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Société des Missions Africaines de Strasbourg
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La Société des Missions Africaines (SMA) est une communauté de missionnaires catholiques venant des cinq continents. Elle est présente en Afrique depuis 150 ans.

La SMA mène diverses actions en faveur de la santé, de la condition féminine et de l’éducation.

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Nouvelles de famille
Article mis en ligne le 12 mai 2015

Ernest KLUR, paroisse Sainte Rita, diocèse de Daloa (Côte d’Ivoire)
La dernière née « PAROISSE SMA - PROPRIETE SMA » a été créée en 2012. La première pierre a été posée le 22 Mai 2012, en la fête de Sainte Rita et la première messe célébrée pour la fête de la Sainte Famille le 30 Décembre avec une trentaine de personnes. Actuellement, le nombre des fidèles est d’environ 150 personnes, une trentaine de communions avec plus d’un tiers d’enfants.

Une chapelle oratoire du Saint Sacrement « Salle Mgr Marion de Brésillac » a été inaugurée le 8 décembre 2013 par Mgr Maurice Konan Kouassi pour les eucharisties en semaine. Elle a un style et un caractère missionnaire nettement affichés : « Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. » Elle comporte un auvent provisoire pour les célébrations dominicales. Un tableau d’affichage y présente la SMA et ses activités, avec la listes des confrères d’ici et d’ailleurs : elle présentant les confrères originaires de Côte d’Ivoire et leur lieu d’apostolat, ainsi que l’annonce des diverses activités, jubilés, ordinations. (…)

Ma collaboration avec le diocèse est bonne, et même très bonne, puisque deux prêtres du séminaire viennent régulièrement me seconder pour me permettre d’aller dans les 4 villages dont j’ai la charge. Ils me remplacent même durant mes absences en congé ou pour raison de santé. Dès sa création, d’emblée, la paroisse s’est dite Missionnaire, et nous avons le bonheur d’avoir quelques membres de l’association de « L’Éveil Missionnaire » pour transmettre à d’autres la lumière et la joie de la foi : elle est spécialement orientée vers les personnes qui ne connaissent pas le Christ, tant dans les villes que dans les campagnes. Ils accompagnent le prêtre ou animent des veillées d’évangélisation et des célébrations dominicales pour soutenir et encourager les catéchistes. Ils soutiennent aussi financièrement et matériellement les prêtres et les paroisses selon les besoins.
Actuellement, nous avons aussi des laïcs dynamiques très engagés dans la gestion économique et le soutien de la pastorale catéchétique et liturgique. (…) Nous essayons de créer les conditions favorables qui nous permettront d’accueillir un autre prêtre ; pour cela nous encourageons des dons anonymes et organisons une offrande spéciale certains dimanches. Nous souhaitons accueillir un deuxième prêtre, un prêtre « africain » pour assurer ma relève... Si Ste Rita est et doit rester une paroisse sma (…) et ainsi donner un visage d’authenticité, spécifiquement de style sma, la mise en place d’un prêtre sma est urgente !

Une troisième Communauté Ecclésiale de Base, « Saint François d’Assise », vient d’être créée afin de mieux suivre la connaissance des chrétiens du quartier et de rester attentif aux plus pauvres qui y habitent. Une CARITAS, timide jusqu’à présent, s’active pour être plus efficace à leurs côtés. Depuis deux ans je me bats pour parvenir à l’élaboration du dossier technique afin d’obtenir le titre foncier de nos deux terrains : la paroisse et son œuvre sociale. (…)

Nos catéchumènes sont au nombre de 69. Après le montage de trois auvents pour la catéchèse, il y a maintenant des salles à construire ! (…) Pour la nouvelle église, dont j’ai fait faire le plan dans les grandes lignes (pour environ 500 à 700 places), il reste à faire le devis et surtout à trouver les fonds ! Nous avons pu acquérir 7 hectares à Zikiboua, vers Saïoua. Mais il reste encore à verser les frais de bornage et ceux de transcription des deux documents pour authentifier l’appartenance à la SMA. Il y a aussi à faire abattre les arbres avant de commencer l’implantation des palmiers. Mais qui devra supporter tous ces frais ? Et la surveillance des terrains ? Le catéchiste Emmanuel Sawadogo, de Saioua, est nommé co-gestionnaire pour les travaux et pour préparer le terrain afin qu’au cours de cette année la plantation puisse être commencée. Pour de meilleurs et plus rapides résultats, il faudra sans doute se limiter à la plantation de palmiers et à leur exploitation. (…) Et ceci en vue de préparer l’avenir pour le fonctionnement apostolique.


Robert WOLFF, à Mwanza (Tanzanie)
Robert, Père hôtelier de la Maison Régionale, a eu fort à faire pour accueillir pendant une semaine les nombreux participants de la grande session animée par le confrère sma irlandais Hugh Lagan, sur le thème de la pédophilie. Occupé à faire le marché et à acheter tout ce qu’il faut pour nourrir et désaltérer les 31 Pères SMA et les 11 sœurs NDA, Robert n’a pas pu assister lui-même aux conférences. Mais tout le monde a été enchanté par cette session.

Le 29 décembre, autre grande rencontre à la maison régionale. Le Supérieur régional polonais, Janusz Machota, a invité les Polonais de la région, Pères non sma, sœurs et laïcs, pour fêter Noël selon la tradition polonaise : manger, boire, mais aussi chanter longuement !

Robert pense venir en congé en 2015.


Bernard BARDOUILLET, Village Renaissance, Yoa-Kopé (Togo)
Le 6 décembre 1990, il y aura bientôt 25 ans, le Village « Renaissance » voyait le jour. Pendant plusieurs années, alors qu’il était encore responsable de la paroisse Notre Dame de la Visitation à Kulundé, le Père Charles Cuenin visita les prisons du Togo. Naturellement, c’est à la prison de Sokodé, la plus proche, qu’il se rendait le plus souvent. Un jour, alors qu’il était entouré d’une quarantaine de détenus, dans un temps de prière et de partage, un condamné à mort l’a interpelé : « Mon père, faites quelque chose pour nous, les récidivistes ! Ils sortent de prison et ils y retournent ! » L’appel était lancé. Et cet appel au secours allait germer progressivement...

Mais que faire ? Comment s’y prendre ? Par quoi commencer ? Peut-être par trouver un terrain, des finances, construire, recruter des animateurs... Une première tentative pour l’acquisition d’un terrain a été faite, et l’accueil à été favorable. L’installation du site commençait, quand une voix se fit entendre, venant d’un personnage influent : « Je ne veux pas de pestiférés sur mon territoire ! » Du même coup, tout était anéanti dans l’œuf.
Mais notre Père Charles gardait sa détermination pour venir en aide à ses frères « blessés par la vie ». Il se dirige alors vers Yao-Kopé, un village à 15 km au sud de Sokodé. Et là, il reçut un accueil favorable. On lui proposa un terrain pour y établir ce centre d’accueil. Lentement, au milieu d’encouragements et d’oppositions, ce centre allait trouver son visage : habitations pour les ex-détenus, que l’on appellerait désormais « Renaissants », c’est-à-dire appelés à « renaître » à une vie nouvelle ; habitations pour les animateurs, avec progressivement l’arrivée de l’eau et de l’électricité dont bénéficierait plus tard la population villageoise.

Grâce au dynamisme du Père Charles et aux nombreux bienfaiteurs dont il savait s’entourer, le projet du Village « Renaissance » commençait à prendre forme au cours des mois. Il y a quelque temps, la réflexion d’une personne visitant le « Village » affirmait : « Pour avoir mis sur pied une telle structure pour les blessés de vie, il faut un idéal chevronné ! » Qui pourrait le contester ? Le slogan qui anime tous ceux qui se dévouent ici est bref et plein d’ambition : « Il y a une vie après la prison ! » Saint Irénée disait, il y a bien longtemps : « La gloire de Dieu, c’est l’Homme vivant ! » Le « Village » continue sa route.
Les « Renaissants » sont accueillis pour une période de 6 mois, un temps de transit, si l’on peut dire, entre la prison et la vie active. Le temps de se refaire une santé, parfois après des années passées en prison, de reprendre confiance en soi et dans les autres, de retrouver le goût du travail bien fait afin de pouvoir avancer la tête haute dans le développement du pays. Et c’est l’occasion, ici, de féliciter les animateurs qui les entourent, les conseillent, et qui accomplissent des merveilles d’écoute et de patience pour aider leurs frères à « se remettre debout ». « Le bien ne fait pas de bruit... », disait François de Sales.

La réussite ? Des statistiques ? Dieu seul sait ce qui se passe dans les cœurs… Même une seule réussite, c’est déjà la récompense de ceux qui en sont les témoins. Un grand ami de l’Afrique, Albert Schweitzer, a ce mot : « Toutes les graines de bonté germeront un jour dans les cœurs. » Quelques jours seulement avant son départ de ce monde (le 14 mai 2008), le Père Charles me confiait : « Ne perdez jamais de vue le but premier du Village « Renaissance » : l’accueil de nos frères Renaissants. » Et jusqu’à ce jour, en entrant dans le « Village », un panneau frappe le regard : « Ta gloire, Seigneur ! »

La prison, les prisons, qui de nous n’a pas à sortir de « sa » prison ?


Alphonse KUNTZ, Saoudé (Togo)
Une nouvelle route à Saoudé ! Mais nombreux seront ceux qui auront alors besoin de secours. Car que feront ceux qui devront démonter et reconstruire leur masure à cause du nouveau tracé de la route ? La mission elle-même est dans le lot : la route prendra les 8/10 de la cour de la mission de Saoudé. Nous nous retrouvons avec les défavorisés que la route n’épargnera pas.


Pierre KUNEGEL, Kombolokoura (Côte d’Ivoire)
Ici, en cette fin janvier, nous sommes en pleine chaleur le jour et dans la fraîcheur au milieu de la nuit. Le thermomètre était à 14° ce matin et actuellement, il est à 35° ! Pas étonnant qu’on se refroidisse la nuit, et qu’affaibli, le paludisme prenne le dessus ! Je suis justement en train de me soigner pour cela.

Nous allons commencer à faire les briques pour débuter la construction d’une salle avec 2 pièces, dans la nouvelle Mission. Le tâcheron avait été malade depuis plusieurs mois. Il venait quand il pouvait avec ses employés pour faire des travaux de réparations à la Mission.

Le 8 février, je commence une session de 4 jours pour les catéchistes. Ce sont les principaux collaborateurs qui animent les villages et qui assurent des célébrations sans prêtre. Ce qui est important, c’est la proximité des célébrations. La parole de Dieu proclamée partout !


Jean PERRIN, Sotouboua (Togo)
Mon 90e anniversaire s’est passé en toute beauté. Moi qui étais réticent, la chrétienté m’y a encouragé. Beaucoup d’ambiance à la fête, alors que je ne voulais rien faire. Seuls les Africains savent fêter ! Vin d’honneur le samedi soir et messe solennelle concélébrée le dimanche 18 janvier, avec les fanfares et les majorettes. On me souhaite mille choses, et mon Supérieur une nouvelle décennie.. Ya tô !

Père Jean, les meilleurs vœux de la part de Ralliement et grand merci de nous avoir envoyé le DVD qui nous permet de nous unir à votre fête !


Bernard RAUCH, sma de la Province de Lyon, Nevy-su-Seille (Jura)
Comme nous nous y attendions, maman nous a quitté dans la nuit du Mardi 23 Décembre 2014, peu avant minuit. Nous l’avons enterrée le Samedi matin 27, après une belle cérémonie religieuse à l’église du village. Depuis un bon mois, elle ne mangeait plus et depuis quelques jours elle ne pouvait rien boire. Son seul souci, durant ces longues journées passées allongée sur le dos, était de prier. De jour comme de nuit, elle me demandait : « Aide-moi à bien faire ma prière. » Alors je récitais les prières apprises autrefois, les vielles prières qu’on ne récite plus guère aujourd’hui.
C’est une chance qui m’a été donnée de pouvoir revenir l’an dernier, en Décembre, pour être auprès de mes vieux parents. Le 23 décembre 2013, nous avons fêté leurs 70 ans de mariage. Nous avons passé deux mois merveilleux. En Février, le papa nous a quittés et je suis resté encore 10 mois avec la maman.
Dans la nuit du 23, elle a crié : « Dédé ! Emmène-moi ! » Son Dédé l’a entendu et elle l’a rejoint. Voilà, tout est dit. J’ai passé une belle année avec maman. On évoquait le passé. On a passé de bons moments ensemble et je n’oublierai pas ces mois de calme et de paix au village, près d’elle.

Voilà une longue époque se termine… Dans l’immédiat, je reste dans le Jura, car il y a pas mal de travaux à faire et, vers la fin de l’été, je pense que je reverrai la Côte d’Ivoire pour une dernière étape. Hier, j’ai mangé avec des confrères des Missions Africaines en Arbois, où se trouve Louis Genevaux. Il y avait Pierre Richaud et François Du Penhoat, et les responsables souhaitent que je puisse repartir dans le Nord comme c’était prévu l’an dernier.


Le Père François Gnonhossou, sma, Évêque de Dassa-Zoumé au Bénin
Un mot du Père Fachtna O’Driscoll, Supérieur général sma, depuis Le Caire, le 12 février 2015.
Au nom de tous les membres et associés laïcs de la Société des Missions Africaines, je félicite sincèrement le Père François Gnonhossou sma pour sa nomination comme évêque de Dassa-Zoumé en République du Bénin. C’est un honneur pour François lui-même comme c’est aussi un honneur pour l’ensemble de la Société.

Je peux personnellement témoigner du fait que le Pape François a fait un bon choix. François Gnonhossou est béni et possède les dons et les aptitudes nécessaires pour ce rôle. Après un apostolat de première évangélisation à Kontagora (Nigeria), il a suivi une formation de formateurs en France, puis il a été placé à la tête du District-en-formation Afrique (DFA). Il a alors été envoyé au Canada pour un apostolat rural. Le 30 avril 2013, il a été élu au Conseil Général. François a acquis une grande expérience, qui l’aidera à relever les défis dans son nouveau service.

Au cours des deux dernières années, j’ai travaillé en étroite collaboration avec François au Conseil Général. C’est un saint prêtre, très priant, un serviteur engagé et loyal de la Société des Missions Africaines. Je n’ai aucun doute qu’il apportera ces mêmes qualités et vertus dans son travail comme pasteur de la communauté catholique de Dassa-Zoumé. Avec son amitié et le sourire facile, François va nous manquer comme membre de notre Conseil Général. Il a joué un rôle clef dans toutes les réunions du Conseil et a un attrait spécial pour Justice et Paix et pour associer des laïcs à notre mission. Nous lui sommes redevables pour le bon travail accompli jusqu’ici. La perte pour la SMA est un gain pour Dassa-Zoumé. Il apportera son fort engagement missionnaire permettant d’élargir la vision de cette Église locale.

Le Conseil Général, en collaboration avec les membres du Conseil Plénier, va maintenant s’efforcer de nommer un successeur à François [1]. Je demande à tous les membres de la SMA de se joindre à moi dans la prière fervente pour François au moment où il s’engage dans ce défi exigeant. Il reste sma, bien que son rôle principal se déroule désormais dans le diocèse de Dassa-Zoumé. J’assure François de l’appui de la SMA dans son nouveau rôle.

Que le Seigneur le bénisse en tout, et que ce nouveau ministère l’enrichisse personnellement. Que sa présence là-bas soutienne l’évangélisation continue de cette partie de l’Afrique de l’Ouest.