Seigneur Jésus, tu me bouscules…

Tu me bouscules
avec ta loi de Moïse
et les dix commandements
que je n’arrive jamais à observer.

Tu me bouscules
avec tes exigences de la loi nouvelle
qui me dit :
« Lorsqu’on te prend ton manteau,
donne encore ta tunique. »

Tu me bouscules
quand tu me demandes d’éclairer la route
et d’égayer la vie
de mon frère dans le doute.

Tu me bouscules
quand tu me dis
que seul l’enfant est assez simple
pour entrer dans ton royaume.

Tu me bouscules
quand tu me dis :
« Laisse tout, viens et suis-moi. »
Sans jamais me dire
où tu veux me mener,
toi, le berger.

Tu me bouscules
quand tu me dis comme à Zachée :
« Aujourd’hui je vais loger chez toi,
avec les Roms, les émigrés
et tous mes autres copains. »

Tu me bouscules
alors que tu sais que je n’ai
ni soif de ton eau ni faim de ton pain
et que tu me dis :
« Viens manger chez moi. »

Tu me bouscules
et je n’aime pas ça.
Pourtant je sais que si tu ne le faisais pas
je m’endormirais sur mon âne en chemin.

Publié le 26 août 2014 par Jean-Pierre Frey