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Société des Missions Africaines de Strasbourg
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La Société des Missions Africaines (SMA) est une communauté de missionnaires catholiques venant des cinq continents. Elle est présente en Afrique depuis 150 ans.

La SMA mène diverses actions en faveur de la santé, de la condition féminine et de l’éducation.

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Les obsèques du Père Félix Lutz
Article mis en ligne le 16 janvier 2014
dernière modification le 5 novembre 2013

par Collectif

Décès du Père Félix Lutz

Le Père Félix LUTZ, né le 12 mai 1924 à Strasbourg, est décédé à Haguenau le 5 octobre 2013, à l’âge de 89 ans.

Curriculum-vitae

Membre des Missions Africaines le 11 février 1951.
Ordonné prêtre le 12 juillet 1951.

Le P. Félix Lutz.
Photo sma Strasbourg

1935-1952 : études à Saint-Pierre, Haguenau, Chamalières, Chanly et Lyon ;
1943-1945 : enrôlé de force dans la Wehrmacht et détention ;
1952-1963 : missionnaire au Togo (Lomé, Collège St-Joseph) ;
1963-1965 : recruteur et responsable du Messager des Missions Africaines (Saint-Pierre) ;
1965-1982 : directeur et rédacteur du Messager des Missions Africaines (Haguenau) ; aumônier des collèges Foch et Kléber et du lycée Schumann à Haguenau ;
1982-1992 : aumônier militaire à Haguenau-Oberhoffen ;
1992-1995 : supérieur de la communauté SMA de Haguenau ;
depuis 1995 : retiré à Gries (Bas-Rhin) dans la maison familiale.

Les trente messes seront célébrées par les confrères et le Conseil du District.
L’eucharistie d’adieu a été célébrée en l’église St-Jacques de Gries le 10 octobre 2013 à 14h30 et a été suivie de l’inhumation au cimetière de Gries.

Le Supérieur Général, Fachtna O’DRISCOLL


Emouvant dernier hommage au Père Félix Lutz

Près d’un millier de personnes ont tenu, jeudi 10 octobre 2013 à Gries, à rendre un dernier hommage au Père Félix Lutz, une figure alsacienne emblématique de la Société des Missions africaines, décédé le 5 octobre dans sa 90e année.

Le P. Félix Lutz.
Photo sma Strasbourg

L’église St-Jacques de son village natal Gries, près de Haguenau, s’est révélée bien trop petite pour contenir toute cette foule dont une partie a dû se résoudre à suivre la célébration des obsèques sur le parvis ou sous un chapiteau dressé à côté du sanctuaire. Mentionnons en particulier parmi l’assemblée les autorités civiles de Gries et de Haguenau et militaires de la garnison de Haguenau-Oberhoffen-Drachenbronn.
Sur le cercueil drapé de tricolore ont été déposés le képi d’aumônier militaire du défunt, mais aussi son calice et son étole comme signes de son activité pastorale. Tandis que, alignés des deux côtés du cercueil, les porte-drapeau de différentes armes et de plusieurs associations patriotiques rendaient les honneurs.

Entouré d’une bonne quarantaine de confrères des Missions Africaines et de prêtres diocésains, le Père Jean-Marie Guillaume, Supérieur du District sma de Strasbourg, a présidé l’eucharistie des funérailles animée par la chorale paroissiale locale. Après avoir évoqué brièvement la vie mouvementée – et tout particulièrement la « période très douloureuse » de son enrôlement de force dans la Wehrmacht de 1943 à 1945 pour combattre sur le front russe où il fut grièvement blessé à deux reprises – ainsi que l’exemplaire engagement missionnaire, éducatif et pastoral du Père Félix Lutz, le célébrant a cité son testament spirituel. Il y invite ardemment ses proches et tous ceux qui l’ont connu et aimé à ne pas se laisser aller à la tristesse et au désespoir, mais au contraire à être remplis d’optimisme, de joie et d’espérance, car la mort n’est pas une fin mais un passage vers une vie nouvelle, éternelle, dans la Lumière et la Paix de la Maison du Père.

Dans sa courte homélie, le Père Jean-Pierre Frey s’est gardé de faire le panégyrique de celui qui a été un « grand frère » pour lui, mais a voulu rendre simplement témoignage des remarquables qualités humaines et spirituelles du père Félix : « prophète itinérant, humaniste proche de toutes les cultures et intéressé à toutes les vies, témoin d’une foi-service chevillée au corps, dont le rayonnement sur la zone pastorale a été intense, il continue à être parmi nous, mort mais vivant, absent mais présent. »

Le Père Félix Lutz et ses confrères à Haguenau.
Le Père Lutz est au premier rang, le deuxième à partir de la droite.
Photo sma Strasbourg

A l’issue de la célébration, le pasteur Jean-Pierre Bronnenkant, de la paroisse protestante de Gries, a rappelé les nombreuses fêtes et rencontres qui ont réuni dans l’estime mutuelle et la fraternité chrétienne les deux paroisses locales depuis 21 ans qu’il est en poste à Gries. Pour lui, le Père Félix, dont « le sourire a rejoint celui de Dieu », a laissé un puissant « témoignage d’espérance ».

Enfin, Charles Quirin, président de la section Haguenau-Wissembourg de l’UIACAL , a longuement relaté avec forte émotion la très douloureuse période vécue par le défunt en tant que Malgré-nous envoyé sur le front russe où, dans des conditions « dantesques » entre mi-février 1943 et son retour au pays natal début octobre 1945, il a miraculeusement échappé à la mort après avoir été blessé grièvement à deux reprises.

Très nombreux encore ont été proches, amis et connaissances du père Félix à l’accompagner à sa dernière demeure au cimetière du village où, là encore, les porte-drapeau des armées et associations patriotiques ont rendu les honneurs pendant la mise en terre de sa dépouille.

Etienne WEIBEL


Homélie du Père Jean-Pierre Frey

Je ne ferai pas d’homélie sophistiquée ni de panégyrique élogieux. Je ne donnerai que mon témoignage de Félix, que je considère comme mon véritable grand frère.

Le P. Félix Lutz.
Photo sma Strasbourg

Cher camarade - oui, j’ose t’appeler camarade, bien que tu aies quelques années de plus, et quelques marques et cicatrices de guerre également - tu es né en 24 et moi en 32, mais dès 1945 nous avons été dans la même maison, à Saint-Pierre – vous comme des revenants du front russe en tant que malgré-nous, et nous autres comme de jeunes blanc-bec candidats à l’aventure missionnaire de la SMA. Vous avez de plus joué, toi et tes camarades de guerre comme Bernard Klamber et d’autres, un rôle de grands frères diligents et attentifs. Et tu m’as invité à ta première messe à Gries, ce que je considérais comme un geste vraiment noble.
Enfin, bien que nous ayons été séparés par la vie, nos rencontres ont été à chaque fois vraiment confidentielles et fraternelles. Tu m’as appris énormément sur ta vie de malgré-nous pendant la grande débâcle, avec tous les déboires et toutes les bousculades que tu as endurés.

Tu as cheminé et j’ai cheminé, embarqués dans la même aventure de la SMA mais chacun dans sa propre pirogue… voguait parfois à la surface des vagues, d’autres fois dans de rudes ressacs, mais jamais dans la même direction.

Le P. Félix Lutz (au centre) en costume d’aumônier militaire.
Photo sma Strasbourg

Dans ta vie, avec une vraie compétence, tu as touché à l’enseignement en Afrique, au collège Saint-Joseph fondé par Mgr Strebler, et en Europe à la catéchèse de lycée et à la vie militaire en tant qu’aumônier. Avec ton extraordinaire capacité d’accueil et ton sens d’animateur, tu as semé tant de bien autour de toi que « Dieu seul connaît… », comme on dit en Afrique.
Tu as su être un compagnon éclairé et écouté de tes camarades les malgré-nous, avec toutes leurs blessures et tout leur questionnement car tu étais en constante relation avec chacun comme un vrai stimulateur.
Je dirais que tu avais d’avantage le profil d’un prophète itinérant, à l’affut de toute détresse et de toute interrogation, que d’un prêtre sédentaire et réglementé. Tu fus un humaniste toujours positif et l’incessant témoin d’un engagement pluriculturel. Et surtout, tu fus un témoin de cette foi missionnaire que tu avais chevillée au corps et qui faisait ton rayonnement.
Nos vues sur l’Église, la mission et la pastorale divergeaient souvent, mais on se retrouvait toujours autour d’une page d’évangile, avec un mot et un verre d’amitié où le Seigneur nous mettait d’accord.

Le P. Félix Lutz (au centre) en costume d’aumônier militaire.
à droite, le Frère Pierre Fritsch sma ; à gauche, Monsieur Louis.
Photo sma Strasbourg

Je bavarde, sans réellement arriver à faire de toi un digne et fidèle portrait. Pour cela, il faudrait écouter tant de confidences très personnelles que tu as partagées, car tu étais en contact avec tant de personnes. Mais « Dieu connaît… », et il connait bien. Moi, je ne fais que claudiquer et papillonner autour de toi.

Alors, mon cher Félix, pardonne-moi si j’ai parlé en frôlant la vérité ou en la déformant. Ce n’était qu’un échange de petit frère à grand frère, et seul notre Père qui est aux cieux connaît toute la vérité, et rien que la vérité.
De toutes les manières, quels que soient nos chemins sur cette terre et nos errements personnels, ils convergent tous vers le même point focal : le royaume des cieux, qui est déjà parmi nous et qui nous invite tous pour les grandes retrouvailles de toutes les bonnes volontés de ce monde.
Pour moi, tu fus et tu restes un prophète, souvent itinérant mais ouvert au monde et à ses problèmes, un humaniste qui accueillait toutes les cultures, qui était proche et tous et toujours intéressé à ses frères les hommes. Et enfin, tu fus un témoin du Christ d’une profonde foi, incarnée dans la vie quotidienne et chevillée au corps. Tu as eu un rayonnement formidable sur notre zone pastorale de Haguenau, et bien au-delà, selon le témoignage de ses responsables.

Mon camarade et grand frère, A-Dieu… Je sais que nous nous reverrons sous d’autres cieux, dans la maison de notre Père à nous tous, pour une rencontre qui n’aura pas de fin.
Au revoir, Félix. Je sais également que tu resteras parmi nous. Car on n’est bien qu’avec ceux que l’on aime.

Jean-Pierre FREY


Les testaments spirituels du Père Félix

Le Père Félix nous a laissé deux testaments spirituels – l’un en allemand et l’autre en français - qui sont complémentaires. Il naviguait facilement d’une culture à l’autre. Je vais donc vous lire l’essentiel des deux comme un dernier témoignage de sa part et un viaticum pour chacun d’entre nous.

Le Père Félix Lutz (à gauche) avec les PP. Jacques Varoqui et Jean Perrin.
Photo sma Strasbourg

Mein geistliches Testament

Ich armer Sünder Félix Lutz bin am 12. Mai 1924 geboren und am 5. Oktober 2013 im Alter von 89 Jahren gestorben.
Wer beneidet mich jetzt noch ?
Ich bin nicht unerwartet gestorben, denn in der Kriegszeit 1943-45 und in den letzten Jahren habe ich öfters an den Tod gedacht und mich darauf vorbereitet.

Warum muss ich sterben ? Warum müssen wir alle sterben ? Ich glaube, dass sich in allen Fügungen des Lebens, die Liebe und Güte Gottes offenbart, auch im Schlussakt, dem Tod. Mit den Zeugen der Auferstehung Jesu, mit den Aposteln glaube ich an den Sohn Gottes und an seine Auferstehung. Ja diese ist und war immer für mich die tiefste Wurzel meines Glaubens, so wie Paulus im 1. Korintherbrief schreibt : wenn Christus nicht auferweckt worden ist, ist unser Glaube umsonst ! Nein aber es steht fest, dass Christus von den Toten auferweckt worden ist als der Erste der Entschlafenen (1 Kor.15, 17-20). So glaube ich an die Auferstehung der Toten, und somit an das Hochzeitsmahl im Himmel, an die ewige Herrlichkeit in und bei Gott. „ Was kein Auge gesehen und kein Ohr gehört hat, was keinem Menschen in den Sinn gekommen ist, ist folgendes : Wie, Großes, Gott denen bereitet, die Ihn lieben ! (Kor. 2, 9)

Mein geistliches Testament, das ich für meine Mitbrüder, meine Verwandten und Bekannten zurück lasse gipfelt in dieser vom grossen Gelehrten Teilhard de Chardin persönlich verfassten Lebensregel, die da heißt : glaubt an Gott, den höchsten Wert und Prüfstein aller Dinge. Glaubt an Gott, den lebenden und liebenden Gestalter der Welt.

Möge Gott der Herr allen, die mich irgendwie in meinem priesterliche Wirken begleitet und unterstützt haben seinen reichlichen Segen spenden für Zeit und für Ewigkeit.

Le Père Félix Lutz lors d’une réception à l’Institut Goethe de Lomé en 1962.
A partir de la droite : le Père Guy Kraemer et le Père Félix Lutz.
Photo sma Strasbourg

Mon testament spirituel

Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour. J’ai lu cela une fois et je sais que cela est vrai.
Je remercie tous ceux qui dans mon existence m’ont fait du bien ou aidé à faire le bien ; tous ceux également qui, de quelque façon que ce soit, m’ont témoigné leur confiance, leur sympathie ou amitié – durant mon enfance, ma jeunesse, durant les dix années passées en Afrique et dans divers lieux et paroisses où j’ai œuvré, comme dans le monde scolaire et militaire. Quel qu’ait été le travail pastoral, d’enseignement ou rédactionnel dont j’aurai été chargé, j’ai toujours tout aimé et aimé passionnément.

Adieu, ma très chère famille, grands et petits, que j’ai tant aimés.
Adieu, mes chers confrères, mes connaissances et mes amis.

Il ne faut jamais pleurer à l’enterrement d’un prêtre comme pour de tout chrétien et croyant. La mort représente un avancement, l’arrivée au but, la victoire finale, l’apogée de toute son existence humaine. C’est pourquoi, il faut mourir pour vivre. C’est ce que je crois et j’espère. Quant à savoir ce qui m’attend dans ce monde autre où je suis présentement, je n’en sais rien. Mais j’ai une confiance totale. La préface de la messe des funérailles ne dit-elle pas : « car pour tous ceux qui croient en toi, Seigneur, la vie n’est pas détruite, elle est transformée ; et lorsque prendra fin leur séjour sur terre, ils ont déjà une demeure éternelle dans les cieux. »
Puisse en ce jour notre Père du ciel m’introduire dans sa cité sainte et m’accueillir dans son royaume où il n’ya plus de larmes, ni de souffrance. Je vous dis donc A-DIEU, auprès de Dieu, chez qui nous nous retrouverons pour ne plus jamais être séparés.

Félix fut un prophète souvent itinérant mais ouvert au monde et à ses problèmes. Il fut un humaniste qui accueillait toutes les cultures. Il fut proche et tous et toujours intéressé à ses frères les hommes. Enfin, il fut un témoin du Christ avec une profonde foi, incarnée dans sa vie quotidienne et chevillée au corps. Le Père Lutz, a eu un rayonnement formidable sur notre zone pastorale, et bien au-delà - je cite là le faire-part de la zone pastorale.

A-Dieu, Félix et au revoir dans l’autre monde mais je sais que tu resteras présent parmi nous.

Jean-Pierre FREY


Le Malgré-nous
Le Père Félix Lutz était encore fort jeune lorsqu’il fut incorporé de force dans la Wehrmacht, en 1943. Il a vécu l’enfer du front russe, où il fut grièvement blessé par deux fois. Plus tard, il a raconté cette période de sa vie dans de nombreux articles de presse et dans ses livres : ses Carnets de la nuit noire et Jeunesse sacrifiée sont d’une lecture profondément émouvante et donnent une image des terribles conditions auxquelles ces jeunes Malgré-nous ont été soumis par la fureur du IIIe Reich. Le Père Félix Lutz a aussi participé à l’ouvrage collectif Lettres de Malgré-nous publié en 2012 aux éditions de la Nuée Bleue.

Le Père Félix Lutz avec ses confrères à Saint-Pierre.
Au premier rang à gauche, à côté du Père Roger Moritz.
Photo sma Strasbourg

Le Messager des Missions Africaines
En 1963, le Père Félix Lutz remplace le Père Victor Hollender à la tête du Messager des Missions Africaines, la revue de la Province de Strasbourg. Nommé à ce poste pour un an, il le tiendra 17 ans durant. Il se charge de la composition et de rassembler les articles, mais participe aussi largement à la rédaction et à la documentation photographique : il s’intéresse à tout, et particulièrement aux divers aspects de la vie africaine. Lorsque le Père Jean-Pierre Frey lui succède, le tirage est de 30 000 exemplaires pour 27 000 abonnés. La revue prendra le nom de Terre d’Afrique Messager en 1970. Il y eut de nouveaux directeurs de rédaction [1], le contenu rédactionnel s’est modifié, le tirage a baissé… mais le Père Félix Lutz, jusqu’à très récemment, faisait encore partie du comité de rédaction. Nos lecteurs ont pu lire, il y a peu, les souvenirs qu’il gardait de sa rencontre avec le Dr Schweitzer.

Marc HEILIG


Participation du Pasteur Jean-Pierre Bronnenkant lors de la remise à Dieu du Père Félix Lutz, le 10 octobre 2013.

En apprenant le départ du Père Félix Lutz, une forte émotion m’a saisi, des larmes ont coulé. Après la lecture du testament du Père Félix, j’ai revu son sourire qui a rejoint le sourire de Dieu.
Combien de route n’avons-nous faite ensemble, combien de rencontres et de fêtes communes entre les deux paroisses depuis mes 21 années de présence. Le courant a toujours passé, que ce soit dans l’évocation d’un passé terrible, de son séjour au Togo et de tous ses autres engagements.

Le P. Félix Lutz.
au fond, le P. Charles Cuenin.
Photo sma Strasbourg

Le Père Félix Lutz n’est plus, mais il nous laisse un bel héritage pour l’avenir :
- dans les situations les plus sombres pointe une lueur d’espérance à partager ;
- dans tout homme, il y a du bon à découvrir et à développer ;
- la foi se vit au quotidien, dans chaque rencontre, dans chaque dialogue ;
- l’unité et le dialogue entre les chrétiens de toutes les confessions sont premiers dans un univers laïc ;
- et puis… la mort n’est qu’un passage.

Père Félix, nous vous disons Adieu, oui à Dieu pour l’éternité. Père Félix, nous vous disons au revoir, car un jour nous nous retrouverons en paix et en amour.

Jean-Pierre BRONNENKANT


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