Se former à la Mission avec la SMA

Se former à la Mission

Il n’est pas aisé de parler de mon expérience de formation SMA sans que 7 années d’ordination presbytérale n’y influent. J’ai rejoint les Missions Africaines en 1995.

J’ai effectué le cursus ordinaire tel qu’il était alors proposé : un an de propédeutique et trois ans de philosophie à Kinshasa, un an de discernement et de découverte de la SMA à Calavi, au Bénin, un an de stage pastoral à Korhogo et 4 ans de théologie à Abidjan. Qu’est-ce que je retiens de ces dix années de réflexion et de préparation ?

Avant tout, j’ai fait la découverte de la vie spirituelle. Le rythme journalier de participation aux exercices de piété - eucharistie, prière des Heures, méditation de la Parole et autres - m’a fait découvrir la Parole de Dieu. Cela m’a aidé à confirmer ma vocation chrétienne. Pour moi, ces exercices n’avaient pas d’abord pour but de canaliser ma vie à devenir prêtre, mais à vivre comme chrétien.

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André N’Koy.
Photo sma lyon

Ensuite, j’ai découvert l’homme à travers l’inter-culturalité. Cela m’a aidé à sortir de moi-même, à quitter le cercle où je ne voyais les choses que telles qu’elles se passent chez moi, dans ma culture. Le brassage effectué dans nos maisons aide énormément à cela. Déjà à Kinshasa, nous venions d’origines diverses et vivions sans nous poser la question de notre appartenance ethnique ou régionale. En contexte international, à Calavi ou à Abidjan, ce fut tout naturel de s’attacher aux autres, venus d’autres pays.
Après mon ordination, cette expérience d’internationalité m’a aidé, lorsque je fus envoyé à Tabou-Grabo, à Lyon, puis actuellement à Strasbourg, à me sentir chez moi dans nos maisons, à prendre constamment conscience que le mieux-vivre en communauté dépend aussi de moi, et que chaque acte posé peut construire ou déconstruire cet édifice. L’internationalité est pour moi un élément essentiel pour vivre ma vocation missionnaire.

Enfin, mon parcours de formation a construit ma vision de la mission d’aujourd’hui. Mission qui ne s’arrête pas seulement au prêtre célébrant des offices ou administrateur pastoral de paroisses : il est aussi ouvert aux réalités « civiles » de la société. Au séminaire, comme activité extra classique, je me suis occupé d’agriculture et d’élevage, ainsi que d’informatique et de presse. D’autres confrères étaient proches des enfants des rues, des prisonniers. D’autres encore étaient plus sensibles au monde économique, médical ou éducatif. Cette culture d’ouverture s’apprend déjà au séminaire.

Nos maisons de formation sont des pépinières de talents pour la mission SMA d’aujourd’hui et de demain. L’ouverture à ses propres aptitudes est indispensable.

Publié le 26 août 2013 par André N’koy Odimba