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Société des Missions Africaines de Strasbourg
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La Société des Missions Africaines (SMA) est une communauté de missionnaires catholiques venant des cinq continents. Elle est présente en Afrique depuis 150 ans.

La SMA mène diverses actions en faveur de la santé, de la condition féminine et de l’éducation.

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Georges Fischer, le prêtre qui baptisa Nkrumah, le père de l’indépendance du Ghana
Article mis en ligne le 23 juillet 2012
dernière modification le 3 août 2012

par Patrick Schneckenburger

On peut lire dans un courrier du Père Georges Fischer adressé à son supérieur, le Provincial de la province de l’Est résidant à St. Pierre, en Alsace : « Il y a quelque temps, j’ai reçu une lettre de Francis Nkrumah ; Premier Ministre de la Cote d’Or. Sans doute il va revenir à ses devoirs religieux [1]. » Ecrits à Kolowaré, au Togo, le 27 octobre 1954, ces quelques mots, jetés presque négligemment pour conclure une lettre de quatre pages, sont à la fois surprenants, fascinants et émouvants quand on connaît le destin de ces deux hommes, plus encore quand on connaît les liens qui les unissaient.

Quiconque s’est intéressé au Ghana, ce pays d’Afrique occidentale coincé entre la Côte d’Ivoire et le Togo le long du Golf de Guinée, a entendu parler de Kwame Nkrumah. Père de l’indépendance du Ghana, principal artisan du mouvement panafricaniste, Nkrumah est pour beaucoup d’Africains l’un des plus grands héros de l’histoire moderne. En revanche, personne aujourd’hui ne saurait dire qui est Georges Fischer s’il n’a pas fouillé les archives de la Société des Missions Africaines. Même les études historiques qui retracent les péripéties de cette vieille dame intimement liée à la colonisation du continent noir, révèlent peu, ou pratiquement rien de ce prêtre. Grain de poussière dans un océan de sable, entité négligeable dans un monde où les évêques et les provinciaux se partagent les honneurs, il est de ces petits hommes sans grade que le temps a balayés des mémoires. Pourtant, Fischer a contribué lui aussi à la marche de l’histoire, à celle de l’Afrique et du Ghana en particulier. « J’ai subi l’influence d’un prêtre catholique, un Allemand du nom de Georges Fischer. Cet homme à grande carrure et si bien discipliné, sembla se prendre de sympathie pour moi et m’aida beaucoup dans mes études. En effet, il joua presque le rôle de tuteur auprès de moi dans la première période de mon instruction scolaire, de sorte que mes parents se voyaient débarrassés d’à peu près toutes responsabilités en vue de mon instruction primaire. Mon père n’avait pas le goût de la religion, mais ma mère se convertit à la foi catholique, et c’est sous son influence ainsi que sous celle du père Fischer que je fus baptisé, moi aussi, dans l’église catholique [2]. » Ces quelques mots écrits dans le premier chapitre de l’autobiographie de Nkrumah traduisent l’importance que ce modeste prêtre des SMA a eu sur la vie du grand leader africain.

Kwame Nkrumah

Nous sommes en 1885 à Hindisheim, petit village à une vingtaine de kilomètres au sud de Strasbourg perdu au beau milieu de la plaine. Depuis une quinzaine d’années, par la faute de politiciens arrogants et d’officiers incompétents à la tête d’une armée française qui privilégie la défensive, l’Alsace est devenue allemande [3]. C’est donc dans un village du Reichsland que Fischer voit le jour le 16 août [4]. Au même moment, à huit mille kilomètres de là, les premiers prêtres de la SMA débarquent en Côte de l’Or, alors colonie britannique, bien décidés à y évangéliser les populations [5]. Au prix de la vie de dizaines de jeunes prêtres portés par un enthousiasme suicidaire, des missions catholiques sont érigées les unes après les autres tout au long de la côte : Elmina, Cape Coast, Saltpond, Keta et bientôt Axim. La fièvre jaune fait rage et décime le rang des jeunes missionnaires qu’on envoie toujours plus nombreux sur les côtes du Golfe de Guinée.

Après des études à Keer, Clermont et Lyon, le parcours initiatique obligé des jeunes recrues SMA, Fischer est ordonné prêtre en 1909 [6]. A présent, il est prêt, lui aussi, à défier le funeste climat de l’Afrique équatoriale : il sera tout d’abord envoyé au Nigeria oriental. De constitution robuste, à la différence de beaucoup de ses confrères, il n’a pas trop de difficultés à s’acclimater au pays. Après cinq années, qu’il n’appréciera guère si l’on en croit ses lettres [7], il sera muté à Axim, en Côte de l’Or. Quand il y débarque en février 1914, c’est un certain Joseph Stauffer, de neuf ans son aîné, qui y assure la charge de supérieur [8]. Les deux hommes servent dans la mission la plus reculée, à l’ouest du vicariat, sur la rivière Ankobra, à la limite du territoire ahanta et nzima. Comme dans la plupart des missions, le supérieur gère plutôt les affaires religieuses, administratives, scolaires et sanitaires de la station principale, tandis que son vicaire, animé d’un esprit de broussard, sillonne le pays, visitant une à une les stations secondaires. C’est ce que va faire Fischer, avec un zèle impressionnant. En pays nzima, région qui s’étend jusqu’à la frontière de la Côte d’Ivoire et plus loin encore, tout reste à bâtir. Les autochtones sont réticents à l’idée d’embrasser une religion qui combat farouchement le fétichisme et la polygamie. De plus, les protestants, implantés depuis plus longtemps, sont là en embuscade. Nullement effrayé par toutes ces menaces larvées qui se dressent devant lui, croyant dévotement en la mission qui lui est confiée, Fischer va inlassablement sillonner la brousse à la rencontre des populations.

Quelques jours après son arrivée, il quitte déjà Axim pour visiter toutes les stations secondaires jusqu’à Half-Assinie, situé à 90 kilomètres à la frontière de la Côte d’Ivoire. Marchant sur la plage, il met trois jours pour rejoindre la bourgade. Là, découvrant que la chapelle n’est pas plus grande qu’une cuisine et que rien n’est prévu pour célébrer la messe, que l’école dépourvue de pupitre n’est pas en meilleur état, il se met immédiatement à rassembler des fonds et à embaucher des charpentiers pour bâtir de nouveaux bâtiments. C’est avec le même esprit qu’il emploiera toute son énergie à convertir, instruire et soigner les populations du Nzima. Ses tournées dans la brousse durent plusieurs mois, le temps de visiter toutes les stations. Il ne revient à Axim que quelques semaines par trimestre, durant lesquelles il effectue les comptes, met les registres à jour et retrouve accessoirement les joies d’une vie auprès de ses confrères. Il maintient ce rythme effréné pendant des années. Dans le journal d’une station qui sera créée plus tard après son départ de la région, on peut lire ces mots : « C’est lui qui fonda toutes les stations entre l’Ancobra et Newton, entre Half-Assinie et Enchi. Il était humainement impossible à un seul prêtre d’organiser cet immense travail [9]. » Son dévouement pour les populations, le travail considérable qu’il fit pour elles, amena les gens à le surnommer l’apôtre du Nzima.

Son apostolat aura peut-être été encouragé par le passage d’un personnage au charisme exceptionnel, le Prophète Harris [10]. Venu de Côte d’Ivoire quelques mois après l’arrivée de Fischer en Côte de l’Or, Harris, qui dit parler au nom de l’Ange Gabriel, va, en quelques semaines seulement, convertir au christianisme des milliers de Nzima qui seront autant de propagateurs de la foi. D’après certains observateurs, le passage d’Harris à Half-Assinie - qui coïncide avec l’arrivée de Fischer - marque le début de la civilisation. A la suite de sa visite, beaucoup de coutumes ancestrales seront abolies : c’est à partir de là qu’on apprit les règles de la propreté et que les écoles se multiplièrent, dont celle que le petit Nkrumah fréquenta assidûment à partir de l’âge de six ans.

Nkrumah est né à Nkroful, village situé non loin d’Axim en pays Nzima [11]. Si l’on en croit son acte de baptême, il aurait vu le jour le 21 septembre 1909. Les Nzima ne prêtent pas d’intérêt aux dates, aussi celle de la naissance de Nkrumah dut-elle être supputée par le prêtre qui le baptisa bien après sa naissance. Arrivé à l’âge adulte, soucieux de connaître sa vraie date de naissance, Nkrumah croisa certains évènements et en déduisit qu’il n’était pas né le 21, comme son acte de baptême le prétendait, mais le 18 septembre : Fischer, le prêtre qui l’avait baptisé en 1917, s’était trompé de deux jours. Qu’importe, l’histoire retint le 21 septembre et c’est bien ce jour là, en 2009, que le Ghana et l’Union Africaine fêtèrent le centenaire de sa naissance [12].

A l’âge de trois ans, Nkrumah quitta Nkroful avec sa mère, pour rejoindre son père bijoutier à Half-Assinie. En 1915, cela fait un an que Fischer est arrivé en Côte de l’Or lorsque les parents du petit Kwame envoient leur enfant à l’école catholique. Il y restera huit ans. C’est durant ces années que Fischer l’influencera durablement. Nkrumah écrira, toujours dans son autobiographie : « En ce temps-là je m’adonnais sérieusement aux exercices religieux, et j’assistais très souvent à la Messe en qualité d’acolyte. Cependant, à mesure que je grandissais, la rigoureuse discipline du catholicisme m’étouffait. Ce n’est pas que je sois devenu moins religieux, mais plutôt que je cherchais toute liberté pour adorer Dieu et me mettre en communion avec lui, car le Dieu que j’adore est un Dieu très personnel, et ne peut être touché que de façon directe [13]. » Toujours d’après le registre des baptêmes, Kwamé est baptisé par Fischer à la Noël 1917, après deux ans de scolarité. A cette occasion, il prend le prénom chrétien de « Francis », qu’il gardera jusqu’à son retour des USA en 1947 [14].

Mausolée de Kwame Nkrumah à Accra.

En avril 1920, après des années passées à arpenter la brousse, Fischer peut rentrer en Alsace pour prendre quelques congés. A son retour en Côte de l’Or, après un peu plus d’un an passé chez lui, il est nommé supérieur de la mission de Half-Assinie par l’évêque Hummel. Cette station catholique, qu’il est parvenu à ériger seul en mission principale à force de pugnacité, devient maintenant la plus reculée du vicariat. La vie y est dure : pour preuve, elle sera appelée la colonie des punis, tant les prêtres qui succéderont à Fischer y subiront de persécutions. Mais Fischer ne se plaint jamais ; au contraire, il fait les éloges de « ses braves catholiques de Half-Assinie » à l’occasion des articles qu’il écrit dans les journaux des SMA [15]. C’est dans l’un d’eux qu’il annonce que « l’école de Half-Assinie terminée a été ouverte le 26 septembre. Elle compte 200 enfants et devient la plus importante du Nzima. [16]. » Parmi ces 200 enfants, trois ont plus particulièrement les faveurs du prêtre : Nkrumah fait partie de ceux-là. Nous sommes en 1923 et, cette année-là, un prêtre du nom de Albert Haas [17] arrive également à Half-Assinie pour assister Fischer qui, en tant que supérieur secondé d’un vicaire, peut maintenant se consacrer entièrement aux affaires de la mission et de l’école. Il est suffisamment présent pour jouer le rôle de tuteur auprès de Nkrumah et déceler en lui des qualités remarquables, ce qui ne manquera pas de marquer durablement le futur leader.

Kwame Nkrumah professeur.
N. Krumah est le premier à droite de la 2e rangée du bas. A sa droite est assis le P. Haas ; à droite de la dame, dont le nom est inconnu, se trouve le P. Stauffer.
Photo sma strasbourg

En 1925, ses études élémentaires achevées, Nkrumah se rend à pied à Axim pour passer le Standard VII School Certificate Education. A la suite de cet examen, Fischer, qui voit toujours en lui l’étudiant prometteur, l’engagera comme instituteur. Nkrumah écrit alors dans son livre : « Après huit ans d’études élémentaires, j’enseignais en qualité de moniteur-élève une année à Half-Assinie. Je devais avoir dix-sept ans à l’époque, en tout cas je n’étais pas très grand, car je me souviens bien avoir été obligé de me hisser sur une boîte, afin de pouvoir écrire au tableau [18]. » Cela fait un an qu’il enseigne sous l’égide de Fischer quand un directeur de l’Ecole Normale du gouvernement d’Accra visite l’établissement. Convaincu par le travail du jeune homme, il le recommande pour l’entrée à l’école de formation des maîtres [19]. Espérant sans doute le voir un jour devenir enseignant, et pourquoi pas prêtre - vocations pour lesquelles Nkrumah semble avoir des dispositions -, Fischer encourage son jeune protégé à continuer ses études à Achimota. A cette date, alors que le jeune Kwame prend son envol, le destin des deux hommes se sépare. En 1927, tandis que Fischer est nommé à Kumasi, la capitale ashanti située à 250 kilomètres dans les terres, Nkrumah part entreprendre des études à Accra, le chef-lieu du pays ; quatre ans plus tard, il reviendra à Axim pour y enseigner auprès de Stauffer, lequel est toujours le supérieur de la mission. Fischer, lui, est parti. Il est supérieur à Berekum, une ville située à des centaines de kilomètres plus au Nord. Ainsi, entre 1915 et 1927, c’est-à-dire pendant les douze ans où ils se côtoieront à Half-Assinie, Nkrumah et Fischer auront eu le temps de se connaître, de s’apprécier et d’avoir une forte influence l’un sur l’autre. Si leurs routes se séparent à ce moment-la contre toute attente, ils ne s’oublieront jamais, comme l’atteste l’autobiographie de Nkrumah qui fait plusieurs fois référence à Fischer, ainsi que la lettre que Fischer écrit à son Supérieur 27 ans après son départ de Half-Assinie.

Le P. Fischer en 1926 avec ses collègues réunis autour de Mgr Hauger.
Debout, de gauche à droite, les PP. Meelberg, Onimus, Georges Fischer, Baumann, Rothoff, Strebler, Haas et Heesewijk ; assis : les PP. Leuven, Victor Burg, Stauffer, Hauger, Vogel et Schoen.
Photo sma strasbourg

A Kumasi, Fischer tenta de reproduire le parcours qu’il eut à Axim : il sillonna la brousse et s’attacha à une station en particulier, qu’il développa jusqu’à en faire une mission principale. Mais à Berekum, il n’aura pas la même chance qu’à Half-Assinie. Se mettant à dos les protestants implantés là depuis de nombreuses années, il sera victime d’une tentative d’assassinat auquel il échappera de peu [20]. C’est ainsi qu’un jour d’avril 1936, sa belle ferveur empreinte d’inconscience va subitement se transformer en couardise et en paranoïa [21]. De l’avis de son évêque, il ne lui sera plus possible d’assurer sa charge [22]. Incapable de se déplacer sans un pistolet, craignant de se faire tuer à tout instant, Fischer n’a d’autre choix que de rentrer en France, ce qu’il réclame à corps et à cris [23]. C’est seulement quand la guerre sera terminée, après avoir été aumônier à Mulhouse durant de nombreuses années, qu’il demandera à repartir en Afrique. Son vœu sera exaucé : il est envoyé à Bondoukou en Côte d’Ivoire, non loin de la frontière de la Côte de l’Or. Il a régulièrement des nouvelles de son ancienne colonie, à laquelle il est toujours fortement attaché. C’est ainsi que le 4 mai 1948, il peut écrire : « Des troubles ont eu lieu dans toutes les villes du Gold Coast, surtout à Accra où beaucoup de magasins ont été pillés et mêmes brûlés [24]. » Fischer fait référence aux émeutes du 29 février 1948 qui firent 20 morts et 267 blessés dans la capitale. A-t-il su un jour qu’à la suite de ces troubles, Nkrumah, injustement accusé d’en être l’instigateur, fut emprisonné pendant six semaines ?

Après deux ans passés comme directeur de l’école pour les jeunes de la mission d’Axim, Nkrumah partit enseigner au Séminaire Catholique d’Amisano. Durant une année, il songea sérieusement à se faire prêtre, mais son penchant pour l’action et sa soif de connaissance, le poussa à rejoindre les Etats-Unis. Durant la décennie où il resta en Amérique, il accumula les diplômes, tout en se forgeant une conscience politique au contact d’intellectuels défenseurs de la cause noire. De retour en Côte de l’Or en 1947, il devient le secrétaire de l’UGCC. Après six semaines d’emprisonnement dues aux émeutes de février 1948, il quitte ce parti pour en fonder un autre, le CPP. En 1950, il est une nouvelle fois incarcéré mais, l’année suivante, suite au succès de son parti aux élections générales, il est libéré et nommé Premier ministre [25]. Enfin, le 6 mars 1957, il proclame l’indépendance de la Côte de l’Or, qui prend le nom de Ghana. Trois ans plus tard, Nkrumah deviendra le premier président de son pays [26].

En 1950, Fischer doit rentrer en France pour se faire soigner les dents, qui ont été abîmées lors de la tentative d’assassinat à laquelle il a échappé en 1936 [27]. Il ne parvient plus à manger et sa santé se dégrade. De retour en Alsace, il ne tardera pas à apprécier son séjour et les soins qu’on lui prodigue, mais lorsqu’il s’agit de repartir en mission, on l’affecte à Vigneulles [28]. Il ne s’y plait pas et, malgré ses 65 ans, insiste pour qu’on le renvoie en Afrique [29]. Finalement, en 1953, il se porte volontaire pour le poste difficile d’aumônier de la léproserie de Kolowaré au Togo [30]. C’est avec la pluie, les termites, les rats et les souris qu’il partage la baraque dans laquelle il loge [31]. Si l’on en croit la lettre qu’il envoie à son supérieur en octobre 1954, c’est également ici, dans cet endroit sordide, que le premier ministre et futur président de la République du Ghana, entretient une correspondance avec lui. Aucun document ne permet de penser que les deux hommes s’étaient revus depuis 1927, ou seulement écrits. Seule cette petite phrase, égarée dans une lettre, laisse à penser qu’ils avaient gardé contact. Ainsi, malgré la haute fonction qu’il assure alors, Nkrumah n’avait pas oublié le petit prêtre qui l’avait pris sous son aile alors qu’il n’était encore qu’un enfant.

Le mercredi de Pâques 1955, Fischer fut installé dans une petite maison confortable spécialement construite pour lui. Malheureusement, il n’eut pas le temps d’en apprécier le confort, car quelques jours après son installation, il fut terrassé par une crise cardiaque qui le paralysa entièrement. Cloué au lit, il endura en silence de terribles souffrances pendant plusieurs semaines avant de s’éteindre le 17 mai. Il fut enterré en terre d’Afrique, non loin de cette petite maison qu’il avait attendue si longtemps et dans laquelle il avait vécu si peu. La lettre où le nom de Nkrumah apparaît est l’une des dernières qu’il ait écrite. Aussi est-il parti sans perdre l’espoir de voir le leader africain revenir un jour à ses devoirs religieux, un souhait qui ne l’avait sans doute jamais quitté depuis l’époque où il avait encouragé le jeune Francis à prendre un chemin ambitieux, chemin qui s’avérera être celui d’un grand destin.

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