Le Père Bernard Vonderscher (1930-2017)

C’est au lendemain de la Fête de Tous Les Saints que nous nous sommes retrouvés nombreux dans la Chapelle des Missions Africaines de Saint-Pierre pour célébrer les funérailles de notre confrère Bernard Vonderscher. En plus des membres de sa famille s’étaient unis à nos prières des membres du personnel de la maison de retraite, des confères sma, des religieuses, des prêtres du diocèse, et en particulier le Chanoine Joseph Sifferlen, ancien Vicaire Épiscopal, représentant l’Archevêque de Strasbourg. Le Père Justin Kette, Supérieur du District présidait l’eucharistie. Le Père Jacques Noirot assura la présentation de Bernard et l’homélie dont nous vous proposons de larges extraits.

Bernard est né à Raon l’Etape le 27 juillet 1930 au foyer de Maurice et de Marie Perrin. Il a un frère Maurice et une sœur Annie. Il a quatre neveux et nièces, et six petits-neveux et petites-nièces.

Il a été ordonné prêtre le 25 juin 1958 par Mgr Collin, Vicaire Apostolique de Port Saïd. Après une année de service en France, il part pour le Togo où il sera enseignant et économe dans différents établissements : le Petit séminaire de Tokoin, l’École Professionnelle de Lomé, le Collège Saint-Joseph et, quelque temps, la paroisse de Bé. Soit au total 15 ans. Sa santé s’étant altérée, il rentre en Europe.

A son retour du Togo, il est affecté à nouveau dans l’enseignement et l’économat au collège des Missions Africaines de Haguenau. Au bout de deux ans, il acceptera un service pastoral au diocèse de St-Dié, d’où il est originaire : quatre ans à St-Dié et cinq à Cornimont. En 1985, il vient ici, à St-Pierre, d’abord comme économe, puis supérieur de la communauté sma. Il verra les différentes transformations de la maison jusqu’à aujourd’hui. Depuis 2007, il était soit disant à la retraite, mais une retraite très active.

Que retenir de notre frère ? Je citerai des mots entendus ici ou là dans les couloirs ou escaliers : « il se dégageait de lui une très grande bonté, une grande attention aux autres, beaucoup de dévouements, il parlait toujours à voix égale, avec son bon accent vosgien. Homme de cœur, fidèle à la messe et aux offices ».

C’est le jour de la Fête des Saint Simon et Jude que le Père Bernard nous a quittés, ces grands missionnaires du Moyen Orient, de la Syrie et de l’Iran actuels. Est-ce un clin d’œil du Maître ? Et nous célébrons son passage vers le Père le lendemain de la Fête de Tous Les Saints, alors qu’il va rejoindre les siens et cette foule immense que personne ne peut dénombrer !

Il y a 87 ans, le petit Bernard a été baptisé et est devenu enfant de Dieu. Et c’est au nom de son baptême que le Père Bernard s’est fait missionnaire. « Allez ! De toutes les nations faites des disciples et baptisez-les ! » Le Père Bernard a passé toute sa vie à annoncer cette bonne nouvelle de l’Évangile, et il l’a fait en alliant à l’annonce, l’engagement de sa vie.

Durand 15 ans, en Afrique, comme enseignant et économe, il a œuvré au développement humain, intellectuel, moral et spirituel des jeunes qui lui étaient confiés. Il a donné la nourriture pour leur développement physique, tout en gérant les salaires des maîtres et des professeurs. Je pense en particulier à l’internat de 200 élèves à Lomé. De ces établissements sont issus des prêtres, des évêques et beaucoup de cadres et d’hommes politiques.

Voilà un serviteur de Dieu et des hommes qui nous quitte. J’en suis sûr, le Maître a déjà mis son tablier de service pour accueillir à la table du ciel son humble et dévoué serviteur.

Publié le 16 janvier 2018 par Jacques Noirot