Sangliers à la broche au Zinswald

L’association « Avenir du Pays Bona » organise une manifestation mercredi le 1er mai au Zinswald. Bel exemple de solidarité en faveur des plus nécessiteux, surtout des malades, et manquant cruellement de moyens.

Les membres de l’association « Avenir du Pays Bona » est présidée par Joseph Eschlimann, qui n’est autre que le frère du Père Jean-Paul Eschlimann, président d’honneur et fondateur de ladite association. Depuis plus de 25 ans, une équipe d’une vingtaine de personnes bienfaitrices, intervient, en collaboration avec des sympathisants et généreux donateurs, auprès des plus démunis de Côte d’Ivoire. Sur place, notamment à Tankesse, des personnes de confiance, des professionnels de santé et autres, mettent à profit cette générosité, en réalisant des opérations spécifiques.

Deux objectifs sont prioritaires en 2013 à l’hôpital de Tankesse en Côte d’Ivoire : la réfection des sols de l’hôpital, terriblement dégradés par le climat tropical de cette région. Il est prévu de mettre du carrelage sur la totalité des parties communes, des espaces de réception et d’examen des patients et une partie des chambres. Le devis s’établit à 10.000€. L’Association prend en charge la totalité.
Un véhicule (ambulance) sera transféré en Côte d’Ivoire. Ce véhicule est offert par le service départemental d’incendie et de secours, en d’autres termes, les pompiers. C’est l’initiative de Francis Gérard de Walscheid qui a permis d’aboutir à la rétrocession de ce véhicule, réformé, mais encore en très bon état. Reste à chiffrer le coût du transfert. Ce véhicule servira pour le transport des malades de la petite structure de brousse vers des hôpitaux plus importants et mieux équipés. Le véhicule actuel a vingt ans et est en bout de course.

La fréquentation de l’hôpital est toujours importante pour une petite structure perdue en pleine brousse. Environ 6.000 consultations sur l’année, près de 1.000 journées d’hospitalisation. Les pathologies courantes soignées sont : 60 % de paludisme, 17 % d’infections respiratoires aiguës, 9 % d’anémies... Le laboratoire constitue une vraie valeur ajoutée de cette structure avec près de 2 000 analyses par an.

Publié dans Le Républicain Lorrain

Publié le 21 août 2013