Retour en Côte d’Ivoire

(6 novembre – 11 décembre 2014)

La confiance et la persistance d’un jeune confrère, Rémi Fatcheoun, directeur des Études au CFMA ont eu raison de mes hésitations, et je me suis retrouvé en face d’un groupe de 44 étudiants en théologie pour un cours de Bible intitulé « Luc et les Actes des Apôtres ». L’audience était sympathique et intéressée, mais il fallait se couler dans le jeu étudiants-enseignant, susciter les questions lorsque les auditeurs s’endorment ou répondre à celles qui sont plus souvent posées pour piéger le professeur que pour satisfaire un désir d’approfondissement.
Ce cours fut pour moi une redécouverte émerveillée des intuitions de Luc, de la transparence de sa foi comme témoin de la deuxième ou troisième génération de chrétiens, issus du monde grec, de son art, de sa façon délicate de communiquer la Bonne Nouvelle. J’ai essayé de partager cette découverte. Ce séjour a été aussi pour moi une heureuse occasion de partager la vie et les soucis des confrères sma en charge du Centre et d’échanger sur sa situation actuelle et ses perspectives.

Ébola, ennemi perfide et invisible

L’entrée dans le pays est signifiée à l’aéroport par un arrêt devant une espèce de caméra qui mesure la température de votre corps, une façon de tester si par hasard vous n’êtes pas porteur de la fièvre Ébola. Cependant ce contrôle n’existe pas lorsque vous quittez la Côte d’Ivoire ou lorsque vous arrivez à Bruxelles. Des précautions anti Ébola, nous les retrouvons jusque dans la célébration eucharistique au cours de laquelle le signe de paix n’est plus échangé, décision de la Conférence épiscopale… En beaucoup d’endroits comme au début de certaines célébrations eucharistiques, on vous offre quelques gouttes d’un produit antiseptique avec lequel on vous invite à vous frotter les mains. Aux alentours de la ville, bien des maquis où autrefois on distribuait de la viande de brousse sont fermés ; on évite d’ailleurs d’absorber ce genre de nourriture.

[1] Centre de Formation Missionnaire d’Abidjan.

[2] Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest.

[3] SMA : 33 ; Pères Blancs : 31 ; Franciscains : 15 ; Don Orione : 25.

[4] Comité des Instituts Fondateurs.

[5] Revue Théologie Africaine, Église et Sociétés, éd. CFMA : n° 1 (2012), Configuration des sociétés africaines et mission de l’Église ; n°2 (2012), Renaissance africaine et Christianisme (épuisé) ; n° 3 (2013) Crise et reconstruction ; n°4 (2013), Réconciliation et reconstruction ; n°5 (2014) Le 1er Synode africain, 20 ans après ; n°6 (2014) Religion et Argent. La revue fait plus de 200 pages.

[6] Trois de la province de Lyon, un d’Espagne, deux de Strasbourg, quatre Italiens et un associé sma d’Argentine.

[7] Katia Kokouy Benjamin, Jonas, la colombe ou le ver, éd. UCAO, Abidjan, 2014, 206 p. 13 x 21,5.

[8] Ignace Besi Doboj, Fabien Yedo Aka, L’autonomie des Églises locales d’Afrique et la charité pastorale, éd. UCAO, 2014, 171 p, 14 x 20, 5.

[9] Pp. 71-73.

[10] P. 71-72.

[11] P. 73.

[12] P. 73.

Publié le 6 mai 2015 par Jean-Marie Guillaume