ça se répare... Il nous faut beaucoup de patience avec tous ceux qui se disent techniciens, au point de devoir se former soi-même à cette nouvelle technique. Ce sont les petits ennuis du démarrage : fuite d’eau, renforcement des tôles sur la toiture.
Nos poules nous fournissent les œufs et déjà une trentaine de poussins, d’où la construction d’un poulailler. Pierre, notre gardien, s’en occupe bien. Il vient d’être opéré d’une hernie mais son rétablissement est en bonne voie, courageux comme il est : quelques heures après sont opération, il a marché un kilomètre en attendant que je vienne le prendre.
La paroisse se met lentement en place et déjà notre salon, qui nous sert de chapelle, est trop petit. Un agrandissement de l’auvent se met en place, de 22m sur 7,50m, en attendant de programmer une église...
Les pluies sont arrivées et le nettoyage autour de la propriété pour gérer les eaux et éviter l’envahissement des mauvaises herbes. Il nous faut cultiver ces terrains.
(9/03/2013)

Bernard RAUCH
Doba, diocèse de San Pedro, en Côte d’Ivoire

Je profite d’un voyage à San Pedro pour expédier le courrier, car ici à Doba, nous sommes coupés du monde. Grâce aux clés, nous avons internet quand le réseau est bon et il nous arrive de rester des jours et des jours sans pouvoir recevoir ni envoyer le moindre message. Heureusement, il y a le téléphone mobile . Mais dans les montagnes où je vais les trois premières semaines du mois pour visiter les villages il n’y a pas de réseau, alors c’est le grand silence.
Le travail marche bien. Depuis Noël, nous sommes dans la saison sèche. Nous avons même eu plus de 10 jours d’harmattan, cela nous montre que le climat change. Les planteurs attendent la pluie avec impatience, car les cacaoyers en ont grand besoin. Personnellement, je ne suis pas pressé de retrouver la boue et les pistes glissantes. Depuis deux mois, même si les pistes sont toujours aussi mauvaises et périlleuses, elles sont sèches et cela facilite bien les déplacements.
Il faut que je vous parle des nombreux ponts que nous rencontrons sur la route. Leur traversée donne du piment à nos voyages. Dans la plupart des cas, on trouve deux madriers espacés de 50 à 70 cm qui permettent aux petits camions de passer, mais pour ce qui est des motos, il faut choisir le madrier le plus large et ne pas trembler. Dans de nombreux cas, je traverse en poussant la moto en mettant bien les pieds l’un derrière l’autre et en les faisant glisser, car l’espace est étroit. Souvent on met la moto sur le madrier de droite et on la pousse en marchant sur celui de gauche.
Même quand je vais à pied dans certains villages, on connaît des traversées tout aussi périlleuses, car sur ces chemins de traverse, la plupart du temps c’est un arbre qui sert de pont. S’il est gros, ça peut aller, sinon il faut faire un exercice d’équilibriste pour rejoindre l’autre rive. C’est le charme de la forêt et des tournées dans les montagnes de notre secteur.
Pour Pâques, chaque communauté prépare ses candidats au baptême. C’est un travail important… Au début du mois de mars nous allons faire une retraite d’une semaine vers Daloa, à plus de 200 km d’ici. (…) Dès que les baptêmes seront célébrés, il me restera à faire les registres et une dernière tournée dans les villages avant de rejoindre le pays.
(26.02.2013)

Gérard BRETILLOT
Adamavo, Lomé

Les « cadeaux de Noël » nous ont permis d’avancer la peinture de l’église Saint Thérèse d’Adamavo. Sévérin aimerait que la consécration de l’église puisse avoir lieu en juin, mais il y a encore bien du travail, notamment la croix, le vitrail de sainte Thérèse et le portail. Avec cela nous venons de terminer la toiture de l’église d’Afonoukopé et nous allons faire l’électricité et le crépissage de l’église d’Agodeké. Mais nous attendons que les chrétiens se mobilisent.

Charles GUILLARD
sma honoraire à Nantes

J’ai appris par « le Lien » le décès de Jacques Varoqui, le 18 février dernier. J’ai bien connu Jacques, notamment quand il était à Komborodougou. C’était un bon missionnaire, artiste et un peu idéaliste. Je n’oublie pas ses fresques à Ferké, à Offiakaha, à Sinématiali et à Tingrela. En tant que responsable de Tingrela, j’avais fait restaurer la fresque de la Cène qui s’effaçait, on a repassé dessus de la peinture à l’huile et elle est ainsi conservée.

Pour l’extérieur de l’église de Tingrela, Jacques a réalisé une mosaïque : Notre-Dame de l’Assomption, où on voit Marie marcher sur la lune (cf. Ap.). Pour moi, c’était tout un symbole ! (…) Je pense aussi à la maison en terre aménagée en presbytère à Komborodougou, et qui n’a pas tenu. Elle était fraîche avec une voûte comme un four à pain. (…) Maintenant, je pense qu’au paradis, Jacques doit peindre des tableaux en bleu et en vert avec de l’ocre jaune, des sels minéraux et du blanc d’œuf !

Publié le 21 août 2013