Nouvelles de famille

Jean PERRIN,
Sanctuaire Notre-Dame de la Merci, Sotouboua
Un jeune cinéaste amateur a filmé les majorettes lors du défilé du 27 avril. J’ai maintenant deux groupes avec deux fanfares, dont une de filles qui ont fait sensation ; les dames musulmanes se sont écriées qu’elles me souhaitaient longue vie...
Le lendemain 28 avril c’était les confirmations au sanctuaire. L’évêque a retrouvé sa forme, les majorettes se sont également produites, mais en moins bien. Les pèlerinages se sont succédés, venant par cars de Sokodé. Nous allons bientôt atteindre 150 personnes les dimanches, les gens construisent tout autour.
Le 1er mai, nous avons commencé l’implantation du premier bâtiment : trois classes, amphi, salle du directeur, salle des professeurs, secrétariat de la future université, le tout recouvert d’une dalle sous une charpente en bois et tôles bac acier. J’ai 17 millions sur les 34 nécessaires ; on ira pas à pas. (2.05.2013)

Actuellement, pour mon projet de l’Université de Sotouboua, je ne peux compter que sur les petits dons, les ONG n’ont plus rien. On mettra le temps qu’il faut. Les fondations commencent à sortir, il faudra que je prévoie la bénédiction de la « première pierre ».
Le sanctuaire est toujours animé : les légionnaires d’ici et de Sokodé, vendredi prochain, les prêtres du diocèse ; dimanche, une chorale des jeunes de Sokodé. J’ai relancé les mouvements Cœurs Vaillants / Âmes Vaillantes. J’ai aussi lancé la JEC (treize jeunes, dont deux filles) et les louveteaux, une quinzaine de jeunes. Je me suis de tout temps intéressé à la jeunesse ; j’avais passé autrefois pendant un congé le monitorat de colonie de vacances. (04.06.2013)

Le Père Bernard Bardouillet part en congé le 10 juillet. Moi je ne rentre pas : j’ai de l’occupation avec l’université. A part cela, je forme des scouts, j’apprends la broderie aux majorettes, et l’ordinateur, on trouve tout sur internet. N’ayant pas de Sœurs Religieuses, je suis en même temps le Père et la mère, sans oublier l’orgue (j’ai trois apprentis) et la fanfare. J’ai toujours du monde autour de moi. Mon frère ne se fait pas de soucis pour moi, il me comprend.
Dimanche dernier j’avais invité l’imam à venir prier avec nous. Il est venu avec son second. Il a exhorté nos fidèles à travailler pour la paix. On s’est retrouvé pour le pot de l’amitié. Il pense nous inviter aussi un jour. (04.07.13)

Aloïs KITUBA
Un bonjour de Kinshasa. Je me suis installé dans la nouvelle maison régionale sma de Kinshasa, mais au rez-de-chaussée, car je n’ai pas pu achever les travaux de finissage de l’étage. Je devais quitter la paroisse pour laisser la place à mon successeur. Actuellement, je dois aménager la chapelle pour qu’on soit capable d’y célébrer la messe et les offices de chaque jour. (3.05.2013)

Bernard RAUCH
Depuis deux semaines, je suis au pays. J’ai dû revenir assez tôt car ma carte de séjour et mon passeport arrivaient à expiration. Je suis auprès des parents qui sont toujours à la maison. Je vais rester le maximum de temps vers eux, puis je rejoindrai la paroisse dans le Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire.
Ce premier séjour en forêt s’est assez bien passé. Après quelques semaines d’observation et d’attente, j’ai commencé les visites des villages. J’ai attendu d’avoir une moto car les pistes sont vraiment difficiles et la plupart ne sont pas accessibles aux voitures.
Je pars donc en début de semaine et je reviens le Vendredi ou le Samedi afin d’être le Dimanche à la paroisse ou dans un des gros villages qui se trouvent sur l’axe principal qui traverse le territoire du Sud au Nord. Ainsi, je peux visiter chaque village tous les mois. Cela me prend trois semaines et je passe la dernière semaine du mois à la mission. Dans les villages des montagnes où je vais, il n’y a pas de réseau téléphonique : je suis donc coupé de tout, et quand je suis au centre, souvent le réseau internet ne marche pas (nous avons des clés que les différents opérateurs nous proposent d’acheter, mais ce n’est pas toujours au point) c’est pourquoi je ne donne pas trop de nouvelles.

Après Pâques, j’ai passé trois semaines en brousse pour la célébration des différents sacrements. Il y a eu des centaines de baptêmes d’adultes et d’enfants, plus des premières communions et des mariages. Je passais une journée dans chaque village, puis, le matin, je partais au village voisin. Heureusement, j’ai fait tous ces déplacement sans me faire mouiller, on a pu passer au travers des averses.
Le premier mois, je roulais une moto cross et j’ai fait trois chutes car elle était si haute que je ne pouvais pas m’aider des pieds dans les passages scabreux et, n’ayant aucun appui à l’arrêt, je tombais sur le côté. J’ai donc acheté une moto plus petite avec laquelle il n’y a plus de problèmes. D’autre part, elle est plus manœuvrable lorsqu’on prend les petites pistes qui passent à travers les plantations de cacao.
Si tout va bien, je pense pouvoir faire encore quelques années en Côte d’Ivoire. (23.05.2013)

Publié le 9 octobre 2013