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Société des Missions Africaines de Strasbourg
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La Société des Missions Africaines (SMA) est une communauté de missionnaires catholiques venant des cinq continents. Elle est présente en Afrique depuis 150 ans.

La SMA mène diverses actions en faveur de la santé, de la condition féminine et de l’éducation.

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Conseil Plénier à Chaponost
Article mis en ligne le 5 février 2016

par Jean-Marie Guillaume

Le Conseil Plénier annuel a eu lieu du 2 au 11 juin 2015 aux Missions Africaines de Chaponost, lieu idéal, dans un cadre reposant de verdure, pour penser et échanger ! Nous étions 19 participants : les membres du Conseil Général, les responsables des provinces, districts et districts-en-formation et deux supérieurs régionaux. Le supérieur du district de la Baie du Bénin, n’ayant pu obtenir son visa, n’est pas venu, et le supérieur régional de l’Afrique du Sud, délégué par les supérieurs régionaux comprenant le district-en-formation des Grands Lacs, n’est jamais arrivé.

À ces membres de droit se sont joints les trois membres du Media Center, André N’Koy, Joseph Guvvala et Gérard Sagnol, pour la technique informatique et la traduction lors des assemblées plénières. Suite à l’Assemblée Générale 2013 et aux précédents conseils pléniers, le déroulement de ce conseil se faisait « sans papier », les communications ayant lieu à partir d’un serveur sur des écrans disposés dans les salles de réunion et accessibles sur les ordinateurs privés… Vue la faiblesse locale du réseau pour un nombre trop grand de consommateurs, les échanges étaient parfois fluctuants ou non existants, ce qui a permis d’apprécier la patience des participants et des trois spécialistes s’essayant à raffiner la technique.

Mot d’ouverture du supérieur général :
contexte global du Conseil Plénier

« Depuis que nous nous sommes réunis à Rome il y a un an, notre monde, comme toujours, a connu de nombreuses joies et peines. La plus grande joie, c’est le leadership extraordinaire du Pape François. Il ne se passe aucune semaine sans qu’il ne nous surprenne avec une nouvelle vision et un nouveau défi. Il continue de défier toute l’Église pour qu’elle sorte d’elle-même et évangélise le monde, non par prosélytisme mais par souci de témoignage… Le Pape François a apporté une nouvelle actualité, une nouvelle passion et, je dirais, une nouvelle authenticité à cette mission. Le monde et l’Église aiment le Pape François parce qu’il est un témoin… Il a une passion pour les pauvres, les immigrés, les oubliés, et les « marginalisés ». Il a une passion pour les gens en périphérie, sur les franges et aux frontières de la vie…

Le monde de notre mission a été spécialement nourri durant la dernière année par des phénomènes différents.
Les peines
1 - La poursuite des violences subies par les fidèles chrétiens venant des fondamentalistes islamiques qui semblent devenir plus barbares de jour en jour. En effet, on entend ces derniers temps qu’en Inde le rejet de tout ce qui n’est pas pur hindouisme pousse à la fois de plus en plus les communautés chrétiennes et musulmanes aux périphéries et déstabilise leur vécu quotidien et surtout leur liberté de culte. Nous avons assisté à l’horrible violence et à la destruction totale des biens de l’Église au Niger. Face à de telles attaques, le dialogue semble plus difficile. Et pourtant, nous savons que la vengeance, si notre nature humaine peut nous tenter d’aller vers elle, n’est jamais la réponse. Les efforts de dialogue - en particulier le dialogue de la vie – sont le seul espoir pour une coexistence pacifique. Nous pouvons être fiers de nos nombreux missionnaires qui pratiquent un tel dialogue de la vie sur une base quotidienne. Et nous devons améliorer nos efforts de dialogue au niveau institutionnel.
2 - La pandémie du virus Ebola, qui a frappé en particulier les pays du Liberia, de la Sierra Leone et de la Guinée. Nous remercions Dieu que tous nos membres aient survécu et nous sympathisons avec les familles de tous ceux qui ont perdu des êtres chers… Nous pouvons être fiers aussi de l’excellent travail accompli par nos missionnaires sma au Liberia et en Sierra Leone au cœur de cette crise. Ils ont fait face à la situation avec prudence, sans jamais se dérober à la tâche risquée de fournir du secours à ceux qui en avaient besoin…
3 - L’insécurité personnelle demeure dans nos territoires de mission. Le récent enlèvement dans le Vicariat de Kontagora, au Nigeria, du Père Billy Sheridan est juste un exemple parmi tant d’autres. Nous remercions Dieu pour sa libération et son retour en toute sécurité dans sa paroisse. De nombreuses leçons, et non des moindres, peuvent être tirées de cette expérience, à savoir l’importance de renforcer les méthodes de sécurité et la reconnaissance des rôles clefs qui doivent être joués par les dirigeants de l’Église locale et par le personnel de l’ambassade du pays d’origine.

Les joies
À coté des histoires douloureuses, il y a eu beaucoup d’histoires joyeuses et de bonheur. La plupart de ces dernières sont peu remarquées par le grand public. Un événement dont nous nous réjouissions fut l’ordination du Père François Gnonhossou comme évêque de Dassa Zoumè au Bénin.
Une autre joie évidente est que nous aurons vingt-cinq ordinations sacerdotales et dix-huit serments permanents et ordinations diaconales cette année. Nous rendons grâce à Dieu pour cela et reconnaissons le bon travail accompli par nos formateurs.

Les visites br>Les membres du Conseil Général ont fait plusieurs visites dans les entités et les régions au cours de la dernière année. J’en fais une synthèse en me basant sur la réflexion du Conseil Général :

- d’une part la tension, pour les nouvelles entités qui veulent établir une structure administrative solide visant à l’autosuffisance et, d’autre part, placer les membres dans les zones de première évangélisation ;
- d’une part la tension entre une détermination à rechercher de nombreuses vocations au sacerdoce à la SMA et, d’autre part, la nécessité de mettre sur pied un solide discernement afin que la qualité prime sur la quantité ;
- d’une part la tension entre le désir de chaque District-en-formation de nommer le personnel où les membres peuvent apporter leur meilleure contribution… et, d’autre part, la volonté du Conseil Général de voir respectées les priorités de la mission, en assumant le mandat donné à l’AG 2013 de coordonner l’ensemble de la Société ;
- d’une part la tension entre accepter les demandes de retour dans les diocèses où la SMA a eu une longue tradition et où les ressources locales peuvent être suffisantes mais où les besoins de la « mission » ne sont plus très évidents et, d’autre part, aller aux périphéries, ce qui va inévitablement occasionner un fardeau financier ;
- d’une part la tension, entre l’exercice de la compassion et de la patience envers les membres peinant à accepter une affectation et, d’autre part exiger qu’ils répondent dans un esprit d’obéissance ;
- d’une part la tension, dans certaines entités plus anciennes, de garder vivante la présence de la SMA dans les pays qui ont eu une longue présence SMA et, d’autre part, le fait d’être réaliste en choisissant des supérieurs qui peuvent faire avancer la vision de la SMA même si l’entité elle-même est en quelque sorte reconfigurée… »


Le déroulement des travaux
Il n’y a pas eu, comme d’habitude, une présentation des différentes entités. Celle-ci avait été soumise à un questionnaire avant la tenue du conseil et était disponible dans les données préparatoires. Mais il y a eu cependant un bon nombre d’exposés, souvent pesants, faisant le point sur divers sujets concernant la SMA : révision des Constitutions, collaboration NDA-SMA, relations entre les différentes instances sma en Afrique ; informations sur les projets de construction, exposé intitulé « Nous réinventer aujourd’hui », qui est présentée en ce numéro de Ralliement.
C’est à partir de ces interventions que les points de discussion ont été déduits et discutés en groupe, de façon très rapide, lors de la deuxième semaine du Conseil. Entretemps, Didier Lawson, économe général, nous a présenté les différents budgets que nous avons pu ainsi voter en connaissance de cause. Notre district est appelé à honorer son quota, dont le total est de 150.739 €.
Les échanges faisant suite aux différentes présentations ont surtout porté sur des questions internes de structures, de rapports entre entités, entre les différents supérieurs… La mission de la SMA pourrait être élargie, mais elle reste limitée par le manque de personnel et d’argent… Un point qui est sans cesse revenu est la question douloureuse des migrants, surtout africains, migrants d’un pays d’Afrique à l’autre, migrants vers l’Occident.

Quelques décisions
Les textes officiels sont au nombre de trente, de longueur et d’importance diverses. Un bon nombre d’entre eux reprennent, parfois à la lettre, ce qui avait été dit dans les conseils pléniers précédents ou à l’assemblée générale. J’en retiens quelques uns, qui sont plutôt nouveaux.

- D’abord ceux qui concernent la mission : une sensibilisation à la réalité des migrants et le projet d’une ouverture d’une mission (ou paroisse) en Haute Égypte (n°1 et 2).

- Sur le plan de la spiritualité et du charisme missionnaire sma, la proposition est faite que l’année 2017 soit « dédiée à la réflexion sur notre charisme missionnaire et sa pertinence dans le monde d’aujourd’hui ». En ce domaine comme dans le domaine de l’engagement missionnaire, une collaboration plus accrue avec les sœurs NDA est souhaitée (n°7).

- Dans le domaine de la formation permanente plusieurs sessions sont prévues (n°13) :
- à Lyon, en juillet 2016, pour les 30-40 ans de sacerdoce ;
- pour les 35-50 d’âge en Tanzanie, à Bagamoyo, en juillet 2016, avec d’autres instituts missionnaires ;
- deux niveaux de programmes inter-instituts de dix jours en République Centrafricaine pour les membres sma, prêtres, agents pastoraux pour la gestion des traumatismes de la crise.

- La réflexion sur l’avenir du 150 cours Gambetta, déjà commencée l’année dernière, s’est poursuivie. Cette maison, maison mère de toute la Société, utilisée comme propriété par la province de Lyon, par manque de personnel et de vision, essaie de retrouver sa dimension originelle. Outre les encouragements « à poursuivre le maintien et le développement du musée, le Conseil Plénier propose au conseil provincial de Lyon, en lien avec le Conseil Général, d’établir pour fin 2017, une équipe permanente composée aussi par des membres des districts en formation en vue de l’animation de la maison selon plusieurs pôles : l’accueil, les migrants, l’engagement envers les plus abandonnés, la conscientisation sur la mission et l’Afrique, la connaissance de la culture africaine, les études spécialisées pour membres sma, les contacts avec les paroisses. Si la maison s’avérait trop spacieuse et son entretien trop coûteux, le Conseil Plénier recommande de créer un partenariat avec d’autres congrégations ou sociétés commerciales en vue de garder la propriété de toute la maison » (n°16, 2-3).

- Comme d’habitude, des projets de construction ont été présentés. Leur estimation était de 1 178 000 €, alors que les fonds disponibles pour de telles entreprises ne sont que de 210 000 €. Le Conseil Plénier a d’abord recommandé que soit mis en place « un comité des propriétés » en vue de « faire une évaluation indépendante des projets présentés », d’« évaluer l’usage et l’utilité des bâtiments existants, de proposer au besoin, et si envisageable, des possibilités d’utilisation indépendante des propriétés, d’étudier tout nouveau projet de construction » (n°24). Les 210 000 € disponibles ont été répartis comme suit : 60 000 € pour une extension simple au Centre Brésillac de Calavi ; 10 000 € pour la réparation du toit de la maison régionale de Nairobi ; 60 000 €, contribution unique pour la mise en place du Centre De Brésillac, pour l’animation missionnaire et la pastorale locale, à Abobo Doumé, Abidjan, près de la maison régionale ; 110 000 € pour la rénovation du siège du District en formation du Golfe de Guinée à Lomé. Le tout dépasse ainsi la somme disponible. Le projet du Centre Borghero à Calavi-Cotonou, pour l’animation missionnaire, dont l’estimation était exorbitante, a été rejeté, le Conseil plénier proposant d’utiliser « le bâtiment 150 », déjà existant dans la propriété du Centre Brésillac.

- Et nous nous sommes donné rendez-vous pour le prochain Conseil Plénier, mi-mandat, donc un peu plus long, pour les dates allant du 30 mai au 11 juin 2016.

Élection d’un nouveau conseiller général
François Gnonhossou devenu évêque de Dassa-Zoumè au Bénin, a dû quitter le Conseil Général. Avant le Conseil Plénier, le Supérieur général avait demandé aux différentes entités sma de proposer des noms pour composer une liste de candidats éventuels au poste vacant. C’est à partir de cette liste, plutôt restreinte suite au désistement de plusieurs pour ne pas figurer sur la liste, que François de Paul Houngué a été élu. Il a 44 ans, est originaire du Bénin et a été ordonné prêtre le 5 juillet 2003. Son expérience est très diversifiée : il a été notamment missionnaire en République de Centrafrique, a fait des études de théologie pastorale aux USA, a été responsable de la maison de formation pour les théologiens sma aux Philippines, où il a repris des études. Lors des dernières élections, il avait été élu vice-supérieur du district-en-formation de la Baie du Bénin, avec résidence à Ibadan.


Les « plus » du Conseil Plénier :
Cluny, Taizé, le 150, Ste Anne-sur-Gervonde

Tenir un Conseil Plénier dans une province permet de revoir quelques façades de cette province. Nous avons d’abord redécouvert la propriété des Cartières, avec ses structures d’accueil simple, mais aux normes, et sa belle chapelle aux peintures de lumière et d’espace, ses prés et forêts s’étendant sur une douzaine d’hectares. Trois groupes de personnes y vivent en harmonie, une équipe de confrères sma, une équipe des Petites Sœurs Catéchistes du Sacré-Cœur (sœurs de Menton) et une équipe de la FLM (Fédération des Laïcs Missionnaires, rattachée à la Province de Lyon). Le service d’accueil et d’entretien de la maison est bien distribué entre ces trois groupes. Un repas-rencontre avec tous a été organisé sous les grands préaux, de même qu’une autre rencontre avec les conseils des sœurs NDA et les sœurs de Menton. Les visiteurs et groupes venant pour des week-ends, journées ou sessions sont nombreux, quelques 10 000 personnes à l’année. Durant notre séjour plusieurs groupes d’enfants sont venus animer le grand parc.

Le dimanche 7 juin, c’était la journée d’amitié. La préparation à cette journée s’est fortement intensifiée le samedi. Pour ne pas encombrer les lieux, on nous a proposé de prendre le week-end ailleurs, heureuse initiative ! Dès le samedi matin, nous sommes partis en autocar pour un arrêt à Cluny, dont la superbe abbaye inondait l’Europe de ses rayons spirituels du Xème au XVIème siècle. Malgré la dispersion des moines suite à la révolution française, la nationalisation des biens et le démantèlement de l’Église ont fait que l’immense propriété a été négligée ; mais dès 1821 a commencé la sauvegarde de ce patrimoine qui se dresse toujours grandiose, imposant, admirable de grandeur et de noblesse.

Le rayonnement spirituel s’est beaucoup plus tard déplacé de Cluny vers le petit village de Taizé, d’une centaine d’habitants. Nous y avons passé une bonne partie de la journée. Cette visite nous a été bénéfique, nous remettant en quelque sorte dans des sentiments d’humilité, de simplicité, de provisoire, de dépendance de l’Esprit face à ce que peut être la mission. Nous y avons été accueillis par une jeune fille, en service d’accueil volontaire pour plusieurs mois, qui nous a expliqué ce qu’était le mouvement de Taizé, le programme journalier type, la rencontre en ce lieu de milliers de personnes en recherche de paix, de dialogue, de partage, de Dieu.

Nous avons ensuite rejoint la grande église où plusieurs centaines de jeunes et de visiteurs se repliaient pour la prière du milieu du jour, faite de lectures, de silence, de refrains très simples, de petites phrases méditatives. Nous avons fait la queue pour la distribution du repas, au plat principal fait de petits pois et légumes bouillis, pour un prix de 3,50 €. Au cours de l’après-midi, nous avons été accueilli par un frère de la communauté, d’origine togolaise, précisément de Kiklamé-Lomé, qui nous a expliqué ce qu’est la communauté des moines : elle compte aujourd’hui une centaine de membres, et célèbre les 75 ans de sa fondation, et le dixième anniversaire de la mort du frère Roger, son fondateur. Nous y avons appris que le prochain « pèlerinage de confiance », qui rassemble des milliers de jeunes, aura lieu à Cotonou du 31 août au 4 septembre 2016. Son principal organisateur, Augustin Houessinon, sma, était en visite quelques jours auparavant. Nous sommes descendu jusqu’à la petite église du village, lieu de paix délicat, disponible aux visiteurs, devant laquelle le petit cimetière local est disposé, avec les tombes très simples des moines décédés, dont celle du frère Roger.

Après une nuit tranquille, passée dans un village près de Taizé, nous avons rejoint le 150 Cours Gambetta pour le dimanche, pause indispensable à la maison mère, lieu d’un accueil chaleureux et de passage pour beaucoup de membres sma et autres. Quelques 25 confrères y vivent, y exerçant tous une activité que leur permettent leur compétence et leur état de santé. Une visite guidée a été organisée au musée africain ; les objets exposés y sont nombreux, bien catalogués et mis en évidence. À l’entrée nous avons pu admirer l’exposition « Art Gèlèdè, miroir d’une société », venue de la collection Jean-Yves Augel. Il s’agit d’un pan de l’art yoruba, originaire du royaume de Ketou, au Bénin. Le jeudi suivant, 11 juin, ceux qui étaient encore présents à Lyon ont pu suivre une conférence passionnante par Pierre Akpona sur « la centralité de la femme chez les Gèlèdè », véritable reine de la maison et de la société, de quoi désarçonner les idées sur la femme africaine que nous voyons trop souvent comme secondaire, méprisée et utilisée. J’ai pris plaisir à visiter « les réserves du musée africain » situées dans les caves du 150 et à partager pour un long instant l’enthousiasme et la passion du directeur de ces réserves, Pierre Boutin, qui préside à la classification systématique et méticuleuse des pièces en réserve. Elles seraient au nombre de 5 000, dont 3 000 sont déjà enregistrées et précieusement conditionnées.

Quelques uns d’entre nous sommes allés jusque Sainte Anne-sur-Gervonde, lieu de naissance de Mgr Paul Pellet, deuxième supérieur général de la SMA (1907-1914), à une cinquantaine de kilomètres de Lyon en direction de Grenoble. Son corps repose sous les dalles du chœur de l’église, là où a été dressé l’autel permettant la célébration face au peuple. Plusieurs personnes, de sa famille et admirateurs de leur compatriote, nous ont accueillis à l’église et à la maison familiale et nous ont parlé de lui et de sa famille. Personnifiant l’idéal missionnaire de la Société des Missions Africaines, il a été considéré, à l’égal du Père Planque, « Co-fondateur » de la SMA, titre que le Saint Siège lui décerna en 1928 à l’occasion du centenaire de sa naissance [1].