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Société des Missions Africaines de Strasbourg
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La Société des Missions Africaines (SMA) est une communauté de missionnaires catholiques venant des cinq continents. Elle est présente en Afrique depuis 150 ans.

La SMA mène diverses actions en faveur de la santé, de la condition féminine et de l’éducation.

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Monseigneur Ernest HAUGER sma (1873 – 1948)
Article mis en ligne le 13 octobre 2009
dernière modification le 23 août 2010

par Louis Kuntz

La Société des Missions Africaines n’a jamais manqué d’originaux. Dans le bon sens du terme, évidemment. Pas d’anormaux ou d’excentriques « hommes ivres de Dieu [1] », mais d’authentiques et intrépides missionnaires. Mgr Ernest Hauger était l’un d’entre eux, et même l’un des plus remarquables.

Le Père Hauger

Mgr Hauger.
Photo sma

Né le 5 octobre 1873, à Kingersheim - n’oubliez pas que c’est dans le Haut-Rhin - il a rejoint à 14 ans l’école apostolique des Missions Africaines de Clermont-Ferrand. Elève espiègle mais doué, il est allé ensuite, en 1892, après ses études secondaires, au Grand Séminaire sma de Lyon pour y faire sa philosophie et sa théologie. Il y sera ordonné prêtre, à 23 ans, le 5 juillet 1896, avec 14 condisciples dont le futur Mgr Ignace Hummel, originaire de Soufflenheim, son prédécesseur sur le siège de Cape-Coast.

Excellent étudiant, toujours parmi les premiers de sa classe, il ne sera pas tout de suite envoyé en Afrique mais nommé, au lendemain de son ordination, professeur à Clermont-Ferrand où il avait été autrefois élève, puis à Kadier-in-Keer, une école apostolique sma, aux Pays-Bas.

Mgr Hauger en Afrique.
Photo sma

Ce n’est que deux ans après, en 1898, qu’il put enfin réaliser son rêve et partir pour l’Afrique. Nommé à la mission de la Côte du Bénin (l’actuel Nigeria), il commencera son ministère à Lagos quand, en 1900, une terrible bilieuse faillit l’emporter. Echappé de justesse à la mort, il fut renvoyé en Europe avec défense absolue de jamais remettre les pieds en Afrique !

Convalescence terminée, il y retournera cependant ! Et finira par y assumer, entre fin 1911 et début 1914, durant la vacance du siège [2], les fonctions de Provicaire. Et là, il ne se contentera pas de simplement gérer les affaires courantes mais dirigera tout le vicariat de Lagos, en pasteur et administrateur avisé, allant toujours de l’avant et en construisant, entre autres, des maisons pour les sœurs à Ibadan et Topo, et de nouvelles écoles à Lagos et Ebue-Metta… L’arrivée à Lagos, en 1914, de Mgr Ferdinand Terrien, lui permettra de rejoindre le rang et d’accepter la difficile et délicate mission de Jebu-Odé dont il ne cessera de visiter, à pied, pendant près de huit ans, les nombreuses stations secondaires.

Rentré à Pfastatt en 1921 pour quelques mois de repos, le Supérieur Général le détachera du Nigeria pour lui confier en 1922 la charge de Procureur des Missions à Marseille, poste qu’il occupera jusqu’en février 1925. Il y organisera les départs - l’embarquement des pères et de leurs bagages - et se chargera de leur procurer et expédier tout ce dont ils avaient besoin… Mais tous ces « départs » pour l’Afrique attisèrent la nostalgie de celui qui devait rester sur place…

Mgr Hauger.
Photo sma

Suite à la mort, en mars 1924, de Mgr Hummel, Vicaire Apostolique du Ghana [3], Rome fera appel au père Hauger pour le remplacer. Il sera ordonné évêque titulaire de Clazomènes [4] et Vicaire Apostolique de la Côte d’Or, le 24 mai 1925, dans la chapelle du Grand Séminaire de Lyon, par Mgr Steinmetz de Morschwiller, le doyen des évêques de la SMA [5].

Un Marseillais ?

S’il y a des indices révélateurs du caractère d’un futur évêque, ce sont bien ses armoiries. Or la devise et le blason reflétant la vie et résumant le programme de Mgr Hauger sont : In veritate et justitia, « En vérité et en justice », ou, comme il disait : « la vérité à chacun et à tous ; la justice pour chacun et pour tous ». Sur son blason : la basilique de N.D. de la Garde à Marseille, surmontée d’une étoile à cinq branches ; un lion dressé, toutes griffes dehors ; trois palmiers et enfin une roue de moulin [6].

Les armes de Mgr Hauger.

Le nouveau prélat tenait du Marseillais ! Non seulement il avait passé plusieurs années à Marseille, aux pieds de N.D. de la Garde - la Vierge, la Stella Maris, devait l’inspirer et le guider - mais comme souvent les gens qui proviennent du sud d’un pays, aussi petit qu’il soit - est-ce l’ensoleillement qui est en cause ? - il avait quelque chose de méridional. Natif du sud de l’Alsace, monseigneur était tout le contraire d’un introverti, secret et muet. C’était un fin causeur, plein d’à-propos et d’humour, malicieux comme pas un. Il se plaisait à égayer son auditoire avec ses histoires et ses mimiques que c’était un vrai régal de l’entendre parler des risques qu’il avait pris et des tours qu’il avait joués aux nazis pendant l’occupation.

Le lion dressé sur ses pattes laissait entendre qu’il ne se laisserait pas dompter, qu’on ne lui nouerait pas des rubans dans la crinière. « Permettez-moi de vous offrir le titre de chanoine d’honneur de la cathédrale de Strasbourg », lui a écrit, un jour, monseigneur Ruch. « Je sais, c’est peu, ce n’est rien pour vous, mais pour nous, c’est beaucoup de savoir que ce lien officiel nous unit tous, catholiques, prêtres et évêque, à vous… » Pris ainsi par son affection pour sa chère Alsace, il n’a pas pu refuser…

Mgr Hauger.
Photo sma

Mais à un journaliste [7] qui s’étonnait que sa soutane soit vierge de tout ruban, il a répondu avec malice : « Les décorations ? Le gouverneur de la Côte d’Or m’en a proposée une… Je lui ai demandé : « Peut-on monnayer votre ruban ? » Et comme il paraissait ne pas comprendre, je lui ai précisé que j’accepterais volontiers une distinction, sous la forme… de 5 à 6000 fr pour mes Écoles catholiques… » ! Or, huit jours plus tard, l’Angleterre lui envoyait 6000 fr, car la fière Albion n’aime pas se faire damer le pion ! Elle sait être efficace en sacrifiant, au besoin, ses principes à ses intérêts !

Et le journaliste de se demander pourquoi la France, qui dispose d’un contingent de Légions d’honneur pour reconnaître les services qu’on lui rend à l’étranger, n’en décore pas un missionnaire français, qui compte à ce jour 28 années d’apostolat gratuit à travers les pays d’Afrique noire, alors qu’elle accorde cet honneur à des artistes qui accomplissent des tournées rétribuées en Amérique…

Les différences entre Politiques et Religions, entre les relations qu’entretiennent différents pays avec les missions de différentes confessions et origines, mériteraient d’être sérieusement comparées et étudiées par des historiens qualifiés. Cela devrait permettre d’effacer bien des clichés et des a priori… Les missions sont un excellent terrain pour étudier les différents styles et contenus des relations qui unissent ou qui opposent les politiques d’un pays avec la ou les religions qu’ils rencontrent.

Restent les trois palmiers du blason qui font référence à l’Afrique - peut-être à l’Eglise que Mgr Hauger cherchait à y planter - et la roue à aubes qui est une copie de celle qui se trouve dans le blason de la ville de Mulhouse [8]. Comme le nouvel évêque était originaire des environs de Mulhouse (le Haut-Rhin qu’il ne fallait pas oublier), il a pu choisir cette roue à aubes pour symboliser, à la fois, le travail qu’il comptait réaliser et l’aide de Dieu (ou de l’eau courante) sur laquelle il comptait pour pouvoir faire tourner ou marcher son Vicariat…


Tout ce qui brille n’est pas or !

La cathédrale de Cape Coast (Ghana), construite par Mgr Hauger.
Photo sma

Arrivé le 22 novembre 1925 à Cape Coast, monseigneur Hauger fit aux chrétiens la promesse de commencer son ministère par la construction de la cathédrale qu’ils attendaient déjà depuis un quart de siècle [9] ! Dès janvier 1926, il commanda 30 tonnes de ciment à Marseille. Puis, grâce aux chrétiens qui avaient déjà apporté plus de 100 tonnes de sable, fin octobre 1926 les murs avaient atteint 1 m de haut. Finalement, le 18 novembre 1928, la cathédrale, dotée de trois grandes cloches, était livrée au culte [10].

Vue de Cape Coast (Ghana) et de sa cathédrale.
Photo sma

Au cours des sept années suivantes, toujours grâce à Dieu et à la collaboration de tout un peuple, l’évêque, plein de foi et d’audace, fit construire six importantes églises, huit résidences missionnaires, une École normale et un séminaire. De sorte que, peu à peu, dans tout le Vicariat, les chapelles-écoles furent remplacées par des bâtiments spécifiques et plus grands. Il ne s’agissait pas de structures vides ! Mgr Hauger a fondé une revue, la Voix Catholique de la Côte d’Or [11], une Congrégation indigène de frères, les Petits Frères de St Joseph, et aidé largement au développement des Sœurs de N.-D. des Apôtres et des Petites Servantes du Sacré-Cœur. Il faisait, à pied, des tournées en brousse de 5 à 6 semaines, rencontrait les villageois, réunissait les confirmants, leur prêchait la Retraite et contrôlait leurs connaissances religieuses avant de les confirmer…

Évêques d’Afrique.
Mgr Hauger est au centre. A sa doite, Mgr Chabert et, derrière, Mgr Steinmetz ; à sa gauche, Mgr Cuaz et, derrière, Mgr Terrien.
Photo sma

En 1929, Rome envoya Mgr Hinsley, futur cardinal de Westminster, comme visiteur apostolique dans les colonies anglaises d’Afrique. Il devait, entre autre, inviter les évêques à mieux collaborer avec le gouvernement de Sa Majesté dans l’application d’un nouveau Code de l’éducation entré en vigueur le 1er janvier 1927. Dans le rapport qu’il remit à Mgr Hauger, il était demandé à celui-ci, conformément d’ailleurs aux vœux de la population, de construire, au plus vite, un Collège Catholique près d’une grande ville. Il devait être accessible aux externes et aux internes et il était prévu qu’il serait dirigé par des universitaires britanniques.

Pour ce faire, et sur la demande expresse du visiteur romain, Mgr Hauger devait rentrer en Europe dans les meilleurs délais pour trouver des professeurs. Il s’embarqua donc en février 1930 pour l’Europe mais eut beau contacter tous les ordres enseignants possibles, les professeurs qualifiés étaient plus difficiles à trouver que des cloches ou des sacs de ciment, car chaque congrégation anglophone devait faire face au même problème, au même moment, dans toutes les colonies anglaises.

Vue de Cape Coast (Ghana) et de sa cathédrale.
Photo sma

Mgr Hauger aurait pu essayer de gagner du temps, mais ce n’était pas dans son tempérament [12]. La patience diplomatique n’était pas sa vertu dominante. C’est ainsi qu’après avoir pris conseil, il offrit sa démission au Saint Siège, le 20 octobre 1932, en faveur d’un évêque de nationalité anglaise. Et le 9 mars 1933, Rome lui donna pour successeur un Anglais, en la personne de Mgr William Thomas Porter, un père des Missions Africaines.

L’Évêché de Clazomènes !

Mgr Hauger, Évêque de Clazomènes.
Photo sma

D’un caractère entier - pensez à sa devise - le franc-parler de monseigneur, qui lui faisait appeler un chat un chat, lui a d’ailleurs créé, plus d’une fois, des difficultés avec les autorités en place. Ses lettres n’avaient rien de la sécheresse d’un annuaire téléphonique. Jugez-en plutôt…

A Georges Brediger, son Provincial, il écrit une lettre en commençant par lui dire : « J’ai toujours été et je serai toujours un grand partisan de la franchise et un ennemi de la dissimulation… » et la termine en lui disant qu’il est inutile de compter sur sa visite à Haguenau « car je n’ai aucune envie d’y venir ».

A propos d’un différend, il signe sa lettre en disant, toujours à « son » Provincial : « A bon entendeur salut et bénédiction ! » (apostolique ?)… Puis, au sujet d’une lettre « de grande importance » qui avait traîné six jours : « Vraiment, vous êtes entouré de bien négligents serviteurs… Je proteste contre ce sans-gêne ».

Mgr Hauger à Saint-Pierre.
Photo sma

Et l’âge n’y changera rien. En 1948, il écrira encore à son Provincial (le père Brediger avait été remplacé en 1946 par le père Victor Kern) : « Je n’ose guère vous dire ce que je pense de votre procureur provincial… Il m’assure par deux fois (c’est lui qui souligne) qu’il m’allait écrire… sans retard. Voilà trois semaines de passées et rien, pas un mot… je ne sais comment qualifier cette façon de faire… » Puis termine : « Ce n’est pas encourageant d’avoir à faire à certaines gens et je finirai par les laisser mijoter dans leur jus… » Et de conclure (avec humour ?) : « Malgré tout, je compte fermement que vous ne serez jamais de ce nombre [13] ».*

Mgr Hauger.
Photo sma

Cet inflexible tempérament peut aider à comprendre que de retour en France, monseigneur se soit finalement retiré dans ce qu’il a appelé son « Ermitage » - ou « l’évêché de Clazomènes » - une modeste maisonnette près de Lutterbach en Alsace du sud. Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’il allait y inaugurer une nouvelle « mission » qui le rendra célèbre dans tout le pays. Mgr Charles Ruch l’avait accueilli très fraternellement en lui déléguant toutes les facultés qu’il pouvait pour qu’il puisse continuer sa mission d’évêque encore longtemps… Mais ce que personne ne savait alors, c’est qu’une guerre allait survenir, que sous l’occupation allemande, il serait interdit à Mgr Ruch de revenir dans son diocèse, en Alsace [14]. Et que finalement, Mgr Hauger, qui avait appris en Afrique à boucher les trous [15], ou à faire œuvre de suppléance, le remplacerait jusqu’à la fin des hostilités…

Mgr Hauger.
Photo sma

Cela n’a pas été facile. Dès août 1941, il sera convoqué à la Gestapo parce que ses allocutions et sermons, au cours de ses tournées de confirmations, provoquaient une intolérable atmosphère ! Il ne cessait, dans tous ses sermons, d’insister sur les dangers que courent la foi et les jeunes. « Quels dangers ? » veulent savoir les nazis qui demandent à monseigneur de s’expliquer.

Et lui, après cet interrogatoire, d’écrire à son Provincial pour lui dire qu’il avait la nostalgie de l’Afrique où, sous-entendu, il pouvait donner plus librement cours à son impatience et à son franc-parler… Mgr Douvier - dont le nom, à défaut du cœur, avait été germanisé en Daubner - a été obligé d’intervenir plus d’une fois pour sauver Mgr Hauger des griffes de la Gestapo. Il s’était même porté garant - sur leur demande - que Mgr Hauger ne prêcherait toujours « que l’évangile [16] ». « Alors que je n’ai toujours fait que cela », proteste innocemment monseigneur, en ajoutant « avec des textes et commentaires »…

Inflexible jusqu’au bout, il se réjouit, dans une lettre d’octobre 1943, de pouvoir prêcher aux quatre messes du prochain dimanche des Missions, car la foule sera nombreuse pour « écouter l’auteur de la Bergpredigt de Zim [17]… ». Et de conclure (malicieusement) : « On prêchera le pur évangile… avec commentaires d’un père de l’église… »

La foi et l’humour, voilà deux dons qui ont permis à Mgr Hauger de surmonter toutes les difficultés. Il était au contact du peuple. Il connaissait les nombreuses blagues alsaciennes qui circulaient sous le manteau. C’est ainsi qu’en octobre 1942, il fera allusion, dans une de ses lettres, à Henko, Imi et Ata [18], les trois poudres à laver importées du Reich, qu’ignoraient les Franzosenköpfe de l’époque qui, eux, ne juraient toujours que par le savon de Marseille…

Se savait-il protégé ou était-il inconscient du danger qui planait sur lui ? En septembre 1943, il écrit à son Provincial : « Vous n’étiez pas le seul à me croire pensionnaire de l’État. Dans tout le pays s’était répandu ce bruit et bien des prêtres sont venus me faire une rapide visite, pour juger de visu de la vérité du fait. J’en ai bien ri et ne me suis pas alarmé le moins du monde. On est énervé en certains lieux et je deviens gênant… »

N’empêche que, sur la fin, il s’est éclipsé pour ne pas être pris dans les filets de la Gestapo. Dans un court message du 23 août 44, griffonné à la hâte au crayon, il annonce à son Provincial que « demain jeudi, je vous arriverai à Eichhoffen avec une malle. D.V. (= si Dieu le veut ?)… Plus de détails verbalement. Il s’agit, si possible, d’empêcher de me faire arrêter comme otage, car j’ai été averti que je suis sur la liste et les arrestations ont commencé à Mulhouse… »

Lorsqu’en 1945, à la fin de la guerre, Mgr Ruch reviendra dans son diocèse, Mgr Hauger aura son heure de triomphe car l’évêque de Strasbourg rendra un hommage public et solennel au magnifique courage et au dévouement de celui qui l’a remplacé. Il n’avait cessé d’insuffler foi, confiance, courage aux gens qu’il rencontrait. « On répétait à travers tout le pays ses boutades, ses allusions malicieuses et ses attaques ouvertes à l’adresse de l’envahisseur nazi [19] ».

En bon et fidèle suppléant - être missionnaire, est-ce finalement autre chose que d’aider en passant, sans chercher à s’asseoir et à profiter d’une situation donnée ? - Mgr Hauger a pu dire à celui qu’il avait remplacé que, pendant son absence, il avait confirmé des milliers d’enfants du diocèse et ordonné 119 prêtres à Strasbourg et 22 à Saint-Pierre. Autant de soldats qui n’ont pas porté les armes dans l’armée allemande [20].

Les « deux tables de la loi » de Mgr Hauger, ses deux inspirations ou mouvements du cœur, ont été d’aider les Africains à trouver la foi et les Européens à ne pas la perdre. Une même farouche énergie, une même inébranlable confiance en Dieu, l’ont servi à remplir, jusqu’au bout, la mission que Dieu lui avait confiée [21].

Terre d’Afrique Messager septembre 2009

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