Rien ne dure…

Je suis arrivé à la rue de Nôtre le 3 août 2010. J’ai été bien reçu à la maison SMA de Strasbourg et j’ai vite fait la connaissance de ceux qui y vivent et y travaillent, le Père Francis, le Père Toni, le Père Pierrot, Lily, Marc et Valérie.

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Photo Marc Heilig

Quelques jours plus tard, j’allai à la Préfecture pour le rituel obligatoire d’enregistrement. Une jolie dame m’a dit que mon visa Schengen, reçu à l’ambassade d’Allemagne de mon pays, me permettait de rester en France comme touriste mais pas d’y mener un projet universitaire. J’ai donc décidé de demander un nouveau visa pour une recherche : en décembre 2010, je suis rentré au Nigeria pour le visa, qu’on m’a accordé en février 2011. De retour à Strasbourg, je me suis attelé à mon projet avec entrain [1]. J’allais souvent à Fribourg-en-Brisgau consulter les deux professeurs d’université qui travaillaient avec moi sur le sujet. Mon travail fut bouclé en avril 2012.

En tout, j’ai passé 16 mois à Strasbourg. J’étais heureux à la maison SMA, comme chez des amis. On y est toujours le bienvenu et il y règne une grande générosité. Un beau signe d’amitié ! Nous avons partagé bien des choses ensemble, surtout les messes et les repas. La France est réputée dans le monde entier pour sa gastronomie et ses vins. A juste titre, je peux en témoigner !

Strasbourg a une vocation européenne. Y siègent le Conseil de l’Europe, le Parlement Européen et les Droits de l’Homme. Deux fois j’ai suivi de la tribune les débats du Conseil. J’aimais me promener le soir autour de ces bâtiments colossaux et dans le parc de l’Orangerie. En été, la cigogne, ce grand oiseau noir et blanc qui symbolise l’Alsace, pointe le bec hors de son nid au sommet des toits.

Le 28 avril 2012, j’ai pris l’avion pour rentrer à Abuja. Au pays, je reprendrai mes activités de formation. N’hésitez pas à venir me voir, vous serez les bienvenus [2].

Je remercie chaleureusement les SMA de m’avoir accueilli dans leur maison. Un grand merci aux occupants de la maison, Francis et Toni, le sage de la communauté, dont la bonne humeur nous animait toujours. Merci à Lily, Valérie et Marc.

[1] Le nom du projet est : Nigerian Catholics and the Independent Churches. A call to authentic Faith. Soit, en français : Les catholiques au Nigéria et leur foi face aux Eglises pentecôtistes. Je l’ai choisi à la demande de l’Eglise nigériane. Quand il sera publié, il servira dans les grands séminaires du pays.

[2] Kenneth ENANG, Archdiocese of Abuja, P. O. Box 285, Garki, ABUJA, NIGERIA
e-mai : ken.enang gmail.com

Publié le 12 novembre 2012 par Kenneth Enang